Archives mensuelles : octobre 2020

Je veux être un citoyen responsable

… en plus d’autres qualités… bien entendu* ! ! !

Face à la pandémie qui s’étend sur la planète, ma responsabilité d’octogénaire, en bonne santé, autonome, entouré de ma famille et des amis, passionné par ma seconde carrière professionnelle, conscient des aléas et risques des environnements…, cette responsabilité, elle est celle de me comporter dans une conduite de vie préventive et anticipatrice afin de ne pas avoir besoin d’assistance obligée.

En veillant à ma santé, j’évite, tant que je le peux, la visite chez mon médecin, la consommation de médicaments, voir un séjour de soins à l’hôpital… qui pourrait être en surcharge de travail.

En prenant soin du bon équilibre de ma conduite de vie : alimentation, hygiène, activité physique et intellectuelle, loisirs et repos, environnements sains… j’espère ne pas développer la propagation du virus.

Mais, je respecte scrupuleusement les consignes, masque, lavage des mains… vous allez peut être rire, mais j’en suis resté à la javel et l’eau de Cologne ! ! !

Je limite mes déplacements en voiture pour éviter un risque d’accident toujours possible, mais aussi pour laisser les routes à ceux qui travaillent et construisent leur carrière.

Je n’utilise plus ma bicyclette par peur… de ceux qui ne respectent pas les règles de circulation, dont l’usage des avertisseurs de sécurité sonnette et éclairage… il est vrai laissés au rayon « accessoires » par la plupart des fabricants…

J’ai laissé de côté certains travaux autour de ma maison et dans mon potager… pour éviter de me blesser.

J’utilise le point de retrait du supermarché de ma commune, je commande de chez moi et je passe chercher, quelques heures plus tard, sans entrer dans le magasin.

J’aère ma maison, par une ouverture permanente … c’est d’autant plus facile que nous vivons un temps plutôt doux actuellement.

Je continue ma formation personnelle et professionnelle par FUN Formation Universitaire Numérique, les cours du Collège de France et autres, et en participant aux visioconférences qui me sont accessibles, afin d’apprendre pour comprendre et entreprendre les valeurs qui me sont chères : la responsabilité, le bon sens, l’éthique et l’équité, la solidarité, en multipliant les partages de savoirs et expériences, réussites et échecs, projets et passions…

Je peux faire mieux, j’en suis conscient, je promets d’essayer

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches.

Pierre

retraité professionnel

* je suis né un 18 avril, un petit sourire dans ces temps difficiles et incertains.

Gouvernance par les nombres. Alain Supiot

Bonjour

Vous trouvez ci-dessous quelques lignes d’une intervention de l’un de mes anciens professeurs, que vous connaissez tous, Alain Supiot, à propos de la gouvernance par les nombres.

Pour mon travail de retraité professionnel par exemple « sur les conséquences du long vieillissement en France » : 1,5 million de plus de 85 ans en 2020, 4,5 millions en 2050, (60 % souhaitent rester au domicile) ; 151 millions de plus de 80 ans ; 21000 centenaires aujourd’hui, 200 000 en 2060. L’Union Européenne en 2060, 517 millions, d’habitants 61 million de plus de 80 ans… En 2012, 316 000 centenaires dans le monde, ils pourraient être plus de 3 millions en 2050 (extrait ONU)

Comprendre ces chiffres qui se veulent garants de la réalité et se proposent comme levier de l’action, m’invite à travailler sur le nombre de professionnels à former, d’établissements, de lits, de cuisines, de mobiliers… à prévoir pour entrer dans « la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que dans l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social » Alain Supiot

Etes-vous dans des situations différentes dans vos spécialités ?

Échanger nous enrichira tous pour que nous demeurions responsables d’une société durable dans la paix… à construire.

France culture Débat 1

Depuis six mois, nous vivons au rythme des indicateurs chiffrés qui mesurent la circulation du Covid-19 en France. Nos dirigeants les commentent afin d’expliquer et de faire accepter les mesures qui s’imposent. Mais cette rentrée a été aussi marquée par la polémique au sujet des chiffres de la délinquance. Alors, les nombres sont-ils devenus la clé de toute décision ? Comment modifient-ils l’art de gouverner ? Pouvons-nous les critiquer ?

La gouvernance par les nombres » Qu’entendez-vous par là ?2

Alain Supiot3 : Nous sommes les héritiers d’une tradition juridique et politique, qui fait dépendre la paix entre les hommes de ce que la Déclaration universelle de 1948 nomme un « régime de droit ». Dans un tel régime, c’est la soumission de tous à une loi commune qui garantit la liberté de chacun. En démocratie, tous les citoyens doivent pouvoir participer à l’élaboration de cette loi, qui repose donc sur la souveraineté du peuple et non sur celle d’un Dieu ou d’un monarque.

Ce modèle d’un « gouvernement par les lois » a commencé d’être remis en question lorsque, observant les sociétés humaines comme des objets mesurables et quantifiables, on a cru pouvoir identifier les lois scientifiques de leur fonctionnement. Ces « lois de la nature » sont censées échapper à la délibération démocratique. Les régimes qui ont ainsi prétendu se fonder sur la biologie (lutte des races) ou sur l’économie (socialisme scientifique) ont aboli l’État de droit et cherché à normaliser les comportements, chacun devant agir conformément à son être biologique ou économique supposé.

Depuis quarante ans, c’est le néolibéralisme qui entend à son tour, sur toute la surface du globe, soumettre le droit à un « ordre spontané du marché », fondé sur des calculs individuels d’intérêts qui échappent au débat démocratique. Lorsqu’un système dogmatique perd son ancrage dans la réalité, il est condamné à rencontrer sa limite catastrophique. Ce fut le cas de l’Union soviétique, qui a soumis le droit à la mise en œuvre du « Gosplan », chargé de planifier les objectifs économiques. Elle s’est effondrée lorsque l’écart entre le monde réel et sa représentation chiffrée est devenu intenable.

Echanges avec le quotidien La Croix

Les opérations de quantification reposent toujours sur des opérations de qualification. Avant la production d’un nombre, il faut toujours s’interroger sur la représentation chiffrée de la réalité. Il peut aussi y avoir un divorce entre les deux. Alain Supiot 

A tous les niveaux de gouvernance, on compare les choux et les carottes. La question de la comparabilité des chiffres est centrale, notamment dans le contexte actuel. Nadia Maïzi (Directrice du Centre de Mathématiques Mines Paris Tech)

Il y a un enjeu assez important pour l’INSEE : la littératie statistique, c’est-à-dire la compréhension que les citoyens ont des chiffres. On tente de moderniser et de rendre plus accessible notre communication par des actions à tous les niveaux. Mais il y a un dilemme entre une demande de simplicité et la volonté d’obtenir une information complètement descriptive. Didier Blanchet (Insee)

Mes amis, si vous avez un moment, aider moi àpprendre en échangeant vos connaissances, expériences… Merci

1France Culture émission Le temps du débats https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/quels-chiffres-pour-gouverner

2Question de Béatrice Bouniol, de « La Croix »

3 Alain Supiot – Juriste, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire «État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités», fondateur en 2008 de l’Institut d’études avancées de Nantes,