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Edito : Faut-il supprimer les maisons de retraite ?

Annie de Vivie, fondatrice d’Agevillage, directrice des formations Humanitude. mis à jour le 08/09/2020

Pour quelles alternatives ?

Voilà une drôle de question, qui circule sur les réseaux sociaux , dans les médias (Courrier international) et les plateaux de télévision (Magazine de la santé sur France 5/Allo docteur).
Il est vrai que l’image de ces maisons de retraite, ces mal nommés EHPAD (Etablissements pour personnes âgées dépendantes), en a encore pris un coup avec la crise sanitaire.

Le décompte macabre des morts chaque jour à la télévision était à peine compensé des applaudissements aux professionnels de terrain.

Les ministres chargées de l’autonomie et de l’insertion, mesdames Bourguignon et Klinkert ont justement rendu visite à ces équipes. Elles ont choisi rendre hommage à des professionnels d’établissements et de services à domicile du Grand Est, qui ont particulièrement souffert (décès de résidents et d’une aide-soignante), mais n’ont pas déserté et sont venu prendre soin chaque jour des plus malades.

Alors pourquoi cette question : faut-il supprimer les maisons de retraite ?

Parce qu’on ne veut plus y entrer ? Souhaite-t-on entrer dans un service de réanimation ? Non, et pourtant nous comptons sur eux ! Il en est de même quand la maladie s’aggrave, que le besoin d’aides, de présences professionnelles, devient nécessaire 24 heures sur 24 avec une qualité de prendre soin qui permet d’éviter les troubles du comportement et de continuer à bricoler sa vie, son projet d’accompagnement personnalisé….. Extrait de Agevillage Le site d’infos des seniors et aidants.

Réaction de Pierre Caro,

Bonjour

Vous le savez, je consacre ma retraite, depuis 1997, à un travail de réflexions et d’actions sur les conséquences d’un long vieillissement, ce dernier tiers de vie 60/90 ans possible, 65/100 ans et plus probable demain.

Si vieillir en bonne santé et autonomie est un grand bonheur, le danger est dans la non-anticipation de ce long temps de vieillissement avec la conscience des changements irrémédiables.

Octogénaire, je n’envisage pas, passées ces 20 prochaines années, mon entrée dans une maison de retraite, ou Ehpad…, mais ce sont sans doute mes enfants qui « penseront que c’est mieux pour moi » !

Je ne sais répondre à la question, ce que j’ai appris, durant ces plus de 20 années de travail sur le vieillissement, c’est que la question « économique » passe avant celle du professionnalisme.

Fâcheuse tendance, en France, c’est mon sentiment, il y a les professionnels reconnus, et les autres ; des discriminations de genre : les femmes, nous avons un gros travail à entreprendre ; discrimination de profession : médecin, ingénieur et technicien de surface ou femme de ménage… ; discrimination de secteur d’activité : de l’informatique au gardiennage, de la production à l’entretien… ; discrimination de sexe et là, « vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre » supériorité des femmes dans les professions de représentation telles les hôtesses, il n’y a pas de masculin, au point qu’un homme serait dévalorisé ou devenu… douteux !… ; discrimination d’âge…

Mais je ne suis que professionnel retraité et j’ai conscience de mes ignorances.

Dans les premières rencontres entre personnes, une question apparaît rapidement « quelle profession exercez-vous ou exerciez-vous ? » ou « vous travaillez dans quel secteur ? »… des valeurs qui comptent, plus rarement : combien gagnez-vous… sauf, si c’est une situation de type « alliance maritale » ! ! !

Je suis chaque jour davantage convaincu qu’en priorité l’éducation, la formation, et la valorisation des professions, peuvent changer les états actuels du regard sur les maisons de retraite et Ephad. Nous devons toutes et tous travailler sur cet objectif.

Donner l’envie à des jeunes de devenir de vrais professionnels connus et reconnus auprès des âgés, et faire qu’ils n’auront rien à envier à n’importe quelle autre profession ou situation.

Que l’un de vos enfants ou petits-enfants travaille dans le lieu change beaucoup l’appréhension par le fait qu’on est malgré tout, persuadé que c’est un bon professionnel, consciencieux.

Oui pour donner un label de qualité de vie ( milieu, ressources, relations, formations tout au long de la carrière, promotions…) pour ces professions, ce doit être une parmi les priorités immédiates.

Les responsabilités et engagements sont à partager entre citoyens, élus et responsables des politiques humaines, sociales, économiques, culturelles, d’environnements… .

Nous vieillissons tous, c’est irrémédiable, travaillons ensemble pour que MON entrée en maison de retraite ou en Ehpad soit la plus sereine possible… le plus important demeurant ma petite personne ! ! !

Garder en mémoire qu’apprendre à bien vieillir longtemps fait partie intégrale de l’apprentissage tout au long de la vie.

Amitiés à toutes et tous… Et heureux d’échanger savoirs, expériences, idées, passions… autant d’outils qui nourrissent mon travail de retraité professionnel. Merci.

Partage éthique et responsable par une métamorphose volontaire

Après plus de 20 années de réflexions et actions menées sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, «  je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » Montaigne.

J’étais persuadé de faire progresser mon projet de retraité professionnel dans les mises en place d’ateliers citoyens de réflexions et d’actions pour apprendre à bien vieillir mes trente, quarante, voir plus, années de retraite possibles. Déception !

L’évolution démographique du passage de 7 à 9 milliards d’habitants sur la terre en 2050 (Insee), et le réchauffement actuel de 98 % du globe depuis la révolution industrielle du XXe siècle (Revue Nature), étaient deux bases de travail de mes connaissances, même à quelques millions d’habitants, au dixième de degrés près.

La pandémie de la Covid-19 actuelle (qui a montré égoïsme et narcissisme, mais dont je ne veux retenir que les actions humaines remarquables de femmes et d’hommes, professionnels ou non, qui se sont volontairement engagés, voire confinés avec les personnes dépendantes durant plusieurs semaines) les catastrophes naturelles ( incendies, ouragans, inondations… ) celles provoquées par les hommes (pollutions, destructions…) les violences faites aux plus faibles (enfants, femmes, personnes en difficulté…) et les conflits guerriers (territoires et religieux…) … ont bousculé mon travail sur les conditions favorables à un long temps de vieillissement.

Je dois tenir davantage compte des aléas environnementaux, mieux comprendre, m’approprier et partager mon territoire de vie, mieux gérer les ressources naturelles et celles produites, toujours mieux maîtriser mes consommations, développer mes savoirs et expériences si nécessaires et indispensables pour vivre et agir ensemble dans mes choix, mes droits et devoirs de citoyen.

En fait, je dois développer les principes de base de la prévention : La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies donne pour définition d’une catastrophe la « rupture grave du fonctionnement d’une communauté ou d’une société impliquant d’importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources » ONU SCRRE.

Je dois donc, toujours remettre en construction mes convictions et certitudes pour apprendre à bien vieillir longtemps en créant, innovant, inventant les conditions de vie saines, agréables, fraternelles, solidaires dans une conduite équitable, éthique et responsable partagée… et surtout continuer à apporter ma goutte d’eau, comme le colibri, pour la construction d’une vie de paix entre quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Je veux être aux côtés de ceux qui avancent vers un monde meilleur.

« Je veux un monde où chacun peut mener une vie saine et productive, quel que soit son identité ou son lieu de vie. J’ai la conviction qu’un engagement mondial pour le développement durable, partie intégrante des Objectifs de développement durable, est une chance unique d’agir sur les facteurs sociaux, économiques et politiques déterminants de la santé et d’améliorer la santé et le bien-être de chacune et chacun, partout dans le monde…. Nous avons besoin d’une OMS – adaptée au XXIe siècle – appartenant à tous de manière équitable. Nous avons besoin d’une OMS dotée de ressources adéquates, axée sur les résultats, et qui met l’accent sur la transparence, la responsabilité et tire le meilleur parti de ses ressources financières. » Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directuer général de l’OMS, août 2020.

Revenant à Montaigne, si « La philosophie est la science qui nous apprend à vivre » alors philosophons… et métamorphosons-nous … mais ensemble.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

L’Alliance

L’alliance

Elle est en premier état un acte d’union, de fédération, voire de confédération, à deux ou plus nombreux ; elle naît souvent de l’amitié, ce sentiment aussi doux que terrible.

Elle est partie intégrante de ma formation tout au long de ma vie par les échanges de savoirs, d’expériences, de réussites et d’échecs, de passions et parfois… d’amertumes que je veux surmonter.

Elle est la raison de chacun de mes engagements -de père, grand, et arrière-grand-père, de citoyen- depuis 25 années dans la situation particulière de retraité, personne âgée.

Mon travail sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, en relative bonne santé et autonomes pour une majorité d’entre nous (au moins pour les prochaines décennies), et mes engagements pour réduire l’accroissement des différences entre ceux en situation de confort, voir plus, au profit de ceux en manque de tout et sont perturbés par la pandémie de la COVID-19 et les variations climatiques.

Je suis engagé, l’Association A6, auprès de l’Association Climat Chance, depuis la rencontre de Nantes, 26-28 septembre 2016, pour apporter ma contribution à la déclaration des acteurs du climat, « Renforcer l’action concrète pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de l’Accord de Paris ». Je participe aux visioconférences mises en place.

Face à la COVID-19, je pratique la responsabilité du bon sens. Ma maison est une maison ouverte, sur une grande campagne, chacun.e assume… c’est le souhait, depuis janvier aucun souci et je reçois chaque semaine plusieurs personnes individuelles ou groupées, de France, de Chine, d’Afrique, des Etats-Unis… demain, jeudi, j’attends deux familles guinéennes pour quelques jours…

Peut-être que demain ! ! ! Mais en osant paraphraser Robert Louis Stevenson1 « la fiction est à l’adulte ce que le jeu est à l’enfant » j’écris : quand ma vie s’accorde en responsabilité et solidarité au point de me livrer de tout mon cœur, quand chaque jour m’enchante et qu’il me plaît de l’évoquer, de m’attarder sur mes souvenirs, « la fiction s’appelle roman de l’aventure » c’est celui dont je veux partager l’objectif avec les générations plus jeunes, dans les « métamorphoses de la responsabilité et contrat social » pour reprendre le dernier ouvrage de Pierre Calame, Edition CLM, 2020.

« L’Alliance pour des sociétés responsables et durables » demeure, pour moi, un outil de construction nécessaire et indispensable pour les vingt prochaines années 2020-2040… je serai centenaire !

Je demeure à votre disposition,

Pierre
retraité professionnel

118501894 écrivain écossais et un grand voyageur, célèbre pour ses romans L’Île au trésor (1883L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).

Climat-Chance, retraite et long vieillissement

L’Association A6, partenaire de la Fondation Charles Léopold Mayer, au sein de l’Alliance pour des sociétés responsables et durables, s’est engagée à Nantes en 2016, pour le premier Sommet Climat-Chance. Cette participation territoriale active par l’animation d’ateliers, avait pour objectif de placer les retraités et personnes âgées, comme acteurs avertis et responsables.
La plupart d’entre eux ont commencé leur vie après la Seconde Guerre mondiale. Un temps de reconstruction, où les évolutions scientifiques et techniques ont ouvert à la prospérité matérielle, intellectuelle et aux conforts de vie sans vraiment être en mesure d’anticiper les conséquences futures sur le climat.

Chacun.e prend conscience des changements climatiques depuis ces dernières décennies : augmentation de la température moyenne de la planète, élévation du niveau marin, perturbation écologique, qui ne sont pas sans conséquence sur les situations sanitaires, les productions alimentaires, l’acidification des eaux … mettant en grand danger de certains territoires.

Dans les mêmes temps, chacun.e prend conscience que l’allongement de l’espérance de vie au-delà de 60 ans se confirme : la retraite de 60 ans/90 ans est possible aujourd’hui, 65 ans/100 ans et plus, probable demain. L’âge où commence la vieillesse est 60 ans pour l’OMS, il est ressenti à 80, voire 90 ans le plus souvent aujourd’hui.

Or, assurer la vie voire la survie des espèces, dans les indépendances d’un nouvel état de l’humanité et l’irréversibilité d’une responsabilité planétaire des relations entre les êtres humains, les sociétés, l’humanité et la biosphère, n’est plus possible, devient le danger, sans l’anticipation de ce long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie.

Les retraités, personnes dites âgées, ne peuvent plus penser quelques années de repos bien gagnées après la carrière. Ils doivent envisager de conserver, développer, partager leurs savoirs et expériences, réussites et échecs, en tenant compte des évolutions des sciences, des technologies, des techniques, anciennes, récentes et futures envisagées, afin de vivre longtemps entre et avec quatre, cinq générations, dans le métissage des populations et de leurs cultures.

Nous avons conscience de la nécessité de partager nos réflexions et actions, pour apprendre et construire cette société du XXIe siècle dans la solidarité, l’engagement responsable, les amitiés nécessaires et indispensables pour la paix mondiale. Nous avons besoin d’être considérés comme citoyens, acteurs de la société, et le devoir de nous conduire en aînés responsables.

Nous nous permettons de reprendre la déclaration, de Monsieur le Président de l’Association Climat-Chance, Ronan Dantec, faite à Nantes : « La raison d’être de Climate Chance est de participer à la création d’un environnement favorable au renforcement et à la démultiplication des actions, condition nécessaire à la crédibilisation d’une trajectoire de stabilisation du climat »

Également quelques lignes dernières de Pierre Calame, Président d’honneur de la Fondation Charles Léopold Mayer « En France, la Convention citoyenne sur le climat vient de remettre ses propositions au Président de la République… Elle constituait, pour la France, une véritable innovation : pour la première fois, la démocratie délibérative était prise au sérieux. Il est intéressant d’en tirer les leçons pour l’Europe, dans la double perspective de la Conférence sur l’avenir de l’Europe et du Nouveau pacte vert. »

Rejoigniez-nous dans nos échanges en réciprocité, l’un de nos outils d’apprentissage tout au long de la vie.

Pour l’après demain… résister !

Pour l’après demain… résister !

Hier j’ai vécu des rencontres remarquables,
d’autres point,
des jours tout à fait favorables,
d’autres moins,

les évènements depuis des décennies bousculent ma vie,
mettent en doute mes certitudes,
font voler mes prétentions,
construisent ma détermination équilibrée et harmonieuse dans un prélude.

Celui pour une nouvelle résistance aux flots des invitations à consommer pour jouir,
opposer réflexions et actions à ne pas détruire,
laisser aux générations futures la planète terre des ancêtres héritées,
conscient mais insatisfait d’avoir participé à cette exploitation sans vergogne de la nature, autant tacitement que par ignorance.

Éducation, formation et information, ensemble travaillées et pratiquées,

entreprendre droits et devoirs politiques l’ esprit ouvert, responsable et critique,

des rêves à la réalité les risques acceptés, face aux aléas rassembler pour partager, créer, innover contre l’anormal du local au mondial.

Octogénaire mais pas si vieux pour que cessent rôles et places d’aîné, dans la vie personnelle et publique, socioprofessionnelle et culturelle,
demeurer dans une conduite éthique,
fédérer des solidarités réelles, entre savants, nantis et va-nu-pieds, pour vivre des jours heureux.

Le droit isole, le devoir unit
être, se reconnaître et réaliser,
partager risques et intérêts communs,
construire la paix dans les diversités pour une communauté de destin,
des différences faire cet universel de dialogues inter civilisationnels dans des projets personnels et collectifs.

Le concours de tous nécessaire, impératif,
nos diversités sont nos richesses,
les migrations des choix libres.

Bannir l’exploitation des êtres humains
des animaux, de la terre,
les pollutions de l’air, des océans et mers,
métamorphoser nos valeurs démocratiques
pour relever les défis…

Résister.

Construire mon futur au-delà d’ octogénaire !

Construire mon futur au-delà d’octogénaire !

Je suis responsable de mes engagements, et celui pris en 1997, lors de mon entrée en situation de retraite, ne peut pas être remis en cause par la pandémie de Covid-19, actuelle.

Cet engagement de projet de retraite était simple : vivre les quarante années que je pouvais espérer, au-delà de soixante ans, de façon équilibrée, harmonieuse, heureuse et partagée.

J’ai passé le premier mi temps et je prépare 2021- 2030, j’aurai passé cent ans.

J’avais choisi de demeurer professionnel, comme durant ma carrière, en continuant d’apprendre pour comprendre et entreprendre, vivre en citoyen aîné, acteur responsable.

J’essaie d’apprendre par mes rencontres, les cours FUN, mes lectures. Je vous livre quelques exemples, en cours … pour cause de Covid-19 et de mes interrogations sur …. préparer après demain,,, demain c’est déjà trop tard. Le partage des échanges de savoirs et d’expériences sont mes sources de réflexions et d’actions.

« ..se projeter dans l’avenir en faisant le pari, utopique mais réaliste, qu’il est possible d’humaniser la mondialisation autour de trois objectifs : résister à la déshumanisation, responsabiliser ses acteurs, anticiper sur les risques à venir » Résister, responsabiliser, anticiper – Ou comment humaniser la mondialisation. Mireille Delmas Marty. Seuil 2013

« Pour gérer une planète unique et fragile, il est nécessaire de se mettre d’accord à l’échelle mondiale sur des valeurs communes, au confluent des différentes traditions philosophiques et religieuses…. La responsabilité s’impose alors comme colonne vertébrale de l’éthique du XXIe siècle : corollaire de toute vie en communauté, elle est présente, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés ; contrepartie du pouvoir, de la liberté et de l’interdépendance elle permet, à condition de subir une métamorphose, de répondre aux défis du monde actuel ». Métamorphose de la responsabilité et contrat social. Pierre Calame 2020 ECL

« Seul le choc avec le réel peut réveiller d’un sommeil dogmatique… C’est la foi en un monde gérable comme une entreprise qui se cogne aujourd’hui brutalement à la réalité de risques incalculables… la globalisation est un processus d’avènement d’un Marché total, qui réduit l’humanité à une poussière de particules contractantes mues par leur seul intérêt individuel, et les Etats à des instruments de mise en œuvre des « lois naturelles » révélées par la science économique, au premier rang desquelles l’appropriation privative de la terre et de ses ressources… le démantèlement méthodique des piliers de l’Etat social, dont on redécouvre soudainement l’utilité à la faveur de la crise sanitaire » Alain Supiot : spécialiste du droit du travail, fondateur de l’Institut d’études avancées de Nantes.

« Nous devons agir rapidement et résolument. Nous devons également tenir compte des conséquences à long terme de nos actions. En choisissant entre les alternatives, nous devrions nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois que la tempête sera passée. Oui, la tempête va passer, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront encore vivants… mais nous habiterons un monde différent…..Pourtant, chaque crise est aussi une opportunité. Nous devons espérer que l’épidémie actuelle aidera l’humanité à prendre conscience du grave danger que représente la désunion mondiale. L’humanité doit faire un choix. Allons-nous suivre la voie de la désunion, ou adopterons-nous la voie de la solidarité mondiale ? Si nous choisissons la désunion, cela ne fera pas que prolonger la crise, mais conduira probablement à des catastrophes encore plus graves à l’avenir. Si nous choisissons la solidarité mondiale, ce sera une victoire non seulement contre le coronavirus, mais contre toutes les épidémies et crises futures qui pourraient frapper l’humanité au XXIe siècle. Yuval Noah Harari. Sapiens – Homo Deus- Extrait Financial Times mars 2020

Mes amis, j’apprends parce que vous voulez bien que nous échangions, nos richesses d’avenir pour construire un monde de paix et de bonheur pour le plus grand nombre, sont là.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

Ensemble relever le défi de la planète

Ensemble relever les défis de la planète

La pandémie de 2020, comme toute grande catastrophe va provoquer des changements. Après celle causée par la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, les enfants nés après 1945 n’ont pas connu de guerre en Europe.

Si les guerres sont des violences pour le pouvoir, rapport homme à homme ; l’émergence des maladies infectieuses, le Covid-19 en l’occurrence aujourd’hui, serait un mauvais rapport à notre environnement naturel, rapport homme à nature « Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agit pas que d’un problème médical. L’émergence de ces maladies infectieuses correspond à notre emprise grandissante sur le milieu naturel… Malheureusement, la période dramatique que nous traversons pourrait exacerber le manichéisme humain… En réalité, c’est pire : on ignore simplement que l’origine de l’épidémie de Covid-19 est liée aux bouleversements que nous imposons à la biodiversité. Le silence sur ce point est assourdissant* » Le Monde avril 2020.

Pierre Calame** nous propose de « relever ensemble les défis de la planète » dans une nouvelle collection, à partir d’un constat : « Nos sociétés vont dans le mur… Je ne me propose pas dans ces petits livres d’avoir réponse à tout, d’offrir des solutions clé en main. Ce qui m’intéresse c’est d’ouvrir des perspectives à emprunter ensemble pour inventer, collectivement, le monde de demain ».

C’est aussi ce qui nous intéresse. Je vous propose donc de partager nos échanges de vie, de savoirs et d’expériences pour les multiplier personnellement et communautairement.

Je vous ai fait connaître le premier ouvrage : Petit traité d’oeconomie***

Le second : La responsabilité. Un projet de charte pour renouveler le contrat social et le droit international**** vient d’être édité. En chantier le troisième : pour une révolution de la gouvernance ; et le quatrième : La construction des communautés et l’émergence de la communauté mondiale.

Chers amis, nous avons un objectif de travail qui va guider nos les pas de nos réflexions et actions pour construire le monde d’après demain.

Amitiés à toutes et tous… et avançons ensemble pour un monde de paix et de bonheur.

Pierre

* – Philippe Grandcolas CNRS Sciences Le Monde avril 2020

** – Pierre Calame président du conseil de la Fondation Charles Léopold Meyer.

*** – téléchargeable https://docs.eclm.fr/pdf_livre/396PetitTraiteDOEconomie

**** éditions Charles Léopold Mayer juin 2020

Conseil National de la Nouvelle Resistance

Chères amies, chers amis.

Le Conseil National de la Nouvelle Résistance a annoncé sa création mercredi 13 mai 2020

«Offrir un point de ralliement à toutes celles et ceux, et ils sont nombreux aujourd’hui, individus, collectifs, mouvements, partis et syndicats, qui pensent que les jours heureux ne sont pas qu’une formule vide de sens mais le véritable horizon d’un programme politique… Bertolt Brecht le disait clairement : « Ceux qui se battent peuvent perdre, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu. » Extrait Presse nationale.

Consacrant ma retraite, 1997, à un travail de réflexions et actions sur  « l’élaboration du projet de retraite et de long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés » je suis convaincu que le rôle et la place des retraités.es, sont essentiels, nécessaires et indispensables pour construire des jours heureux entre et avec quatre, cinq générations, dans le métissage des populations, de leurs cultures. Le danger est dans la non anticipation de ce long temps de vieillissement.

Je souhaite participer à l’engagement du Conseil National de la Nouvelle Résistance, CNNR, merci de votre soutien.

Pierre Caro retraité professionnel

Education populaire et la construction d’après demain !

L’éducation populaire et la construction d’après demain !

Entre quatre cinq générations ! Et pour des sociétés responsables, durables et gouvernées.

Lorsque je pense éducation populaire me revient en mémoire une phrase, toujours d’actualité à travers le monde :  «Personne ne sait tout, ni personne n’ignore tout, personne n’éduque personne, personne n’éduque seul, les hommes s’éduquent entre eux par la médiation du monde» Paolo Freire *

Si nous voulons construire la société de demain dans laquelle les générations futures sauront se gouverner pour prévoir, nous devons commencer par apprendre en partant des expériences vécues, avec la conscience de nos différences, qui peuvent soit nous enrichir dans les partages de nos critiques, soit nous diviser dans le refus de celles-ci.

C’est « l’outil » que nous possédons pour penser un autre état du monde alors que les sciences et les techniques peuvent devenir nos amies (santé, éducation, confort…), mais aussi nos ennemis (rejet, isolement, perte de confiance… ) tout comme subitement, un virus, qui malgré les progrès des savoirs, peut nous démontrer que nous sommes dans un monde où plus rien n’est certain… sauf le risque !

Nous vivrons après demain suivant que, comme individu et comme espèce, nous prendrons et ferons exécuter les décisions politiques en citoyens responsables et capables d’apprendre pour comprendre et entreprendre face aux risques toujours présents de périodes de crises et d’incertitudes.

Nos capacités et moyens de développement doivent être préservées, et enrichis, par des actions appropriées ceci tout au long de la vie

Développer l’humanisme, les valeurs d’harmonie et d’équilibre des hommes par le respect de nos environnements de notre territoire de vie à l’ensemble de la planète.

«Apprendre à lire la réalité pour écrire notre propre histoire» suppose une compréhension critique du milieu et une action pour transformer l’intention en action, en appliquant «des solutions viables inédites».

C’est dans ces réflexions et actions, par les échanges en réciprocité, dans la mutualisation de nos savoirs et expériences, de nos réussites et de nos échecs, de nos projets immédiats ou plus lointains, seul ou/et en collectivité, dans le biais du dialogue, que nous développerons les richesses pour une société du bien vivre et vieillir longtemps entre et avec quatre, cinq générations.

Amitiés à toutes et tous

Pierre Caro

* Paulo Freire 1921 1997 Brésil enseignant écrivain économiste, philosophe

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. »

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. » Margaret Mead*

Durant les quarante années de ma carrière professionnelle, j’ai produit des matériels, des biens, des services et j’ai surtout, égoïstement, profité d’un temps de paix en Europe, où « tout, ou presque, était et pouvait être entrepris. »

Retraité depuis la fin du millénaire précédent, et préparant les 20 prochaines années de ma deuxième carrière, me vient l’idée que le coronavirus, origine de la pandémie actuelle, pourrait être « la jambe cassée** » de nos sociétés Française, Européenne, Mondiale.

Je peux donc ou regarder ailleurs, ou m’engager dans un temps d’aide à « société en danger » afin qu’elle ne devienne pas une proie facile pour des prédateurs en alerte…, dont je serai, inévitablement, également victime !

L’accident, le coronavirus dans sa pandémie, forcément imprévue, mais qui, avec un peu de bon sens, aurait pu être considéré comme « possible », car depuis des décennies, nous avons appris que la nature a toujours produit des maladies : lèpre, peste, choléra, rage, tuberculose, rougeole, poliomyélite, grippe … contre lesquelles nos savants nous ont, en partie protégés et le plus souvent guéris, mais auxquelles les politiques n’ont pas su prêter d’intérêt (une par siècle s’ils oublient paludisme, sida, tuberculose… ce n’est pas demain) hors d’un temps de leur fonction et celle de leur réélection ?

Il est donc probable que dans les années, décennies, siècles prochains nous connaissions de pareilles situations de pandémie type coronavirus ou autres et donc, nous devons prendre du temps, demain, pour apprendre, comprendre, entreprendre et développer « l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles, et de l’humanité avec la biosphère** » dans une politique de prévention pour après-demain de notre territoire de vie personnel à l’ensemble de la planète.

Votre sentiment sincère : pensez-vous avoir envie d’abandonner ce que nous avons créé ces dernières décennies, toutes ces graines d’échanges semées ?

Nous devons reprendre ce travail solidaire dans un temps d’apprentissage, d’échanges, de réflexions et actions, qui nous permettrait d’avoir un objectif, aussi nécessaire qu’un phare l’est aux marins, celui de construire une société responsable et durable dans le monde d’après demain, celui de nos petits et arrière-petits-enfants ! Pour nos enfants il est déjà bien tard.

Et j’arrive à ma conclusion : si nous avons besoin de solidarité, il nous faut savoir la construire avec les raisons et objectifs d’une « communauté d’intérêts » personnels, professionnels, territoriaux, où chacune, chacun, participe dans des politiques humaines, sociales, économiques, culturelles, environnementales respectueuses de la biosphère, de meilleures répartitions et usages des biens communs.

Mon amitié, ma confiance dans la solidarité que nous avons créée, toujours forte de nos histoires personnelles et collectives, doit nous convaincre d’entreprendre ce travail pour une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre.

Je vous demande votre engagement quelques heures par mois, pour répondre à mon appel de constituer un groupe de travail dans ce blogue dédié.

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches et au grand plaisir de vous retrouver.

Pierre
retraité professionnel

* – Margaret Mead 1901-1978, anthropologue américaine. Une histoire pour l’ère du coronavirus. Le point de départ d’une civilisation est la solidarité,  ** **Margaret Mead a répondu que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un os de cuisse qui avait été brisé puis guéri.

** – Essai sur l’oeconomie Pierre Calame Editions CLM 2009