Archives mensuelles : avril 2020

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. »

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. » Margaret Mead*

Durant les quarante années de ma carrière professionnelle, j’ai produit des matériels, des biens, des services et j’ai surtout, égoïstement, profité d’un temps de paix en Europe, où « tout, ou presque, était et pouvait être entrepris. »

Retraité depuis la fin du millénaire précédent, et préparant les 20 prochaines années de ma deuxième carrière, me vient l’idée que le coronavirus, origine de la pandémie actuelle, pourrait être « la jambe cassée** » de nos sociétés Française, Européenne, Mondiale.

Je peux donc ou regarder ailleurs, ou m’engager dans un temps d’aide à « société en danger » afin qu’elle ne devienne pas une proie facile pour des prédateurs en alerte…, dont je serai, inévitablement, également victime !

L’accident, le coronavirus dans sa pandémie, forcément imprévue, mais qui, avec un peu de bon sens, aurait pu être considéré comme « possible », car depuis des décennies, nous avons appris que la nature a toujours produit des maladies : lèpre, peste, choléra, rage, tuberculose, rougeole, poliomyélite, grippe … contre lesquelles nos savants nous ont, en partie protégés et le plus souvent guéris, mais auxquelles les politiques n’ont pas su prêter d’intérêt (une par siècle s’ils oublient paludisme, sida, tuberculose… ce n’est pas demain) hors d’un temps de leur fonction et celle de leur réélection ?

Il est donc probable que dans les années, décennies, siècles prochains nous connaissions de pareilles situations de pandémie type coronavirus ou autres et donc, nous devons prendre du temps, demain, pour apprendre, comprendre, entreprendre et développer « l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles, et de l’humanité avec la biosphère** » dans une politique de prévention pour après-demain de notre territoire de vie personnel à l’ensemble de la planète.

Votre sentiment sincère : pensez-vous avoir envie d’abandonner ce que nous avons créé ces dernières décennies, toutes ces graines d’échanges semées ?

Nous devons reprendre ce travail solidaire dans un temps d’apprentissage, d’échanges, de réflexions et actions, qui nous permettrait d’avoir un objectif, aussi nécessaire qu’un phare l’est aux marins, celui de construire une société responsable et durable dans le monde d’après demain, celui de nos petits et arrière-petits-enfants ! Pour nos enfants il est déjà bien tard.

Et j’arrive à ma conclusion : si nous avons besoin de solidarité, il nous faut savoir la construire avec les raisons et objectifs d’une « communauté d’intérêts » personnels, professionnels, territoriaux, où chacune, chacun, participe dans des politiques humaines, sociales, économiques, culturelles, environnementales respectueuses de la biosphère, de meilleures répartitions et usages des biens communs.

Mon amitié, ma confiance dans la solidarité que nous avons créée, toujours forte de nos histoires personnelles et collectives, doit nous convaincre d’entreprendre ce travail pour une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre.

Je vous demande votre engagement quelques heures par mois, pour répondre à mon appel de constituer un groupe de travail dans ce blogue dédié.

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches et au grand plaisir de vous retrouver.

Pierre
retraité professionnel

* – Margaret Mead 1901-1978, anthropologue américaine. Une histoire pour l’ère du coronavirus. Le point de départ d’une civilisation est la solidarité,  ** **Margaret Mead a répondu que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un os de cuisse qui avait été brisé puis guéri.

** – Essai sur l’oeconomie Pierre Calame Editions CLM 2009