Archives mensuelles : janvier 2021

Sur terre, la masse de l’artificiel dépasse désormais la masse du vivant.

Il faut s’imaginer une balance avec d’un côté, la biomasse, c’est-à-dire les arbres, les animaux, tous les objets naturels issus du vivant. De l’autre côté de la balance, les objets artificiels créés par l’humain, les bâtiments, les routes ou encore les déchets. Cette balance a longtemps penché en faveur de la biomasse. Mais aujourd’hui, un basculement est en train de s’opérer et la balance, qui était passée à l’équilibre, commence désormais à pencher du côté des objets artificiels. En effet, les humains créent des choses plus rapidement que la nature ne peut produire de biomasse. C’est le constat réalisé par une équipe israélienne de l’Institut Weizman des Sciences, et publié dans la revue Nature.

Allons-nous vers Trantor ville faite du monde entier dans Fondation de Isaac Asimov ; l’Étoile de la mort dans Star Wars ; Alpha dans l’adaptation de L’Empire des mille planètes chez Luc Besson ; le film Soleil vert de Richard Fleischer ; d’autres …  ? ? ?

Le philosophe Baptiste Morizot considère quant à lui dans Manières d’être vivant que, parmi les 10 millions d’espèces vivantes, la nôtre a fait sécession et s’est prise à considérer les autres comme une ressource.

La Covid nous a confrontés à la brutalité des croissances exponentielles. Les matériels produits presque à l’infini ont commencé à croître violemment après la Seconde Guerre mondiale, avec les premiers « boomers », la génération de mes parents. Voitures, avions, machines domestiques, outils numériques ont envahi le monde à une vitesse incroyable. Et cette progression se poursuit, à un rythme proprement insoutenable pour les générations futures.

Pouvons-nous changer de modes, conditions et environnements de vie ? Le voulons-nous ? Sommes-nous en volonté d’éduquer les jeunes générations à développer nos réussites sans reproduire nos erreurs ?

Je vous invite à échanger pour faire ensemble … une vie de paix et de bien vieillir longtemps.

Pierre

Le territoire : une première valeur !

L’Association A6 engagée auprès du groupe de travail Compte Carbone www.comptecarbone.org, invite les personnes intéressées à rejoindre les rencontres en visioconférences, la première le 11 février à 16h, que nous démarrons avec une première séance de 16 à 17h30 (les huit jeudis suivants seront 18-20h). Cette première séance lancée par Pierre Calame réunira Jean Jouzel (glaciologue et climatologue, ancien vice-président du GIEC), Christian de Perthuis (fondateur de la chaire Économie du climat, auteur du « Tic-tac de l’horloge climatique »), Corinne Le Quéré (climatologue, présidente du Haut Conseil pour le Climat), Arnaud Leroy (président de l’ADEME) et Jérôme Boutang (directeur général du Citepa). Les intervenants répondront en direct sous l’animation d’Olivier Pastor et répondront aussi aux questions du Forum qui suivra.

Le fil conducteur de ces débats est la question de garantir le respect de l’Accord de Paris 2015 en sélectionnant les dispositifs capables d’engagement de résultat. Notre mécanisme de quotas individuels nous parait le mieux placé, à discuter…

Inscrivez vous à partir de www.comptecarbone.org

Échangeons pour partager afin de multiplier nos richesses pour apprendre, comprendre et entreprendre sur notre territoire de vie.

Pierre

Changement, transformation ou/et métamorphose ?

S’il est un fait qui a bouleversé le monde tout autant que les événements les plus tragiques que nous connaissions de l’histoire, c’est la pandémie du Covid-19, 2019-2020 …

La seule certitude que je m’accorde, en matière de santé, c’est de penser qu’octogénaire je me porte physiquement, psychiquement et mentalement bien pour entretenir, voir développer mes relations, mes activités professionnelles et de loisirs, et demeurer autonome. Pour dire que j’ignore tout des virus et autres éléments des maladies, je fais confiance aux professionnels.les.

Lorsque les enfants grandissent nous disons couramment qu’ils changent ; ados, ils se transforment. Durant notre vie d’adulte, au long d’une carrière professionnelle, en principe, nous évoluons !

L’entrée en situation de retraite nous métamorphose, de professionnel.le, en général, on devient, et nous n’avons aucun recours, sexagénaire, puis, régulièrement, septuagénaire, octogénaire, nonagénaire et centenaire, voir super centenaire* … le nombre des années passées serait devenu plus important que les meilleurs diplômes, expériences ou richesses absolument pas indispensables pour continuer la vie.

Devenu papillon en 1997, je ne me suis pas attardé sur mon passé. Trente, quarante années et plus pouvaient m’être offertes si je prenais soin de ma santé, des bonnes relations aux autres, et si, par mon travail, je développais mes moyens et capacités de choisir mes modes, conditions et environnements de vie.

Je pouvais cesser de ramper, je volais et découvrais que personne ne me demandait mon âge lorsque j’expliquais ma deuxième carrière en qualité de retraité professionnel, chercheur autodidacte pour construire « le long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés »

En fait je suis ce que je fais … et serai, peut être vieux, senior, âgé ou autre seulement à mon dernier jour.

Il me suffit de partager mes engagements professionnels responsables, solidaires et durables pour les multiplier au profit du plus grand nombre, pour une société mondiale de paix et de bonheur.

Changement, transformation, ou/et métamorphose, si les mots ont leur importance, les partager doit nous éviter bien des maux.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

– quelques notes de lecture

*En France, 8000 centenaires ont souhaité l’entrée dans le troisième millénaire, ils ont donc connu les IXXe, XXe et une partie du XXIe siècle. Ils étaient une centaine en 1901 ! Après 110 ans, ceux que l’on appelle les « supercentenaires » sont quasiment tous des femmes. En 2019, il y avait 21.000 centenaires en France, en 2070, nous pourrions en compter 270 000.