Archives mensuelles : février 2021

Petite histoire personnelle

Mes amis

Je suis engagé auprès du Groupe Compte Carbone : www.comptecarbone.org, Contact@comptecarbone.org. Pierre Calame a mieux précisé comment organiser les quotas échangeables dans son livre de 2018 « Petit traité d’oeconomie ». En janvier 2020, il a affiné le processus dans son livret « l’allocation à tous de quotas négociables ». Les Assises du Compte Carbone se réunissent durant 8 jeudis de 18 heures à 20 heures. Prochaine le jeudi 4 mars. Ouvert à toutes et tous, gratuit, rejoignez-nous.

Suite à la 3e rencontre jeudi 25 février 2021, voici quelques lignes pour échanger.

Petite histoire personnelle

Je suis né parfait … (18 avril) et ma vie a commencé à la première inspiration d’air dans mes poumons. Ce travail a mis en état de fonctionnement quelque quarante mille milliards de cellules qui se sont entendues pour gérer des milliers de réactions chimiques à la seconde (1). Je reconnais avoir la grande chance d’aucune anomalie dans ce fonctionnement… depuis 82 années.

Comment ma vie de retraité peut participer au bien-être de mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, à celle des générations futures.

L’Organisation des Nations Unies propose 17 Objectifs de développement durable à réaliser avant 2030. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l’humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples … C’est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Je me rends compte combien il m’est difficile de donner une priorité, incapable que je suis de les entreprendre tous faute de connaissances, d’expériences, d’intérêt personnel parfois, de mes environnements de vie…

Trois éléments : l’air, l’eau, la terre ; et trois conditions d’environnement : lumière, température, et relations aux autres, me semblent indispensables, nécessaires et obligés… en fait, des « biens communs » dont chacun et tous sommes propriétaires de leur usage et entretien dans les meilleures conditions possibles de développement.

Je vais donc continuer d’assumer mes responsabilités de citoyen retraité, en m’interdisant de polluer, l’air, l’eau, le sol de mon jardin, en aérant et laissant la lumière pénétrer ma maison, en limitant à 18 degrés la température et porter un pull-over, si besoin.

En équilibrant mes mode, condition et environnement de vie dans l’harmonie de mes relations familiales et amicales, de mes loisirs et repos, et dans un temps de travail sur les rôles et places possibles des retraités dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés… « Bon Dieu… mais c’est bien sûr ! » comme disait le commissaire Bourel (2)… je vais apporter ma modeste contribution à promouvoir la prospérité en protégeant la planète, en participant à lutter contre la pauvreté, en accompagnant à la bonne santé pour bien vieillir longtemps, en aidant à l’éducation et la formation, en défendant les protections sociales et la dignité du travail pour tous, en même temps que l’égalité des chances, la justice et la paix.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos environnements de vie … et vivez pour une passion, une envie, un projet de retraite qui soit choisi, appris, compris et entrepris avec bonheur… c’est le meilleur vaccin que j’ai trouvé contre un vieillissement trop rapide.

Amitiés … et à votre disposition pour des échanges de bonnes pratiques …

Pierre
retraité professionnel

(1) GIORDAN, André, Le corps humain, la première merveille du monde, Lattés, 1999.

(2) Raymond Souplex dans Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée 1958-1973.

Une communauté de destins … apprise, comprise et entreprise ensemble !

Bonjour à toutes et tous

Je viens de réécouter la leçon de clôture de Mireille Delmas-Marty au Collège de France en 2011, en même temps que la lecture de son petit ouvrage 2020 « Une boussole des possibles. Gouvernance mondiale et humanismes juridiques »

Les bibliothèques de livres et numériques sont des richesses nécessaires et indispensables.

« Le processus de mondialisation ouvre des possibilités inédites, mais suscite aussi des menaces pour l’être humain et l’ensemble de l’écosystème, provoquant ainsi un repli souverainiste dans un monde de plus en plus « déboussolé ». Quelle place, donc, pour un humanisme juridique au sein de la gouvernance mondiale ? » …4e de couverture.

« En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui se proposait de protéger les êtres humains de la terreur et de la misère, avait vocation à devenir notre boussole. Soixante-dix ans plus tard, nous voilà déboussolés : terreur rime avec fureur, misère avec colère. Tout discours de raison semble inaudible face à l’émotion et aux pulsions qu’elle provoque. Il serait pourtant urgent de comprendre que la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit sont fragiles, alors que la mondialisation est sans doute irréversible. Face aux défis qui se dressent devant nous … il y a un point commun : les interdépendances sont devenues si fortes qu’aucun État ne peut y répondre seul de façon efficace. Mais comment renoncer aux États sans sombrer dans le chaos ? La mondialisation n’est pas une totalité agrégée une fois pour toutes, mais un ensemble de processus qui mêlent espace et temps.’’ 

À propos de la crise sanitaire du « coronavirus » : «… ce minuscule être vivant (…) offre à l’humanité une dernière chance pour prendre conscience de sa communauté de destin et se convaincre qu’embarqués sur le même bateau, nous avons besoin d’une boussole commune … l’effondrement n’est pas inéluctable, et il est encore possible d’orienter nos sociétés vers une gouvernance qui les stabilise sans les immobiliser, et les pacifie sans les uniformiser. »

Mon chemin de quarante années de carrière et vingt-quatre de retraite, m’invite à renouveler mes énergies pour entreprendre cette deuxième mi-temps 2021-2040 «… afin de trouver du souffle et du rêve, de transformer les interdépendances subies en projet commun, de mobiliser les forces imaginantes du droit contre les écueils qui nous menacent : terrorisme, dérèglement climatique, migrations déshumanisantes, crises financières et sociales, perte de confiance en soi et envers les autres … pour canaliser la culture de la peur dangereuse pour les démocraties ? »

Formons une communauté de réflexions et d’actions pour construire après demain … pour demain c’est déjà trop tard, sans laisser personne sur le côté. Je demeure à votre disposition.

Prenez soin de vous et de vos proches. Pierre ; retraité professionnel.

Carrière, retraite et long vieillissement

Au cours de ces vingt premières années de retraite, je pense avoir compris qu’un lien insécable existe entre le déroulement de la carrière qui détermine les conditions de la retraite, celles-ci engendrent, en partie, l’état physique, intellectuel et moral d’envie de vivre bien et longtemps citoyen.e responsable dans la société. Un accident est toujours un aléa possible.

Retraité, j’ai souhaité demeurer intégré au monde du travail en qualité de professionnel, bénévole, apprenant permanent, dans un travail déontologique (devoir) et éthique (comportement) pour mes engagements choisis, appris et entrepris en retraité citoyen responsable.

Or les effets de la pandémie, que nous connaissons depuis 2019, bouleversent nos conditions de vie familiale et amicale, de loisirs et repos, du monde du travail.

Nos parents pouvaient choisir de profiter des bénéfices de leur carrière pour quelques années de retraite dans un temps de repos bien mérité. S’ils étaient la seule génération en situation de retraite, aujourd’hui les retraités, le plus souvent, ont leurs parents, parfois, et de plus en plus, leurs grands-parents (surtout leurs grands-mères). Nous pouvons espérer notre dernier tiers de vie 60/90 ans possible, 65/100 ans et plus probable demain … en bonne santé et autonomes pour une grande majorité d’entre nous.

Nous ne pouvons pas vivre heureux sachant que nos enfants, petits-enfants réalisent leur carrière dans un monde du travail profondément touché et désorganisé par la pandémie depuis 2019. Les bouleversements humains, économiques, sociaux, de droits au travail, de santé, d’habitat, d’alimentation, d’habillement, d’éducation et formation, culturels, d’environnements … les moyens de subsistance et de bien-être sont en grandes difficultés.

Gouvernements, chefs d’entreprises, travailleurs de tous niveaux hiérarchiques, société civil – à laquelle nous appartenons en qualité de retraités- avons une place et un rôle essentiels pour garantir la sécurité des personnes, la viabilité des entreprises et des emplois, le bien vivre en commun.

Janvier 2021, 93 pour cent des travailleurs à travers le monde habitent dans des pays dans lesquels la fermeture des lieux de travail persiste sous une forme ou sous une autre. Les prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) d’octobre 2020, on s’attend à une baisse persistante de 3 pour cent des heures de travail en 2021 si l’on compare au quatrième trimestre 2019, ce qui équivaut à 90 millions d’emplois à temps plein Chiffres OIT.

Le monde du travail se modifie par les pertes massives d’emplois dans les secteurs les plus touchés (par exemple les activités d’hébergement et de restauration, les arts et spectacles, le commerce et la construction) et la croissance positive de l’emploi est évidente en ce qui concerne les secteurs des services hautement qualifiés (par exemple l’information et la communication ainsi que les activités d’assurances et financières). Les pertes en «revenus du travail après les mesures de soutien» ont été relativement plus importantes pour les jeunes travailleurs, les femmes, les travailleurs indépendants ainsi que pour les travailleurs faiblement ou moyennement qualifiés.

Nous sommes une grande majorité de retraités.es, engagée dans les associations, organisations qui développons des activités bénévoles d’accompagnements dans tous les domaines de la vie de société.

Nous devons demeurer engagés pour soutenir une reprise économique qui soit robuste et élargie, ciblée sur l’emploi, le revenu, le droit du travail et le dialogue social, c’est-à-dire une reprise centrée sur les femmes et les hommes de tout pays, car c’est ensemble que nous réussirons une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre, sans quoi ! ! ! je n’ose penser autrement.

Je suis convaincu que nous ne pouvons nous développer qu’en apprenant pour nous donner les capacités et moyens de choisir nos modes, conditions et environnements de vie.

Je vous propose un atelier citoyens pour apprendre ensemble par nos échanges de savoirs et d’expériences, afin de demeurer des acteurs de propositions à construire avec les générations plus jeunes. Ils sont notre raison d’envie de vivre … dans nos vieux jours.

Vous pouvez me contacter quand vous le souhaitez, ou pouvez. Merci.

Pierre Caro retraité professionnel, retraite et long vieillissement 02 28 54 94 76 ; pierrecaro@aol.com.