Archives de l’auteur : Pierre Caro

Les Cafés philo et les ateliers d’ExpressionS*

Dans notre monde en évolutions de plus en plus rapides et perturbantes, personne ne peut demeurer indifférent, et l’ambition de chaque citoyen.e doit être de chercher à apprendre pour comprendre et entreprendre, au moins sa vie, dans les meilleures conditions de responsabilités, de liberté, de dignité, d’équité et de solidarité.

Notre richesse commune est dans la tolérance de nos différences, de nos diversités de penser et d’agir pour nous-mêmes, pour et avec les autres, dans nos environnements de vie choisis ou imposés.

Sans nous exprimer, nous laissons péricliter les bénéfices des savoirs et expériences que nous possédons toutes et tous, quels que soient notre âge, notre situation personnelle, professionnelle, sociale, économique, culturelle … .

De tout temps des savants, des philosophes, des maîtres à penser, d’autres, ont développés des intuitions, des idées générales parfois géniales, autant que particulières ou spécifiques, aussi difficiles à contester qu’à valider, aboutissant à une multitude de savoirs, de données, de théories et d’études difficiles qui mettent le citoyen.e, parfois, dans l’incapacité de choisir face au surplus d’informations, à la rapidité des communications, à la complexité des situations, dans toutes les composantes de la société, du territoire au monde.

Philosopher serait développer « l’amour de la sagesse », les questionnements, clarifier ses pensées, les connaissances à propos de l’existence de l’homme, c’est ce que je pense avoir compris, mais… je ne demande qu’à apprendre.

Dans un atelier d’ExpressionS, nous partons d’une idée, d’un fait, d’une situation personnelle, réelle, vécue que nous voulons échanger, parfois avec quelques difficultés, imperfections, ignorances, pudeur même, pour que la réciprocité nourrice notre compréhension afin d’approcher une ou quelques propositions qui pourront aller vers le mieux, ou le moins mauvais pour soi, pour une communauté de destin. Nous nous nourrissons de nos vécus.

Pour mener à bien mon idée de faire de mon temps de retraite une seconde carrière, j’ai développé les échanges réciproques de mes savoirs, expériences, ignorances, réussites comme échecs (ils sont souvent les meilleurs enseignements) envies, passions, espoirs… Je ne suis pas certain que des études de philosophie m’auraient amené au bonheur d’avoir, à ce jour, vécu cette première mi-temps de retraite 1997-2020, en tentant de susciter un mouvement citoyen visant à mettre en valeur les rapports entre quatre, cinq générations ; à changer les regards sur la société, sur le monde du travail qui demeure, même et surtout pour les retraités, un lien social et de formation permanente ; sur les différences humaines, sociales, politiques, économiques… dans le métissage des populations, de leurs cultures, pour la construction de la paix, le bien vieillir longtemps, car si cette volonté n’existait pas, je serais sans espoir d’une vie meilleure pour mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, pour les plus jeunes générations. Que je sois considéré, ou non, comme aîné, senior, vieux, ancien … m’importe aucunement, je souhaite que ma famille, mes amis, soient heureux que nous vivions ensemble. « Ainsi va le monde » comme l’écrit mon ami Didier Martz philosophe. « Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours » a écrit Alfred de Musset

Vos critiques, remarques, suggestions, conseils … nourriront mon travail de retraité professionnel Merci.

Je demeure à votre disposition.

Pierre

* le E et le S volontairement

Les savoirs émergents… un enseignement obligé face aux évolutions des sociétés

« Voici un live qui interroge avec un regard nouveau des savoirs non encore pensés, non encore labourés, des savoirs qui pourtant animent ou agitent notre vie quotidienne. Certains sont classiques, mais revisités et complétés, d’autres sont totalement nouveaux pour répondre à des questionnements d’aujourd’hui…  » 4e de couverture : Savoirs Émergents. Quels savoirs pour aujourd’hui ?*

Voilà une question que je comptais développer dans mon travail de réflexions et actions sur le long temps de vieillissement en pensant… après-demain, aujourd’hui c’est déjà trop tard.

Une opportunité m’est offerte… j’en profite.
– Premier exemple : Qui pensait que le temps de retraite pourrait être aussi long que celui de la carrière ? Qui pensait que nous pourrions être parmi les 26 000 centenaires en France, aujourd’hui, et nos enfants parmi les 140 000 de demain ? Qui avait pensé que nous serions deux, voire trois générations en situation de retraite dans une même famille ? Je me suis fait moquer lors de mes premières interventions en 2000, aujourd’hui les nouveaux retraités ont leurs parents, de plus en plus leurs grands-parents.

– Deuxième exemple le climat. Que signifie l’Accord de Paris de 2015 sur le climat avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone afin de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C à l’horizon 2050, alors que nous sommes construits à partir d’atomes de carbone, que les plantes s’en nourrissent, qu’il tient une grande place dans l’atmosphère, la biosphère, l’hydrosphère et la lithosphère ? Des savoirs nous manquent pour comprendre… surtout lorsque 2 degrés de plus en Bretagne ne seraient pas un drame.

– Troisième exemple, la démographie. La population mondiale, 2,5 milliards en 1950, 8 milliards en 2020, pourrait être de 10 milliards en 2050. Mais il est probable que nous n’atteindrons pas les 9 milliards, car les femmes, du XXIe siècle, cherchant à gagner des espaces de liberté par le travail, ne font plus que 1,84 enfant en 2020, pour 2,9 en 1950. En Europe 1,55 en 2018, et nous savons qu’il faut 2,1 enfants par femme pour seulement renouveler les populations.

Je pourrais continuer. Il ne s’agit plus de changements de société, mais d’une permanence d’évolutions de plus en plus rapides, de nos territoires au monde. Construire l’équilibre et l’harmonie de vie est une responsabilité des aînés, ceux qui ont vécu des expériences réussies et des erreurs … ces dernières sont des sources d’apprentissage lorsqu’elles sont repérées, comprises comme des enseignements.

Je demeure à votre disposition, vous savez que vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrissent mon travail, participent à mes apprentissages tout au long de ma vie.
Pierre

retraité professionnel

* André Giordan, Claire Héber-Suffrin, Groupes des Savoirs Émergents. Savoirs émergents : quels savoirs pour aujourd’hui ? Les Éditions Ovadia, Coll. Au-delà des Apparences, 2008

Résister, responsabiliser, anticiper*

En 2000, à la fin de mes trois années d’apprentissage à l’Université Permanente de Nantes pour ma nouvelle carrière de retraité professionnel, j’avais titré mes deux mémoires de DU, santé et droit, identiquement : « Le rôle et la place possibles du retraité dans la société », avec l’idée de ne pas m’abandonner à la facilité : résister ; demeurer père et citoyen responsable : responsabiliser ; et envisager trois ou quatre décennies en capacité et autonomie : anticiper.

J’ignorais que je lirais ces trois valeurs dans la leçon de clôture de Madame Mireille Delmas-Marty* en 2011.

Faire valoir ses droits à retraite ne change rien aux devoirs de citoyen. Seul le temps de travail contraint devient un temps choisi qui peut être mis à disposition de la société, du territoire de vie à celui du monde, afin de demeurer vivant entre et avec trois, quatre générations, et ainsi ne pas s’isoler.

Choisir son ou ses engagements, suivant ses besoins ou nécessités, mettre ses savoirs et expériences au service d’un travail commun de réflexions et actions face aux situations essentielles, primordiales telles les conséquences d’un long temps de vieillissement, les causes et conséquences des changements climatiques, ou encore les grandes tendances technologiques, scientifiques, numériques, les recherches et développements, de défis auxquels nous devons nous préparer… ces problèmes de société qui sont encore, et malgré de nombreux efforts de volontaires, trop souvent à l’état de laxisme… d’irresponsabilité !

Je viens d’écrire quelques lignes précédemment où la pandémie est danger puisque contagieuse, alors que les changements climatiques ne sont qu’évaluation !

Nous devons toutes et tous revoir notre compréhension face à la mondialisation et le droit nous offre une orientation en organisant la société par des valeurs telles que l’égalité, la liberté, la laïcité ; une règle générale différenciée grâce à des catégories juridiques, hiérarchisées et appliquées par des autorités compétentes (mon résumé personnel !) ; sans oublier les valeurs humaines qui créent des liens tels le respect, la considération, l’écoute, la fraternité, la réciprocité…

Résister à la déshumanisation, responsabiliser les acteurs titulaires d’un pouvoir global et anticiper les risques à venir** » (page 23)

« Si la communauté mondiale se construit sur des récits d’anticipation plutôt que sur la mémoire d’un passé commun, le récit-catastrophe démobilise les énergies, comme le récit-programme uniformise les sociétés […] nous avons imaginé une « boussole des possibles » […] une rose des vents, ancrée au sol, permet de repérer les vents de la mondialisation : les vents principaux – comme sécurité, compétition, liberté et coopération ; et les vents « d’entre les vents » comme exclusion, innovation, intégration, conservation. Projetés vers le ciel, la rose terrienne devient ronde aérienne, une sorte de manège ou de grand bazar dans lequel les vents s’affrontent deux à deux : liberté/sécurité, coopération/compétition, etc. […] une spiral des humanismes qui s’élève vers le ciel, offrant un perchoir au « petit souffle innomé » qui représente l’élan vital de chaque citoyen du monde »*** extrait de Post-scriptum, p. 77.

Un petit souffle innomé, « celui des 99% des invisibles, en réciprocité au 1% des élites**** », ce que je m’emploie à changer dans ma seconde carrière de retraité professionnel.

Je demeure à votre disposition, vos remarques, suggestions, critiques… nourriront mon travail, merci
Pierre

retraité professionnel

* Delmas Marty, Mireille, Résister, responsabiliser, anticiper, Seuil, collection Débats, 2013.

** « Une boussole des possibles. Gouvernance mondiale et humanismes juridiques », Mireille Delmas-Marty, Collège de France, Leçon de clôture.

*** Delmas Marty, Mireille, Aux quatre vents du monde. Petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, Seuil, 2016, p. 127.

**** (Pierre Rosanvallon Collège de France)

La pandémie contagion, le climat évaluation !

 » La marge c’est ce qui fait tenir les pages ensemble » Jean Luc Godard.

Les informations concernant la pandémie Covid-19, une famille de virus qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume à des pathologies plus sévères, ont eu une audience plus attentive et réactive que celles des premières alertes climat en 1971 à Stockholm, annoncées par 30 scientifiques de 14 pays exprimant « un risque de changement global climatique, rapide et grave causé par les humains ».

Peut-être nous pouvons expliquer une partie de cette différence d’impact sur les populations par l’usage des mots qui ont été utilisés pour informer les citoyens.

Pour le virus Covid-19, nous parlons contagion : transmission d’une maladie d’un sujet malade à une personne saine. Cela ne tente personne, donc on réagit immédiatement.

Pour le climat nous parlons d’évolution : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale OMM et l’ONU Environnement, en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état de connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade… cela intéresse peu, nous verrons bien… c’est pour plus tard…

Les effets d’un virus sont scientifiques, il appartient à la biosphère, avec l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Ce sont là les seules « réalités » absolues, objectives. Il nous appartient de nous prémunir -au pire, de nous soigner- contre ses effets dans un temps limité. La souffrance, la mort ou la vie font partie de cette réalité objective indépendamment de la conscience et des croyances humaines.

Est subjectif – suggère seulement- ce qui n’existe qu’à travers la conscience et les croyances d’un seul individu, ou intersubjectif au sein des réseaux de communication qui lie la conscience subjective de nombreux individus.

Si, citoyens, nous n’avons pas la possibilité de décider complètement des politiques, sauf aux moments de consultations électives démocratiques, nous sommes conscients et responsables de pouvoir modifier nos modes, conditions et environnements de vie. Limiter les influences des publicités, en nous attachant au nécessaire et indispensable de chacun avant de consommer des conforts exagérés, aurait une répercussion sur les productions industrielles, agricoles, commerciales, et, certainement, également sur nos rejets de déchets, nos mauvais usages de produits et matériels … .

Ces dernières décennies nous vivons six crises dans le monde : économique, énergétique, écologique et climatique, géopolitique, générationnelle et depuis 2019 pandémique qui amplifie l’ensemble !

Changer ne suffit plus. Il ne s’agit plus de répondre à une situation, mais d’anticiper celle-ci pour en déterminer les conséquences avant… l’irrécupérable, l’irrémédiable !

Comme dans une métamorphose où nous savons ce qu’est l’avant et ce que sera l’après, nous devons penser après-demain dans une autonomie réelle, une maturité construite, une responsabilité acquise et exercée avec compétence, dans une démarche voulue et déontologique.

Et si je ne voulais pas de cette société dans ce monde en crise ?

J’ai commencé à répondre en créant « retraité professionnel » pour qu’apprendre tout au long de ma vie me donne des outils tels que le bon sens, l’esprit critique constructif, raison et passion pour cette seconde carrière qui me fait demeurer dans le monde familial et amical, en même temps que celui du travail, entre et avec quatre générations, dans le métissage des populations, des cultures, des envies de partager pour nous enrichir, demeurer citoyen responsable et professionnel pour maintenir cette marge… essentielle aux pages de notre vie dans une communauté mondiale.

Pierre

retraité professionnel

Partager pour nous enrichir

Vous savez mon engagement de retraité professionnel depuis quelques mois, pour l’ouverture d’un centre de réinsertion des personnes emprisonnées pour une longue peine. Cette initiative veut créer un lieu en milieu rural pour accueillir des volontaires pour un retour dans la société par un sas d’intégration d’un an. Ce lieu est voisin de mon habitation. www.fermedekermadeleine.com

La ferme de Moyembrie fonctionne depuis 20 ans fermedemoyembrie.fr

Voici mes dernières lignes suite à notre rencontre du week-end.

Les cassures de vie ne sont ni faciles ni aisées à aborder, et souvent, moins encore, à réparer. Pourtant elles appartiennent au parcours de chaque citoyen* comme à la gouvernance des États, des régions, des territoires. Nous nous étions fixé un temps de rencontre pour apprendre en échangeant nos idées, nos savoirs, nos expériences, nos engagements personnels et collectifs, nos certitudes et nos doutes, nos espoirs nos craintes, voir nos peurs. Mais nous avions également comme intention de pré-construire quelques propositions, d’émettre quelques objectifs et projets en matière de réinsertion de personnes dans notre commune, quasi en qualité de voisins, en fin de longue peine de prison. Dans notre pays démocratique des Droits de l’homme, ces personnes condamnées par la justice de notre pays à effectuer une peine d’emprisonnement de longue durée, doivent retrouver leurs droits, leur liberté de penser et de s’exprimer à la fin de leur peine. Tout comme après un grave accident ou une longue maladie, lorsque nous sommes éloignés de la société qui continue d’évoluer, un temps de convalescence est nécessaire, indispensable afin de retrouver ou reconstruire nos repères. Le programme de Ker Madeleine offre un lieu ouvert sur le milieu rural pour retrouver un équilibre au sein d’un groupe structuré, organisé dans un encadrement professionnel adapté pour une réaptitude progressive au travail, à la responsabilité, aux respects des relations à soi-même et aux autres, aux lois, règles, usages… en vigueur dans la société du XXIe siècle. Dans ce temps, semblable à une « convalescence », pour continuer le parallèle fait avec la maladie, le rétablissement sera d’autant mieux réussi qu’il aura été favorisé par les relations avec les voisinages. Tout pareil comme la famille et les amis rendent visite, nous devrons être présents pour un rétablissement réussi.
Pierre retraité professionnel
* citoyen et citoyenne pour l’ensemble du texte

Petite histoire personnelle

Mes amis

Je suis engagé auprès du Groupe Compte Carbone : www.comptecarbone.org, Contact@comptecarbone.org. Pierre Calame a mieux précisé comment organiser les quotas échangeables dans son livre de 2018 « Petit traité d’oeconomie ». En janvier 2020, il a affiné le processus dans son livret « l’allocation à tous de quotas négociables ». Les Assises du Compte Carbone se réunissent durant 8 jeudis de 18 heures à 20 heures. Prochaine le jeudi 4 mars. Ouvert à toutes et tous, gratuit, rejoignez-nous.

Suite à la 3e rencontre jeudi 25 février 2021, voici quelques lignes pour échanger.

Petite histoire personnelle

Je suis né parfait … (18 avril) et ma vie a commencé à la première inspiration d’air dans mes poumons. Ce travail a mis en état de fonctionnement quelque quarante mille milliards de cellules qui se sont entendues pour gérer des milliers de réactions chimiques à la seconde (1). Je reconnais avoir la grande chance d’aucune anomalie dans ce fonctionnement… depuis 82 années.

Comment ma vie de retraité peut participer au bien-être de mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, à celle des générations futures.

L’Organisation des Nations Unies propose 17 Objectifs de développement durable à réaliser avant 2030. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l’humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples … C’est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Je me rends compte combien il m’est difficile de donner une priorité, incapable que je suis de les entreprendre tous faute de connaissances, d’expériences, d’intérêt personnel parfois, de mes environnements de vie…

Trois éléments : l’air, l’eau, la terre ; et trois conditions d’environnement : lumière, température, et relations aux autres, me semblent indispensables, nécessaires et obligés… en fait, des « biens communs » dont chacun et tous sommes propriétaires de leur usage et entretien dans les meilleures conditions possibles de développement.

Je vais donc continuer d’assumer mes responsabilités de citoyen retraité, en m’interdisant de polluer, l’air, l’eau, le sol de mon jardin, en aérant et laissant la lumière pénétrer ma maison, en limitant à 18 degrés la température et porter un pull-over, si besoin.

En équilibrant mes mode, condition et environnement de vie dans l’harmonie de mes relations familiales et amicales, de mes loisirs et repos, et dans un temps de travail sur les rôles et places possibles des retraités dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés… « Bon Dieu… mais c’est bien sûr ! » comme disait le commissaire Bourel (2)… je vais apporter ma modeste contribution à promouvoir la prospérité en protégeant la planète, en participant à lutter contre la pauvreté, en accompagnant à la bonne santé pour bien vieillir longtemps, en aidant à l’éducation et la formation, en défendant les protections sociales et la dignité du travail pour tous, en même temps que l’égalité des chances, la justice et la paix.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos environnements de vie … et vivez pour une passion, une envie, un projet de retraite qui soit choisi, appris, compris et entrepris avec bonheur… c’est le meilleur vaccin que j’ai trouvé contre un vieillissement trop rapide.

Amitiés … et à votre disposition pour des échanges de bonnes pratiques …

Pierre
retraité professionnel

(1) GIORDAN, André, Le corps humain, la première merveille du monde, Lattés, 1999.

(2) Raymond Souplex dans Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée 1958-1973.

Une communauté de destins … apprise, comprise et entreprise ensemble !

Bonjour à toutes et tous

Je viens de réécouter la leçon de clôture de Mireille Delmas-Marty au Collège de France en 2011, en même temps que la lecture de son petit ouvrage 2020 « Une boussole des possibles. Gouvernance mondiale et humanismes juridiques »

Les bibliothèques de livres et numériques sont des richesses nécessaires et indispensables.

« Le processus de mondialisation ouvre des possibilités inédites, mais suscite aussi des menaces pour l’être humain et l’ensemble de l’écosystème, provoquant ainsi un repli souverainiste dans un monde de plus en plus « déboussolé ». Quelle place, donc, pour un humanisme juridique au sein de la gouvernance mondiale ? » …4e de couverture.

« En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui se proposait de protéger les êtres humains de la terreur et de la misère, avait vocation à devenir notre boussole. Soixante-dix ans plus tard, nous voilà déboussolés : terreur rime avec fureur, misère avec colère. Tout discours de raison semble inaudible face à l’émotion et aux pulsions qu’elle provoque. Il serait pourtant urgent de comprendre que la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit sont fragiles, alors que la mondialisation est sans doute irréversible. Face aux défis qui se dressent devant nous … il y a un point commun : les interdépendances sont devenues si fortes qu’aucun État ne peut y répondre seul de façon efficace. Mais comment renoncer aux États sans sombrer dans le chaos ? La mondialisation n’est pas une totalité agrégée une fois pour toutes, mais un ensemble de processus qui mêlent espace et temps.’’ 

À propos de la crise sanitaire du « coronavirus » : «… ce minuscule être vivant (…) offre à l’humanité une dernière chance pour prendre conscience de sa communauté de destin et se convaincre qu’embarqués sur le même bateau, nous avons besoin d’une boussole commune … l’effondrement n’est pas inéluctable, et il est encore possible d’orienter nos sociétés vers une gouvernance qui les stabilise sans les immobiliser, et les pacifie sans les uniformiser. »

Mon chemin de quarante années de carrière et vingt-quatre de retraite, m’invite à renouveler mes énergies pour entreprendre cette deuxième mi-temps 2021-2040 «… afin de trouver du souffle et du rêve, de transformer les interdépendances subies en projet commun, de mobiliser les forces imaginantes du droit contre les écueils qui nous menacent : terrorisme, dérèglement climatique, migrations déshumanisantes, crises financières et sociales, perte de confiance en soi et envers les autres … pour canaliser la culture de la peur dangereuse pour les démocraties ? »

Formons une communauté de réflexions et d’actions pour construire après demain … pour demain c’est déjà trop tard, sans laisser personne sur le côté. Je demeure à votre disposition.

Prenez soin de vous et de vos proches. Pierre ; retraité professionnel.

Carrière, retraite et long vieillissement

Au cours de ces vingt premières années de retraite, je pense avoir compris qu’un lien insécable existe entre le déroulement de la carrière qui détermine les conditions de la retraite, celles-ci engendrent, en partie, l’état physique, intellectuel et moral d’envie de vivre bien et longtemps citoyen.e responsable dans la société. Un accident est toujours un aléa possible.

Retraité, j’ai souhaité demeurer intégré au monde du travail en qualité de professionnel, bénévole, apprenant permanent, dans un travail déontologique (devoir) et éthique (comportement) pour mes engagements choisis, appris et entrepris en retraité citoyen responsable.

Or les effets de la pandémie, que nous connaissons depuis 2019, bouleversent nos conditions de vie familiale et amicale, de loisirs et repos, du monde du travail.

Nos parents pouvaient choisir de profiter des bénéfices de leur carrière pour quelques années de retraite dans un temps de repos bien mérité. S’ils étaient la seule génération en situation de retraite, aujourd’hui les retraités, le plus souvent, ont leurs parents, parfois, et de plus en plus, leurs grands-parents (surtout leurs grands-mères). Nous pouvons espérer notre dernier tiers de vie 60/90 ans possible, 65/100 ans et plus probable demain … en bonne santé et autonomes pour une grande majorité d’entre nous.

Nous ne pouvons pas vivre heureux sachant que nos enfants, petits-enfants réalisent leur carrière dans un monde du travail profondément touché et désorganisé par la pandémie depuis 2019. Les bouleversements humains, économiques, sociaux, de droits au travail, de santé, d’habitat, d’alimentation, d’habillement, d’éducation et formation, culturels, d’environnements … les moyens de subsistance et de bien-être sont en grandes difficultés.

Gouvernements, chefs d’entreprises, travailleurs de tous niveaux hiérarchiques, société civil – à laquelle nous appartenons en qualité de retraités- avons une place et un rôle essentiels pour garantir la sécurité des personnes, la viabilité des entreprises et des emplois, le bien vivre en commun.

Janvier 2021, 93 pour cent des travailleurs à travers le monde habitent dans des pays dans lesquels la fermeture des lieux de travail persiste sous une forme ou sous une autre. Les prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) d’octobre 2020, on s’attend à une baisse persistante de 3 pour cent des heures de travail en 2021 si l’on compare au quatrième trimestre 2019, ce qui équivaut à 90 millions d’emplois à temps plein Chiffres OIT.

Le monde du travail se modifie par les pertes massives d’emplois dans les secteurs les plus touchés (par exemple les activités d’hébergement et de restauration, les arts et spectacles, le commerce et la construction) et la croissance positive de l’emploi est évidente en ce qui concerne les secteurs des services hautement qualifiés (par exemple l’information et la communication ainsi que les activités d’assurances et financières). Les pertes en «revenus du travail après les mesures de soutien» ont été relativement plus importantes pour les jeunes travailleurs, les femmes, les travailleurs indépendants ainsi que pour les travailleurs faiblement ou moyennement qualifiés.

Nous sommes une grande majorité de retraités.es, engagée dans les associations, organisations qui développons des activités bénévoles d’accompagnements dans tous les domaines de la vie de société.

Nous devons demeurer engagés pour soutenir une reprise économique qui soit robuste et élargie, ciblée sur l’emploi, le revenu, le droit du travail et le dialogue social, c’est-à-dire une reprise centrée sur les femmes et les hommes de tout pays, car c’est ensemble que nous réussirons une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre, sans quoi ! ! ! je n’ose penser autrement.

Je suis convaincu que nous ne pouvons nous développer qu’en apprenant pour nous donner les capacités et moyens de choisir nos modes, conditions et environnements de vie.

Je vous propose un atelier citoyens pour apprendre ensemble par nos échanges de savoirs et d’expériences, afin de demeurer des acteurs de propositions à construire avec les générations plus jeunes. Ils sont notre raison d’envie de vivre … dans nos vieux jours.

Vous pouvez me contacter quand vous le souhaitez, ou pouvez. Merci.

Pierre Caro retraité professionnel, retraite et long vieillissement 02 28 54 94 76 ; pierrecaro@aol.com.

Sur terre, la masse de l’artificiel dépasse désormais la masse du vivant.

Il faut s’imaginer une balance avec d’un côté, la biomasse, c’est-à-dire les arbres, les animaux, tous les objets naturels issus du vivant. De l’autre côté de la balance, les objets artificiels créés par l’humain, les bâtiments, les routes ou encore les déchets. Cette balance a longtemps penché en faveur de la biomasse. Mais aujourd’hui, un basculement est en train de s’opérer et la balance, qui était passée à l’équilibre, commence désormais à pencher du côté des objets artificiels. En effet, les humains créent des choses plus rapidement que la nature ne peut produire de biomasse. C’est le constat réalisé par une équipe israélienne de l’Institut Weizman des Sciences, et publié dans la revue Nature.

Allons-nous vers Trantor ville faite du monde entier dans Fondation de Isaac Asimov ; l’Étoile de la mort dans Star Wars ; Alpha dans l’adaptation de L’Empire des mille planètes chez Luc Besson ; le film Soleil vert de Richard Fleischer ; d’autres …  ? ? ?

Le philosophe Baptiste Morizot considère quant à lui dans Manières d’être vivant que, parmi les 10 millions d’espèces vivantes, la nôtre a fait sécession et s’est prise à considérer les autres comme une ressource.

La Covid nous a confrontés à la brutalité des croissances exponentielles. Les matériels produits presque à l’infini ont commencé à croître violemment après la Seconde Guerre mondiale, avec les premiers « boomers », la génération de mes parents. Voitures, avions, machines domestiques, outils numériques ont envahi le monde à une vitesse incroyable. Et cette progression se poursuit, à un rythme proprement insoutenable pour les générations futures.

Pouvons-nous changer de modes, conditions et environnements de vie ? Le voulons-nous ? Sommes-nous en volonté d’éduquer les jeunes générations à développer nos réussites sans reproduire nos erreurs ?

Je vous invite à échanger pour faire ensemble … une vie de paix et de bien vieillir longtemps.

Pierre

Le territoire : une première valeur !

L’Association A6 engagée auprès du groupe de travail Compte Carbone www.comptecarbone.org, invite les personnes intéressées à rejoindre les rencontres en visioconférences, la première le 11 février à 16h, que nous démarrons avec une première séance de 16 à 17h30 (les huit jeudis suivants seront 18-20h). Cette première séance lancée par Pierre Calame réunira Jean Jouzel (glaciologue et climatologue, ancien vice-président du GIEC), Christian de Perthuis (fondateur de la chaire Économie du climat, auteur du « Tic-tac de l’horloge climatique »), Corinne Le Quéré (climatologue, présidente du Haut Conseil pour le Climat), Arnaud Leroy (président de l’ADEME) et Jérôme Boutang (directeur général du Citepa). Les intervenants répondront en direct sous l’animation d’Olivier Pastor et répondront aussi aux questions du Forum qui suivra.

Le fil conducteur de ces débats est la question de garantir le respect de l’Accord de Paris 2015 en sélectionnant les dispositifs capables d’engagement de résultat. Notre mécanisme de quotas individuels nous parait le mieux placé, à discuter…

Inscrivez vous à partir de www.comptecarbone.org

Échangeons pour partager afin de multiplier nos richesses pour apprendre, comprendre et entreprendre sur notre territoire de vie.

Pierre