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Imaginer et/ou savoir !

Dans ma fratrie, l’une de mes responsabilités d’aîné était de faire le fier en expliquant à mes cadets ce qu’ils ne savaient pas … où ce que je voulais qu’ils apprennent, sachant que leur confiance dans un grand frère était acquise… Cela n’a pas duré, après quelques années, il a fallu partager, ce qui nous a tous enrichis, nous le reconnaissons aujourd’hui.

Les ans ont fait de moi un arrière grand-père, un aîné vieillissant qui fait son possible pour demeurer en bonne santé, autonome et participant actif dans cette société de plus en plus complexe et compliquée.

Participer c’est, en premier lieu, avec mes proches, sur mon territoire de vie, d’échanger des questionnements pour lesquels je suis impliqué, où, éventuellement, compétent. En même temps je dois comprendre les politiques prises par les personnes qualifiées, élus et responsables de cette société, de mon territoire de vie au monde devenu un grand village par les développements des moyens de communications, d’informations, de déplacements.

J’ai décidé d’être un octogénaire, drôle, amusant, tout comme génial… on ne se refait pas, et « viser » un objectif sur l’échelon au dessus de mes connaissances me permet d’avancer … « L’employé est au bas de l’échelle, certes, mais au moins il est déjà sur l’échelle » disait Michel Crozier*

Mon outil, c’est « l’apprentissage tout au long de la vie ». Il est partagé entre les richesses acquises des autres, et celles qui naissent d’idées, d’envies, d’essais, de passion … qui « me passent par la tête » comme disait notre maman.

Dernièrement j’ai découvert les nudges** et je réfléchi à quelques astuces pour orienter en douceur mes comportements vers une vie sereine, calme, et toujours animée de relations, de découvertes, pour éliminer certaines de mes habitudes pas toujours réfléchies.

Je n’ai pas envie de placer quelques grosses mouches dans mon lieu de vie, je veux me faire plaisir, c’est une condition première, et partager, si l’occasion m’en est donnée.

J’ai déjà quelques essais. Devant l’entrée de ma maison par exemple, un grelot avec un écriteau  : Ah non c’est vous ! … Mon potager est marqué d’ardoises indiquant les plantations : pommes de taire, les plus silencieuses ; père Sil, la mère Si est à côté ; Lu pin… ou dessiné ; Bette rave mais pas party ; sur un vieux poste radio « radio légumes, la radio qui pousse » ….

Certaines personnes, mais sont elles bien intentionnées ? disent qu’à partir d’un certain âge, ou d’un âge certain, les vieux n’ont plus toute leur tête. Albert Einstein, en écrivant « L’imagination est plus importante que le savoir » avait ses raisons. A mon âge je pense que mes expériences de vie nourrissent mes savoirs autant que mon imagination … et que je suis capable d’une « teuf » avec, ou sans, mes cadets… .

Amitiés à toutes et tous

Pierre

PS j’oubliais, pour éviter l’isolement, j’ai toujours un petit en-cas gourmand sous la main … plus question d’âge pour passer un moment ensemble ! J’ai également acquis une trompette pour essayer d’apprendre, les voisins ne peuvent plus m’ignorer …

* Michel Crozier 1922-2013, sociologue.

**Popularisés en français sous le terme « coups de pouce », les nudges servent à orienter en douceur les comportements. Autrement dit, ce sont des incitations non coercitives

Obligation rationnelle de rationner !

Les inégalités sociales demeurent un fait patent, aujourd’hui comme hier. Octogénaire j’ai conscience d’avoir suivi, et participé, parfois sans trop réfléchir, emporté par le grand désir de « réussir » ma carrière pour ma satisfaction, celle de ma petite famille, pour espérer une pension de retraite qui me permette de vivre correctement dans la dignité.

L’entrée, obligée, en situation de retraite, a marqué une rupture : j’ai quitté le travail dans une entreprise de production, pour une liberté dans une société de consommation où je pouvais « ne rien faire » en recevant pension.

Les temps d’expériences, réussites et échecs, demeurent des leçons d’un apprentissage expliqué dans mes premières années par mes parents et mes instituteurs. Je devais me trouver un projet de vie pour un long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie pour faire rapide, en continuant d’être l’aîné reconnu dans ma famille, mes enfants et ma fratrie. Je voulais demeurer citoyen responsable en partageant ma vie entre et avec quatre, cinq générations, dont deux, voire trois, en situation de retraite.

La nouvelle interpellation de Pierre Calame* sur « la finitude de nos ressources et l’obligation rationnelle de rationner l’usage des énergies fossiles » adressée aux candidats à la Présidence Française, m’offre une nouvelle occasion d’exprimer le pourquoi j’ai voulu demeurer professionnel pour entreprendre mon temps de retraite dans cette seconde carrière.

Les sciences, les technologies sont plus que jamais développées sur l’exploitation et la distribution de l’énergie dans une société industrielle de croissance permanente. Depuis internet nous développons une société de l’intelligence, qui distribue de l’information … sans lien avec les formations nécessaires, indispensables, dans des enjeux sociaux, culturels économiques, politiques… qui deviennent abscons pour une part de plus en plus importante des populations.

Alors, comment réussir « à rationner l’usage des énergies fossiles » pour limiter les développements des gaz à effet de serre ?

Je n’ai qu’une réponse impérieuse qui guide toujours ma vie : apprendre pour comprendre et entreprendre en remettant sans cesse en réflexions et actions, les réussites comme les échecs.

Il me faut anticiper trois, quatre décennies en modifiant mes modes, conditions, environnements de vie. Je n’ai plus à chercher la promotion pour un avenir meilleur, mais à faire de celui-ci une conduite de vie responsable, les alertes climat devenant de plus en plus incontestables, manifestes dans mes propres environnements, dans une société de plus en plus complexe et compliquée. Mais attention, le rationnement est déjà journalier pour de plus en plus de citoyens en France, en Europe, dans le monde. Veillons à une vraie gouvernance oéconomique** de répartition de la rareté.

C’est pourquoi depuis quelques mois nous travaillons sur ma proposition d’une « Chaire citoyenne », un lieu d’apprentissage permanent ouvert à tous et pour tous, où « la tribune ou siège élevé » sera partagé par des citoyens qui savent autrement, autre chose, pour d’autres raisons de vivre, pour participer en s’engageant après avoir compris pourquoi « rationner ». Sans cette condition première nous ne pouvons rien espérer.

Si vous pensez cette première condition indispensable, merci de m’adresser remarques, suggestions, critiques, conseils… qui nourriront mon travail.

Amitiés à toutes et tous, apprenons et entreprenons ensemble sans quoi nous disparaîtrons tous … après, sans doute, une longue période de souffrances. Évitons, j’aimerais.

Amitiés toujours

Pierre

retraité professionnel

retraité et long vieillissement en bonne santé, autonomie et participation.

* Pierre Calame est un ancien haut fonctionnaire français du ministère de l’ Équipement, auteur de plusieurs essais sur le rôle et la place de l’ État dans la société contemporaine, a été directeur général de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme de 1988 à 2009 et en préside aujourd’hui le Conseil de fondation. Président de l’association CITEGO et administrateur de l’Association de promotion de la Fabrique des transitions.

** Essai sur l’oéconomie « comment dans le contexte de la mondialisation, l’humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées » C’est la question que pose Pierre Calame dans son ouvrage.

La mort et le mourant

Dans le travail que je mène sur le long temps de vieillissement en bonne santé et autonomie, l’action d’anticiper me semble très importante afin de préparer, dans les meilleures conditions, les évènements possibles.
Cette fable, me semble tout à propos. Pierre

La mort et le mourant

La Mort ne surprend point le sage :
Il est toujours prêt à partir,
S’étant su lui-même avertir
Du temps où l’on se doit résoudre à ce passage.
Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps :
Qu’on le partage en jours, en heures, en moments,
Il n’en est point qu’il ne comprenne
Dans le fatal tribut ; tous sont de son domaine ;
Et le premier instant où les enfants des rois
Ouvrent les yeux à la lumière,
Est celui qui vient quelquefois
Fermer pour toujours leur paupière.
Défendez-vous par la grandeur ;
Alléguez la beauté, la vertu, la jeunesse ;
La mort ravit tout sans pudeur :
Un jour le monde entier accroîtra sa richesse.
Il n’est rien de moins ignoré ;
Et puisqu’il faut que je le die,
Rien où l’on soit moins préparé.
Un Mourant, qui comptait plus de cent ans de vie,
Se plaignait à la Mort que précipitamment
Elle le contraignait de partir tout à l’heure,
Sans qu’il eût fait son testament,
Sans l’avertir au moins. « Est-il juste qu’on meure
Au pied levé ? dit-il ; attendez quelque peu ;
Ma femme ne veut pas que je parte sans elle ;
Il me reste à pourvoir un arrière-neveu ;
Souffrez qu’à mon logis j’ajoute encore une aile.
Que vous êtes pressante, ô déesse cruelle !
– Vieillard, lui dit la mort, je ne t’ai point surpris ;
Tu te plains sans raison de mon impatience :
Eh ! n’as-tu pas cent ans ? Trouve-moi dans Paris
Deux mortels aussi vieux ; trouve-m’en dix en France.
Je devais, ce dis-tu, te donner quelque avis
Qui te disposât à la chose :
J’aurais trouvé ton testament tout fait,
Ton petit-fils pourvu, ton bâtiment parfait.
Ne te donna-t-on pas des avis, quand la cause
Du marcher et du mouvement,
Quand les esprits, le sentiment,
Quand tout faillit en toi ? Plus de goût, plus d’ouïe ;
Toute chose pour toi semble être évanouie ;
Pour toi l’astre du jour prend des soins superflus :
Tu regrettes des biens qui ne te touchent plus.
Je t’ai fait voir tes camarades,
Ou morts, ou mourants, ou malades ;
Qu’est-ce que tout cela, qu’un avertissement ?
Allons, vieillard, et sans réplique.
Il n’importe à la république
Que tu fasses ton testament. »
La Mort avait raison : je voudrais qu’à cet âge
On sortît de la vie ainsi que d’un banquet,
Remerciant son hôte ; et qu’on fit son paquet :
Car de combien peut-on retarder le voyage ?
Tu murmures, vieillard ; vois ces jeunes mourir,
Vois-les marcher, vois-les courir
À des morts, il est vrai, glorieuses et belles,
Mais sûres cependant, et quelquefois cruelles.
J’ai beau te le crier ; mon zèle est indiscret :
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.

Fables de LA FONTAINE N°158 Par A.Gazier Armand Colin

“ Ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. ” Félix Leclerc*.

Mais c’est parce que mes parents m’ont donné une bonne source génétique, qu’ils m’ont appris à en prendre soin, que, octogénaire, je produis quelques réflexions et actions qui me permettent de bien vieillir, en bonne santé physique, mentale, psychique, en demeurant autonome.

Ces réflexions et actions se nourrissent de mes curiosités et interrogations : pourquoi cette odeur, ce bruit, cette couleur, ce mouvement, cette parole, ces lignes écrites … ? En fait je joue, je m’amuse à essayer de comprendre. Avec plus ou moins de temps, je me rends compte que je suis heureux d’avoir compris, ou, si je prends conscience qu’il me manque quelques connaissances et expériences, j’ai plaisir à contacter quelques amis, à fouiller bouquins, documentations, articles extraits de recherches avec mon ordinateur, sur internet.

Je n’ai pas trouvé aujourd’hui, de recherches sur : devenir vieux, longtemps ! Dans son ouvrage : « Devenir vieux Les enjeux de la psychiatrie du sujet âgé » 2011 Docteur Cecile Hanon psychiatre et directrice de la collection Ed Doin  » La vieillesse est un naufrage  » disait Charles de Gaulle. Est-ce vrai ? Comment devient-on vieux en France de nos jours ? Qui sont les vieux aujourd’hui ? Vivre le plus longtemps possible en disposant de ses capacités intellectuelles, et de l’essentiel de ses capacités physiques, est un objectif essentiel et qui doit être au cœur des préoccupations de santé publique, mais est-ce encore vivre quand la conscience d’être soi a disparue » 4e de couverture

Si l’essentiel est de disposer des capacités intellectuelles, physiques et mentales, je suis d’accord.
Mais la Docteur Hanon propose une démarche professionnelle qui l’amène à penser : la santé publique, prévenir la maladie. Logique.

Pourquoi, généralement, penser vieillissement c’est aller plutôt vers le pessimiste, le déclin ?

J’ai envie, comme mon pommier qui ajoute tous les ans de nouvelles branches, sur lesquelles poussent des pommes, d’ajouter de nouvelles capacités, à ma vie d’hier. Ces nouvelles branches sont mes intérêts, passions, projets, envie d’en vie**. Je n’ai jamais lu, écrit, joué, plaisanté …, goûté à une forme de vie autant qu’aujourd’hui. Pourtant, hier, j’étais dans cette carrière obligée où j’ai trouvé beaucoup de satisfactions, et je reconnais ce privilège.

Maintenir un équilibre harmonieux entre mes relations, mes loisirs et repos, et mon travail, dans une conduite responsable, semble, à ce jour, avoir produit des fruits puisque je suis bien dans ma tête, dans mon corps, dans mes relations aux autres. J’ai écrit semble parce que j’ai conscience que la maladie, l’accident, peut me surprendre à tout moment.

Et si vieillir c’était d’arranger sa vie pour vraiment la vivre, en goûter vraiment les moments, prendre conscience que je suis capable d’accepter mes faiblesses et de me servir de mes forces !

Si au lieu de penser « le pire des mondes » j’ajoutais, comme mon pommier de nouvelles branches pour de nouveaux fruits !

Je suis convaincu que la « Chaire citoyenne d’interpellation du Monde » pour le bien vieillir longtemps devient une nécessité dans cette société compliquée. Un lieu où chacune et chacun vient partager soucis, passions, réussites et échecs, tristesses et bonheurs, projets, en vrac … afin de trouver dans un pot commun, les fruits matures à déguster pour entreprendre sa vie vers le meilleur pour toutes et tous, pour la paix du monde.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrirons notre travail au sein de cette « Chaire citoyenne d’interpellation du Monde » pour bien vieillir longtemps. Je vous remercie.

Pierre Caro

retraité professionnel, retraite et long vieillissement.

  • *Felix Leclerc 1924-1988 auteur compositeur interprète écrivain Québécois
  • **petit clin d’œil au film « De plus en plus en vie » réalisé par Aiguemarines Productions.

Retraité, je veux demeurer professionnel, conscient et responsable. Retired, I want to remain professional, conscious and responsible.

Les premières informations auraient tendance à m’inviter à rester chez moi : covid ; situation du monde avec de nombreux conflits, guerres ; violences envers les femmes et les enfants ; pollutions et autres destructions de l’air, de l’eau, de la terre ; contraintes d’exodes pour raisons politiques ou/et religieuses en prenant des risques parfois mortels dans un monde civilisé, au pays des droits de l’homme.

Mais vivre c’est participer, alors j’ai choisi d’ouvrir un nouveau dossier 2022 sur mon ordinateur, la première page des calendriers offerts par mes arrière petits-enfants … et vous écrire ces quelques lignes d’échanges.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrissent mon travail vous le savez .

Un constat dont je vous ai entretenu : de plus en plus de citoyens.nes éprouvent des difficultés à comprendre cette société qui se complique (difficile à comprendre) et se complexifie (toujours de nouveaux éléments non connus). Une conséquence : il y a abandon de participation … pire, participation « contre » jusqu’à des actions de violences.

Je n’ai encore jamais lu des vœux de nouvel an souhaitant malheur, soucis, mauvaise santé, catastrophe … alors ne laissons pas le loisir à ceux qui en auraient l’intention.

Des millions de femmes et d’hommes réalisent des moments extraordinaires, développent des valeurs qui guident la vie aussi longue qu’elle soit. Rejoignons-les et avançons ensemble vers un monde de paix et de progrès humains.

Je veux vivre 2022 parmi et avec elles et eux, dans le métissage de nos populations, de nos cultures, de nos responsabilités.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

Retired, I want to remain professional, conscious and responsible.

Early reports would tend to invite me to stay at home: covid; World situation with many conflicts, wars; violence against women and children; pollution and other destruction of air, water and land; forced exoduses for political or/and religious reasons by taking sometimes fatal risks in a civilized world, in the land of human rights.

But living is participating, so I chose to open a new 2022 file on my computer, the first page of the calendars offered by my great-grandchildren … and write you these few lines of exchange.

Your remarks, suggestions, criticisms, advice … feed my work you know.

One observation I have mentioned: more and more citizens are finding it difficult to understand this society which is becoming more complex (difficult to understand) and more complex (always new elements unknown). One consequence: participation is abandoned … worse, participation « against » to violent actions.

I have never read New Year’s greetings wishing misfortune, worries, bad health, catastrophe … so let us not leave the leisure to those who would like it.

Millions of women and men are experiencing extraordinary moments, developing values that guide life as long as it lasts. Let us join them and move together towards a world of peace and human progress.

I want to live 2022 among and with them, in the mixing of our populations, our cultures, our responsibilities.

Friendships to all

Pierre

occupational pensioner

Réussir sa vie(1) !

Octogénaire il est temps que j’y pense, quoique, durant les deux ou trois décennies prochaines je peux m’engager à faire mieux. En bonne santé, entouré de relations familiales et amicales, quelques moments de repos et loisirs, un temps de travail choisi, appris, compris et entrepris avec plaisir, voire passion, une vie simple, un point c’est tout.

Un petit souci tout de même : je ressens de plus en plus de difficultés à comprendre ce qui se passe autour de moi. Je fais le triste constat que mes lectures, quelques cours suivis sur les formations universitaires numériques, les échanges dans les rencontres pratiquement toutes virtuelles pour cause de pandémie, le déroulement de ma seconde carrière … ne me permettent plus de comprendre une part des évolutions de cette société.

L’ignorance nous empêche de comprendre et donc de participer avec les connaissances nécessaires, indispensables à cette société de plus en plus compliquée (difficile à comprendre) et complexe (de nombreux éléments)

Dans mes premières leçons d’écolier, j’ai appris que l’ignorance était une calamité, qu’il fallait apprendre pour comprendre les développements des sciences et des technologies, qui allaient nous rendre la vie plus agréable. Si nous avons beaucoup appris, vécu des expériences, nous n’avons pas tout bien compris puisque des millions d’êtres humains sont encore victimes de la faim, de maladies, de violences, du manque de relations … dans un monde devenu un grand village tant les voies de communications se sont développées.

Alors que nous imaginons de plus en plus, que nous créons toujours davantage de choix, je pense que nous perdons la capacité d’attention à ce qui serait le mieux pour nous même, pour tous. Il me semble que du simple pékin comme moi, aux plus hautes autorités politiques, nous perdons le contrôle des situations de tous les jours … nous sommes incapables d’anticiper, de prévenir pour protéger.

Lorsque je vois arriver, de loin, les développements des sciences du numérique, de l’intelligence artificielle, des biotechnologies … je suis dans l’inquiétude si nous ne produisons pas, ensemble, les outils nécessaires et indispensables pour apprendre et comprendre afin de participer le plus longtemps possible entre et avec quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Nous avons quelques préoccupations qui deviennent dangereuses faute de ne pas en avoir anticiper les conséquences possibles. Ce sont des transitions qui deviennent urgentes : climat, pollutions, ressources, territoires, les conflits et guerres … et en même temps les évolutions des relations humaines et avec la nature.

Vaste chantier pour lequel la santé, l’éducation et la formation, le travail qui demeure, pour l’essentiel d’entre nous liberté et dignité … même en situation de retraite, les modes et conditions de vie, les environnements sont des éléments à penser, sans violence, dans les responsabilités de chacun et de tous.

Je vous propose l’une de mes réflexions, qui doit devenir action : un « pôle santé, environnement, société » lieu d’apprentissage par les échanges de savoirs et d’expériences, les partages de projets, d’envies, d’utopies … pour entreprendre un monde de progrès des femmes et des hommes en harmonie avec la nature en équilibre avec toutes sciences et technologies. Merci si vous participez.

Réussir ma vie ! Réussir la vie ? … ce ne pourra être qu’avec vous.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

(1) – L’Humanologue N° 4

Me conduire en qualité de retraité professionnel !

« Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés » Albert Einstein

Je ne pouvais, ne voulais pas aider l’autre, savoir ou faire à la place. Je veux, simplement, l’accompagner, l’écouter, aujourd’hui, pour être et faire avec, dans son parcours, en le laissant libre de la route qu’il ou elle choisit en conscience.

Gandhi disait « Tout ce que vous faites pour moi, mais sans moi, vous le faites contre moi »

C’est pourquoi je développe mes engagements comme durant mes quarante années de carrière obligée, en qualité de « professionnel » responsable dans des compétences sans cesse remises en cause – c’est l’apprentissage tout au long de la vie – parce que mes idées, mes projets, mes environnements changent, évoluent, me changent ! Je veux demeurer le professionnel responsable dans une conduite éthique et déontologique, qui fait avec les autres.

Le monde du travail ne me quitte pas. Comment pourrais-je l’ignorer en regardant les jeunes générations dans leurs parfois difficiles vécus de carrière ? Comment l’ignorer en prenant conscience des modes, conditions, environnements, que ces mondes de productions, commercialisations, informations, formations … m’imposent dans mes choix de vie ? Tout simplement, aussi, parce qu’il nourrit ma pension de retraité !

Conscient, avec certaines expériences vécues, je sais que, faute de comprendre, de plus en plus de personnes ne participent plus, s’éloignent, s’isolent … l’isolement des aînés est un problème mondial, il faudrait en chercher les vraies causes avant de mettre en place des plans sociaux qui parfois ajoutent à la misère sociale ! C’est donc l’une de mes premières préoccupations, l’un de mes premiers slogans : « apprendre pour comprendre et entreprendre ».

C’est mon engagement actuel pour l’ouverture d’un « Pôle santé, environnement, société ». J’ai choisi d’y développer des « ateliers d’expressions ». Ateliers de rencontres où, pour faire simple, chacun met au pot commun idées, envies, passions, déceptions, espoirs …, et échanges en réciprocité, savoirs et expériences, réussites comme échecs.

Naturellement, chacun repart avec une réponse … souvent des interrogations, parce qu’il, elle, aura acquis de nouvelles connaissances, parfois seulement découvert le bon sens … et l’envie de s’exprimer davantage en discussion dans une prochaine rencontre. Si j’ai semé quelques graines durant une rencontre, je dois en surveiller la levée, supprimer aussi vite que possible les mauvaises herbes, qui ne se jettent pas, mais servent de compost.

Retraité professionnel, je suis heureux de mener cette seconde carrière 2000 – 2040.

Pierre

retraité professionnel

Apprendre ?

Lors de mon entrée en situation de retraite, j’ai été sollicité pour accompagner des jeunes afin de parler du monde du travail, d’emplois, de professions …. possibles pour une vie de travail nécessaire, indispensable, en principe, pour qu’ils acquièrent leur liberté de choix de modes, conditions et environnements de vie en quittant le giron familial.

J’ai pensé que celui qui avait à apprendre c’était moi qui quittais le monde du travail obligé, pour celui sans obligation de travailler … ce que je n’avais jamais vécu !

J’ai donc entrepris un temps d’apprentissage de trois années. J’ai choisi l’Université Permanente, plus proche de mon domicile, mais d’autres solutions étaient possibles.

Un quart de siècle, eh oui, plus tard, octogénaire, je fais le constat que j’ai appris par quelques livres, cours, entretiens, échanges … mais beaucoup par les rencontres de personnes que j’aurais voulu être !

Des personnes qui m’ont étonné par une pratique, une idée, une passion … si ordinaire en eux sans qu’apparaisse un effort, un impératif, une nécessité de performance.

Je me dis qu’il me faut un nouveau temps d’apprentissage, non pour quitter le giron familial, mais pour revisiter mes habitudes, mes certitudes, mon autorité d’un professionnalisme dont je suis fier depuis de longues années … mais dont je doute que cela soit suffisant pour continuer de construire mon long temps de vieillissement dans une société où les évolutions sont rapides, et de plus en plus difficiles à comprendre pour moi.

Bien vieillir longtemps en nourrissant mes réflexions et actions inspirées par le commun des quidams, jeunes et aînés, qui me donnent les envies, énergies, passions, pour me surpasser.

Il faut vraiment que je reprenne un temps d’apprentissage … en me nourrissant de vos savoirs … c’est peut-être cela vivre l’apprentissage tout au long de la vie ?

Amitiés à toutes et tous

Pierre

Grandir … pour vieillir et mourir … quel parcours !

« vivement que je sois grand » laquelle, lequel d’entre nous n’a pas formulé ce vœux ?

Être grand c’est décider de faire ce que l’on veut sans l’avis des autres. Eh oui, mais la société est composée des autres qui ont également des prétentions de devenir grandes et grands.

Alors partageons ? Mais là aussi il y a des plus grands … qui s’imposent avec davantage de besoins ou/et de prétentions … de force !

Arrive le moment où l’on a grandi à un tel point que l’âge vous colle davantage à la peau, quand on vous annonce que vous entrez dans le club des grands-parents, puis celui des arrière grands-parents … les états de santé, d’autonomie et bien être, marquent le nombre des années passées.

Dans les mêmes temps, les copains et copines de boite vous « récompensent » pour votre âge en vous offrant un cadeau de départ … après quarante deux ans de carrière, où vous avez donné une grande part de votre vie. Vous quittez le monde du travail pour celui des retraités.es … autant dire le monde des vieux, seniors, aînés et autres « surnoms » en vogue dans les rencontres … .

Demeurant à la maison vous avez la charge de vider chaque jour votre boite à lettres emplie d’enveloppes et journaux vous invitant à contrôler vos placements et assurances, la douche … important de changer la pomme, les nouvelles ont davantage de trous … , mais aussi votre ouïe, votre vue, vos dents, vos cheveux … et tout le reste de votre corps, qui ne se porte pas trop mal dans sa neuvième décennie … parce que vous avez fichu ces courriers directement dans le sac à papiers à porter à la déchetterie …

Alors le dire c’est bien … mais le fer c’est mieux car ne dit-on pas : une santé de fer ?

Alors l’eau de vie OUI …. grandir NON … c’est MORTIFÈRE …. !

Amitiés à toutes et tous

Pierre

Le monde est imprévisible … pensons y !

Qu’allons-nous devenir dans ce monde en évolutions perpétuelles ? La question universelle, est considérée à degrés d’inquiétude différents, entre conscients et inconscients.

Les prédictions, bien que le plus souvent fausses, sont nécessaires, indispensables, car nous ne pouvons vivre sans anticiper, sans penser que les jours, les mois, les années prochaines, nous serons vivants… et désireux de prolonger ce temps.

Pour réaliser cet objectif, nous devons utiliser les énergies de notre corps, et y ajouter celles offertes par la nature, celles produites et transformées par nos sciences, nos techniques et technologies, pour nos besoins indispensables, nécessaires ou superflus.

La vie ce sont ces échanges permanents : que l’un de ceux-ci cesse et nous créons un déséquilibre physique, psychique, mécanique, mental plus ou moins conséquent.

Ceci pose des questions de choix de modes, conditions et environnements de vie.

Concernant le vieillissement, dans un temps différent, selon que l’on commence sa vieillesse à 40 ou 80 ans, prendre soin des énergies nécessaires et indispensables est un atout précieux.

Une de nos préoccupations doit donc d’être d’en entretenir les origines (gênes) leurs sources (alimentation, activités physiques, intellectuelles, psychiques…) et leur renouvellement (air, eau, hygiène… ) en évitant, autant que faire ce peut les causes de pollutions, d’allergies, de violences…

Vivre ensemble dans le partage de nos richesses personnelles pour une richesse commune universelle, pour le bien de chacun et de tous, nécessite que nous nous apprenions ensemble pour nous comprendre ensemble.

Je travaille sur l’ouverture d’un « Pôle bien vivre : santé environnements, société » : un lieu agréable, ouvert, pour un temps d’autoapprentissage dans le partage en réciprocité des savoirs, expériences, réussites et échecs, projets, envies, inquiétudes… afin d’acquérir les compétences, développer le bon sens, la tolérance, l’équité… pour mener réflexions et actions pour un monde de paix et d’envie, d’en vie… entre et avec quatre, cinq générations.

En même temps, j’entreprends l’écriture d’une Charte de l’éthique, des responsabilités, de la dignité des personnes âgées dans leurs engagements de citoyens dans la société.

Seriez-vous intéressés, ou connaissez-vous des personnes qui le seraient, auxquelles vous faites suivre cet appel ?

Bien à vous

Pierre

retraité professionnel