Archives de l’auteur : Pierre Caro

Retraité, je veux demeurer professionnel, conscient et responsable. Retired, I want to remain professional, conscious and responsible.

Les premières informations auraient tendance à m’inviter à rester chez moi : covid ; situation du monde avec de nombreux conflits, guerres ; violences envers les femmes et les enfants ; pollutions et autres destructions de l’air, de l’eau, de la terre ; contraintes d’exodes pour raisons politiques ou/et religieuses en prenant des risques parfois mortels dans un monde civilisé, au pays des droits de l’homme.

Mais vivre c’est participer, alors j’ai choisi d’ouvrir un nouveau dossier 2022 sur mon ordinateur, la première page des calendriers offerts par mes arrière petits-enfants … et vous écrire ces quelques lignes d’échanges.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrissent mon travail vous le savez .

Un constat dont je vous ai entretenu : de plus en plus de citoyens.nes éprouvent des difficultés à comprendre cette société qui se complique (difficile à comprendre) et se complexifie (toujours de nouveaux éléments non connus). Une conséquence : il y a abandon de participation … pire, participation « contre » jusqu’à des actions de violences.

Je n’ai encore jamais lu des vœux de nouvel an souhaitant malheur, soucis, mauvaise santé, catastrophe … alors ne laissons pas le loisir à ceux qui en auraient l’intention.

Des millions de femmes et d’hommes réalisent des moments extraordinaires, développent des valeurs qui guident la vie aussi longue qu’elle soit. Rejoignons-les et avançons ensemble vers un monde de paix et de progrès humains.

Je veux vivre 2022 parmi et avec elles et eux, dans le métissage de nos populations, de nos cultures, de nos responsabilités.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

Retired, I want to remain professional, conscious and responsible.

Early reports would tend to invite me to stay at home: covid; World situation with many conflicts, wars; violence against women and children; pollution and other destruction of air, water and land; forced exoduses for political or/and religious reasons by taking sometimes fatal risks in a civilized world, in the land of human rights.

But living is participating, so I chose to open a new 2022 file on my computer, the first page of the calendars offered by my great-grandchildren … and write you these few lines of exchange.

Your remarks, suggestions, criticisms, advice … feed my work you know.

One observation I have mentioned: more and more citizens are finding it difficult to understand this society which is becoming more complex (difficult to understand) and more complex (always new elements unknown). One consequence: participation is abandoned … worse, participation « against » to violent actions.

I have never read New Year’s greetings wishing misfortune, worries, bad health, catastrophe … so let us not leave the leisure to those who would like it.

Millions of women and men are experiencing extraordinary moments, developing values that guide life as long as it lasts. Let us join them and move together towards a world of peace and human progress.

I want to live 2022 among and with them, in the mixing of our populations, our cultures, our responsibilities.

Friendships to all

Pierre

occupational pensioner

Réussir sa vie(1) !

Octogénaire il est temps que j’y pense, quoique, durant les deux ou trois décennies prochaines je peux m’engager à faire mieux. En bonne santé, entouré de relations familiales et amicales, quelques moments de repos et loisirs, un temps de travail choisi, appris, compris et entrepris avec plaisir, voire passion, une vie simple, un point c’est tout.

Un petit souci tout de même : je ressens de plus en plus de difficultés à comprendre ce qui se passe autour de moi. Je fais le triste constat que mes lectures, quelques cours suivis sur les formations universitaires numériques, les échanges dans les rencontres pratiquement toutes virtuelles pour cause de pandémie, le déroulement de ma seconde carrière … ne me permettent plus de comprendre une part des évolutions de cette société.

L’ignorance nous empêche de comprendre et donc de participer avec les connaissances nécessaires, indispensables à cette société de plus en plus compliquée (difficile à comprendre) et complexe (de nombreux éléments)

Dans mes premières leçons d’écolier, j’ai appris que l’ignorance était une calamité, qu’il fallait apprendre pour comprendre les développements des sciences et des technologies, qui allaient nous rendre la vie plus agréable. Si nous avons beaucoup appris, vécu des expériences, nous n’avons pas tout bien compris puisque des millions d’êtres humains sont encore victimes de la faim, de maladies, de violences, du manque de relations … dans un monde devenu un grand village tant les voies de communications se sont développées.

Alors que nous imaginons de plus en plus, que nous créons toujours davantage de choix, je pense que nous perdons la capacité d’attention à ce qui serait le mieux pour nous même, pour tous. Il me semble que du simple pékin comme moi, aux plus hautes autorités politiques, nous perdons le contrôle des situations de tous les jours … nous sommes incapables d’anticiper, de prévenir pour protéger.

Lorsque je vois arriver, de loin, les développements des sciences du numérique, de l’intelligence artificielle, des biotechnologies … je suis dans l’inquiétude si nous ne produisons pas, ensemble, les outils nécessaires et indispensables pour apprendre et comprendre afin de participer le plus longtemps possible entre et avec quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Nous avons quelques préoccupations qui deviennent dangereuses faute de ne pas en avoir anticiper les conséquences possibles. Ce sont des transitions qui deviennent urgentes : climat, pollutions, ressources, territoires, les conflits et guerres … et en même temps les évolutions des relations humaines et avec la nature.

Vaste chantier pour lequel la santé, l’éducation et la formation, le travail qui demeure, pour l’essentiel d’entre nous liberté et dignité … même en situation de retraite, les modes et conditions de vie, les environnements sont des éléments à penser, sans violence, dans les responsabilités de chacun et de tous.

Je vous propose l’une de mes réflexions, qui doit devenir action : un « pôle santé, environnement, société » lieu d’apprentissage par les échanges de savoirs et d’expériences, les partages de projets, d’envies, d’utopies … pour entreprendre un monde de progrès des femmes et des hommes en harmonie avec la nature en équilibre avec toutes sciences et technologies. Merci si vous participez.

Réussir ma vie ! Réussir la vie ? … ce ne pourra être qu’avec vous.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

(1) – L’Humanologue N° 4

Me conduire en qualité de retraité professionnel !

« Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés » Albert Einstein

Je ne pouvais, ne voulais pas aider l’autre, savoir ou faire à la place. Je veux, simplement, l’accompagner, l’écouter, aujourd’hui, pour être et faire avec, dans son parcours, en le laissant libre de la route qu’il ou elle choisit en conscience.

Gandhi disait « Tout ce que vous faites pour moi, mais sans moi, vous le faites contre moi »

C’est pourquoi je développe mes engagements comme durant mes quarante années de carrière obligée, en qualité de « professionnel » responsable dans des compétences sans cesse remises en cause – c’est l’apprentissage tout au long de la vie – parce que mes idées, mes projets, mes environnements changent, évoluent, me changent ! Je veux demeurer le professionnel responsable dans une conduite éthique et déontologique, qui fait avec les autres.

Le monde du travail ne me quitte pas. Comment pourrais-je l’ignorer en regardant les jeunes générations dans leurs parfois difficiles vécus de carrière ? Comment l’ignorer en prenant conscience des modes, conditions, environnements, que ces mondes de productions, commercialisations, informations, formations … m’imposent dans mes choix de vie ? Tout simplement, aussi, parce qu’il nourrit ma pension de retraité !

Conscient, avec certaines expériences vécues, je sais que, faute de comprendre, de plus en plus de personnes ne participent plus, s’éloignent, s’isolent … l’isolement des aînés est un problème mondial, il faudrait en chercher les vraies causes avant de mettre en place des plans sociaux qui parfois ajoutent à la misère sociale ! C’est donc l’une de mes premières préoccupations, l’un de mes premiers slogans : « apprendre pour comprendre et entreprendre ».

C’est mon engagement actuel pour l’ouverture d’un « Pôle santé, environnement, société ». J’ai choisi d’y développer des « ateliers d’expressions ». Ateliers de rencontres où, pour faire simple, chacun met au pot commun idées, envies, passions, déceptions, espoirs …, et échanges en réciprocité, savoirs et expériences, réussites comme échecs.

Naturellement, chacun repart avec une réponse … souvent des interrogations, parce qu’il, elle, aura acquis de nouvelles connaissances, parfois seulement découvert le bon sens … et l’envie de s’exprimer davantage en discussion dans une prochaine rencontre. Si j’ai semé quelques graines durant une rencontre, je dois en surveiller la levée, supprimer aussi vite que possible les mauvaises herbes, qui ne se jettent pas, mais servent de compost.

Retraité professionnel, je suis heureux de mener cette seconde carrière 2000 – 2040.

Pierre

retraité professionnel

Apprendre ?

Lors de mon entrée en situation de retraite, j’ai été sollicité pour accompagner des jeunes afin de parler du monde du travail, d’emplois, de professions …. possibles pour une vie de travail nécessaire, indispensable, en principe, pour qu’ils acquièrent leur liberté de choix de modes, conditions et environnements de vie en quittant le giron familial.

J’ai pensé que celui qui avait à apprendre c’était moi qui quittais le monde du travail obligé, pour celui sans obligation de travailler … ce que je n’avais jamais vécu !

J’ai donc entrepris un temps d’apprentissage de trois années. J’ai choisi l’Université Permanente, plus proche de mon domicile, mais d’autres solutions étaient possibles.

Un quart de siècle, eh oui, plus tard, octogénaire, je fais le constat que j’ai appris par quelques livres, cours, entretiens, échanges … mais beaucoup par les rencontres de personnes que j’aurais voulu être !

Des personnes qui m’ont étonné par une pratique, une idée, une passion … si ordinaire en eux sans qu’apparaisse un effort, un impératif, une nécessité de performance.

Je me dis qu’il me faut un nouveau temps d’apprentissage, non pour quitter le giron familial, mais pour revisiter mes habitudes, mes certitudes, mon autorité d’un professionnalisme dont je suis fier depuis de longues années … mais dont je doute que cela soit suffisant pour continuer de construire mon long temps de vieillissement dans une société où les évolutions sont rapides, et de plus en plus difficiles à comprendre pour moi.

Bien vieillir longtemps en nourrissant mes réflexions et actions inspirées par le commun des quidams, jeunes et aînés, qui me donnent les envies, énergies, passions, pour me surpasser.

Il faut vraiment que je reprenne un temps d’apprentissage … en me nourrissant de vos savoirs … c’est peut-être cela vivre l’apprentissage tout au long de la vie ?

Amitiés à toutes et tous

Pierre

Grandir … pour vieillir et mourir … quel parcours !

« vivement que je sois grand » laquelle, lequel d’entre nous n’a pas formulé ce vœux ?

Être grand c’est décider de faire ce que l’on veut sans l’avis des autres. Eh oui, mais la société est composée des autres qui ont également des prétentions de devenir grandes et grands.

Alors partageons ? Mais là aussi il y a des plus grands … qui s’imposent avec davantage de besoins ou/et de prétentions … de force !

Arrive le moment où l’on a grandi à un tel point que l’âge vous colle davantage à la peau, quand on vous annonce que vous entrez dans le club des grands-parents, puis celui des arrière grands-parents … les états de santé, d’autonomie et bien être, marquent le nombre des années passées.

Dans les mêmes temps, les copains et copines de boite vous « récompensent » pour votre âge en vous offrant un cadeau de départ … après quarante deux ans de carrière, où vous avez donné une grande part de votre vie. Vous quittez le monde du travail pour celui des retraités.es … autant dire le monde des vieux, seniors, aînés et autres « surnoms » en vogue dans les rencontres … .

Demeurant à la maison vous avez la charge de vider chaque jour votre boite à lettres emplie d’enveloppes et journaux vous invitant à contrôler vos placements et assurances, la douche … important de changer la pomme, les nouvelles ont davantage de trous … , mais aussi votre ouïe, votre vue, vos dents, vos cheveux … et tout le reste de votre corps, qui ne se porte pas trop mal dans sa neuvième décennie … parce que vous avez fichu ces courriers directement dans le sac à papiers à porter à la déchetterie …

Alors le dire c’est bien … mais le fer c’est mieux car ne dit-on pas : une santé de fer ?

Alors l’eau de vie OUI …. grandir NON … c’est MORTIFÈRE …. !

Amitiés à toutes et tous

Pierre

Le monde est imprévisible … pensons y !

Qu’allons-nous devenir dans ce monde en évolutions perpétuelles ? La question universelle, est considérée à degrés d’inquiétude différents, entre conscients et inconscients.

Les prédictions, bien que le plus souvent fausses, sont nécessaires, indispensables, car nous ne pouvons vivre sans anticiper, sans penser que les jours, les mois, les années prochaines, nous serons vivants… et désireux de prolonger ce temps.

Pour réaliser cet objectif, nous devons utiliser les énergies de notre corps, et y ajouter celles offertes par la nature, celles produites et transformées par nos sciences, nos techniques et technologies, pour nos besoins indispensables, nécessaires ou superflus.

La vie ce sont ces échanges permanents : que l’un de ceux-ci cesse et nous créons un déséquilibre physique, psychique, mécanique, mental plus ou moins conséquent.

Ceci pose des questions de choix de modes, conditions et environnements de vie.

Concernant le vieillissement, dans un temps différent, selon que l’on commence sa vieillesse à 40 ou 80 ans, prendre soin des énergies nécessaires et indispensables est un atout précieux.

Une de nos préoccupations doit donc d’être d’en entretenir les origines (gênes) leurs sources (alimentation, activités physiques, intellectuelles, psychiques…) et leur renouvellement (air, eau, hygiène… ) en évitant, autant que faire ce peut les causes de pollutions, d’allergies, de violences…

Vivre ensemble dans le partage de nos richesses personnelles pour une richesse commune universelle, pour le bien de chacun et de tous, nécessite que nous nous apprenions ensemble pour nous comprendre ensemble.

Je travaille sur l’ouverture d’un « Pôle bien vivre : santé environnements, société » : un lieu agréable, ouvert, pour un temps d’autoapprentissage dans le partage en réciprocité des savoirs, expériences, réussites et échecs, projets, envies, inquiétudes… afin d’acquérir les compétences, développer le bon sens, la tolérance, l’équité… pour mener réflexions et actions pour un monde de paix et d’envie, d’en vie… entre et avec quatre, cinq générations.

En même temps, j’entreprends l’écriture d’une Charte de l’éthique, des responsabilités, de la dignité des personnes âgées dans leurs engagements de citoyens dans la société.

Seriez-vous intéressés, ou connaissez-vous des personnes qui le seraient, auxquelles vous faites suivre cet appel ?

Bien à vous

Pierre

retraité professionnel

Climat, vaccin … et délinquance !

Prévenir ne suffit pas, parfois cela est pire que de découvrir soit même. Souvenez-vous des premières consignes : ne touche pas aux allumettes, ne montre pas tes fesses, ne frappe pas, ne touche pas à ça … des interdits qui nous donnent envie d’essayer tout de même … de ne pas y croire … pour qui nous prend-on ?

Ce sont les délinquants, conscients ou non, qui, en transgressant, obligent la société à créer le droit et la législation pour la paix et la sécurité en toute situation et tout lieu. Pour faire simple, SI nous apprenions et comprenions nos intérêts communs, persuadés de leur bien-fondé puisque conseillés par des professionnels.les, et/ou des élus.es, de nombreux conflits seraient évités, beaucoup d’entre nous seraient plus sensibles à partager savoirs et expériences pour un mieux.

Je suis inquiet par le fait de ne plus reconnaître « l’ivraie du bon grain » dans mes rencontres, lectures, visioconférences et autres outils à ma portée, tant la foultitude d’annonces contradictoires -confirmées et sitôt infirmées, plusieurs fois émises de façon emphatique par des « gens compétents »- ruine ma confiance.

Je suis inquiet aux annonces de catastrophes climatiques tels incendies, inondations, vagues de chaleur … ayant pour causes les dérèglements climatiques. N’est-ce pas parce que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dans nos pays riches, nous ne manquons de rien ? Que depuis nous sommes « entraînés » vers toujours plus de consommations pour « utiliser » nos productions qu’elles soient nécessaires, indispensables ou de confort …, alors qu’une partie du monde voit ses populations manquer d’eau, de nourriture, d’éducation, de formation, de travail pour assurer la liberté et la dignité, pour vivre en paix et dignité, préparer un long temps de vieillissement ?

Je suis inquiet lorsque j’apprends qu’aujourd’hui 29 juillet que nous avons consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an !

Je suis inquiet de ne plus comprendre les relations de paix de mon territoire à celui le plus éloigné, le plus différent … parfois ce ne sont pas les distances qui causent problème, mais la gouvernance de nos sociétés.

Tant que la loi, le droit, l’éducation, l’éthique, la punition, la répression n’atteignent pas leur perfection, les délinquants obligeront aux contraintes. Et si nous ne sommes plus en mesure de comprendre nous allons vers une nouvelle pandémie : l’idiosyncrasie 2020* … qui nous séparera depuis les plus simples relations à nous même, à la protection de notre santé et bonheur de vivre, envers nos environnements, envers la société.

J’aimerais éviter. Aussi je vous invite à me faire savoirs vos remarques, suggestions, critiques, conseils … pour nourrir ma nouvelle initiative :

un lieu « Pôle bien vivre : santé, environnements, société ».
Des ateliers d’apprentissages, autoanimés par les partages d’échanges en réciprocité des savoirs, expériences, recherches et développements, des pratiques de santé et de bien-être, avec à la base zoo, musico, lumino, phyto …. thérapie voire écriture, lecture, théâtre de rue et/ou d’expressions …

Je vous souhaite de bonnes vacances … Ne prenez jamais votre retraite, vous n’y aurez plus droit, pas plus qu’aux RTT, arrêts maladie, congés paternité … mais vous serez votre propre patron dans un très long temps de vieillissement heureux.

Amitiés à toutes et tous
Pierre

Retraité professionnel

* Manière d’être particulière à chaque individu qui l’amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre.

Hier l’ordi, aujourd’hui Intelligence artificielle et robotique, et après-demain ?

Hier, fin du XXe siècle, quand j’ai terminé ma carrière professionnelle obligée, j’ai dû tenir compte de la place prise par les développements des appareils et technologies du numérique. Cette science du traitement automatique et rationnel de l’information considérée comme le support des connaissances et des communications. Le téléphone, la radio, la télévision, l’ordinateur et l’internet étaient devenus des « indispensables ». J’ai appris, autant qu’il m’était possible, à utiliser au mieux ces « outils ».

Durant ces vingt premières années de retraite 2000-2020, ceux-ci sont devenus de plus en plus présents dans ma vie de tous les jours. Outils de gestion de mon entreprise, ils l’ont été de mon temps d’apprentissage, de travail, de mes réflexions et actions, de mes loisirs …. Ils sont devenus des prothèses, car si j’en étais privés je serais incapable de chercher, classer, répertorier … les documentations dont j’ai l’usage. En 2000 en France pour une population de 60 millions d’habitants, nous comptons 6,3 millions d’utilisateurs d’internet, dans le monde 550 millions d’utilisateurs pour une population de 6 milliards. En 2020, 4,54 milliards d’internautes dans le monde, connectées plus de 6 heures par jour, plus de 5 milliards se connectent à partir de leur (s) smartphone (s). et 40% de la population mondiale ne serait pas encore connectés Des chiffres qui me questionnent : quelles répercussions sur nos relations ? sur notre long temps de vieillissement ? quelles limites ? …

Demain 2020-2040, je suis incapable de me prononcer sur ce que sera ce monde. Aussi j’ai choisi, de recopier les lignes ci dessous qui m’ont semblé reprendre les divers documentations dans mes livres et sur les sites d’internet … bien entendu.

Le monde en 2040 vu par la CIA – Central Intelligence Agency- Un monde contesté Pior Smolar*

Ce rapport** 2021, qui envisage le monde de 2040, était très guetté dans le contexte éprouvant du Covid-19. Il annonce des bouleversements, en une génération, comme aucune autre n’en a vécu jusqu’alors dans l’histoire de l’humanité : dans le domaine du climat, de la connectivité, de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle. Il dessine aussi des sociétés plus fragmentées, sous tension, confrontées à des menaces et des enjeux sans frontières. Un monde contesté se dessine où la confiance entre gouvernants et gouvernés sera sérieusement ébranlée. Comment les sociétés affronteront-elle le vieillissement de leur population ? Comment résisteront-elles à la pression migratoire ? Au manque d’eau ? Pourquoi la jeunesse risque-t-elle de connaître des troubles mentaux aigus ? La technologie pourra t-elle atténuer les effets du changement climatique ? Quels seront les pays qui détermineront la marche des prochaines décennies ? Une renaissance démocratique est-elle possible ?

Retraité, professionnel comme je souhaite le demeurer, j’ai conscience de participer à ce monde par mes choix de modes, conditions et environnements de vie, contraints ou imposés. Je me dois de demeurer responsable et par conséquent en devoir d’apprendre pour comprendre et entreprendre ces prochaines décennies en partageant mes relations familiales et amicales, mes réussites comme mes échecs, mes envies, mes passions, mes projets … en participant à toutes les rencontres, en présentiel ou en virtuel, effet de ce temps présent, qui me seront ouvertes.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils … me sont précieux, indispensables, ils nourriront mon travail pour anticiper les meilleurs situations capables de construire ces vingt prochaines années de bien vieillir longtemps dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Une participation commune partagée, par exemple ?

Pierre Caro

retraité professionnel

*Piotr Smolar, journaliste au Monde, est spécialiste des relations internationales, ancien correspondant en Israël, actuellement en charge de la diplomatie depuis 2019.

** – Ce rapport a été rendu public le 8 avril aux Etats-Unis. Depuis 2013, les Éditions des Équateurs publient le rapport du National Intelligence Council.

La retraite de mes arrière petits-enfants : 2080-2130 !

« C’est fou de penser aussi loin » je suis d’accord, mais les conditions de leur retraite sont fonction de leurs éducation et formation dans les années prochaines, qui détermineront en partie les éléments de leur carrière 2030-2080, qui conditionnera leur état de santé et le montant de leur pension durant leur retraite 2080-2130, dont dépendront leur envie, leurs projets, leur bonheur de vivre bien et le plus longtemps possible … à condition que les politiques, en France, en Europe, dans le monde, soient conduites en suivant, par exemple, l’agenda 2030 des 17 Objectifs de Développement Durable qui sont censés couvrir l’intégralité des enjeux de développement dans tous les pays, tels que le climat, la biodiversité, l’énergie, l’eau, la pauvreté, l’égalité des genres, la prospérité économique ou encore la paix, l’agriculture, l’éducation, etc.

Mes parents m’ont appris que le travail était une nécessité, une utilité non seulement pour gagner ma vie, mais pour développer tout au long de celle-ci, des savoir-être, savoir-faire et savoir partager les richesses des différences avec les autres, me socialiser… pour devenir un homme responsable dans une conduite de vie à transmettre à mes enfants et leurs enfants… ils ignoraient que je pourrais être le patriarche de cinq générations… eux ne connaissaient que leurs parents, peu d’années, et leurs enfants.

Les sciences et les technologies ont fait un monde nouveau où le travail pénible doit être effectué par des machines, ou les avions nous transportent à l’autre bout de la terre, où rien ne manque pour nos besoins indispensables et superflus… sauf que, comme dans toute médaille il y a un revers : les moyens d’information et communication, les outils numériques… influencent les choix de modes, conditions et environnements de vie… parfois sans notre consentement conscient ! Et peut-être ce sera encore plus compliqué pour les générations plus jeunes si aujourd’hui nous n’y réfléchissons pas.

Aussi, grand et arrière-grand-père, je dois montrer à mes petits et arrière-petits-enfants que, retraité bénévole, je demeure toujours responsable dans mes engagements et donc je dois garder, voire développer en permanence, ma déontologie de professionnel… être connu et reconnu comme tel dans une société de plus en plus complexe, dans ma volonté d’apprendre pour comprendre et entreprendre … face aux irrémédiables changements de la vie. Demeurer présent le plus longtemps possible, autonome et prêt à échanger avec eux, en réciprocité, pour notre enrichissement commun.

Je dois leur montrer l’espoir que je mets en eux, en la société … pour après demain.

Vos remarques, suggestions, critiques … nourrissent mon travail Merci.
Pierre

retraité professionnel

Anticipation, résilience et bon sens

Dans les trois années d’apprentissage à l’Université pour construire cette nouvelle carrière de retraité, il m’est apparu que si vieillir est un état normal, la non-anticipation de ce possible long temps de vieillissement pouvait être la cause de bien des désagréments. Dans les mêmes temps, m’est revenue en mémoire l’une des leçons de technologie au lycée : la résilience est la capacité à absorber un choc par déformation momentanée, sans conséquence visible. Et j’essaie que le bon sens, appris de mes parents, me soit un guide, simple, et efficace.

J’entreprends la seconde mi-temps, 2021-2040, de ma carrière de retraité. Mes apprentissages dans les partages d’échanges de savoirs, d’expériences, mes réussites comme mes erreurs, n’ont fait que confirmer combien se préparer à bien vieillir longtemps nécessite anticipation, résilience et bon sens.

L’anticipation, un exemple. En prenant en compte que nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, l’ONU annonce 11 milliards en 2100, l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) 8 milliards, sensiblement la population actuelle, par baisse de la fécondité des femmes. Le Japon, l’Espagne, l’Italie, le Portugal pourraient perdre la moitié de leur population. La France pourrait compter le même nombre qu’aujourd’hui 67 millions d’habitants. L’Afrique Sub-saharienne pourrait tripler sa population, le Nigeria avec 790 millions d’habitants deviendrait le deuxième pays le plus peuplé du monde, derrière l’Inde et devant la Chine. Un monde complètement nouveau avec un nombre de personnes en âge de travailler moins important, et celui des plus de 80 ans être six fois supérieur à celui d’aujourd’hui, 140 à 870 millions (chiffres arrondis). Ce ne peut pas être sans conséquences sur les services de santé et sociaux, sur l’économie, les productions, l’organisation des familles, des communautés, des environnements … Comment ne pas y penser aujourd’hui et quelles priorités donner : la santé, les ressources, l’éducation et formation, les sols, les transports, l’eau, l’air, les communications, les migrations, les modes et les conditions de vie… ??? On parle facilement de transition écologique, climatique, mais le vieillissement des populations pourrait avoir davantage de conséquences perturbatrices sur l’ensemble des sociétés.

La résilience

Nous, les aînés, avons un potentiel d’expériences, réussies ou loupées, des richesses de savoirs et connaissances, nous nous sommes plus ou moins déformés sous les épreuves, nous avons résisté, nous nous sommes opposés, avons contribué, accepté, nous nous sommes remis en cause volontairement, avec confiance et espérance, comme l’ont fait les générations précédentes pour préparer une vie meilleure aux générations prochaines. Nous avons un devoir d’aînés à montrer.

Le bon sens

Les conflits, proches et lointains sont des désastres humains, nos modes et conditions de vie peuvent contribuer aux développements des perturbations climatiques, des dégâts écologiques avec toutes leurs conséquences. Nous avons résisté sans opposer de résistance, accepter d’évoluer sans détruire, développer nos relations pour nous comprendre sans obligation d’être en accord, mais en respectant les autres. Nous assumons nos responsabilités, nous sommes conscients de la nécessité de construire nos vies ensemble, sans quoi nous disparaîtrons ensemble.

Les expériences vécues, comprises et retenues sont cette force intérieure qui nous permet, le plus souvent et suivant nos moyens, d’anticiper les catastrophes, d’en accepter l’inéluctabilité et, malgré tout, d’aller de l’avant.

Le bon sens voudrait que, tous, nous participions ; la résilience c’est l’armure pour réussir en dépit des adversités ; comme aux jeux, donnons-nous les outils pour un coup d’avance.

« Le passé du présent, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’action ; le futur du présent, c’est l’imagination. » Saint-Augustin

Vos remarques, suggestions, critiques … nourrissent mon travail de retraité professionnel Merci

Pierre