Archives de l’auteur : Pierre Caro

Climat, vaccin … et délinquance !

Prévenir ne suffit pas, parfois cela est pire que de découvrir soit même. Souvenez-vous des premières consignes : ne touche pas aux allumettes, ne montre pas tes fesses, ne frappe pas, ne touche pas à ça … des interdits qui nous donnent envie d’essayer tout de même … de ne pas y croire … pour qui nous prend-on ?

Ce sont les délinquants, conscients ou non, qui, en transgressant, obligent la société à créer le droit et la législation pour la paix et la sécurité en toute situation et tout lieu. Pour faire simple, SI nous apprenions et comprenions nos intérêts communs, persuadés de leur bien-fondé puisque conseillés par des professionnels.les, et/ou des élus.es, de nombreux conflits seraient évités, beaucoup d’entre nous seraient plus sensibles à partager savoirs et expériences pour un mieux.

Je suis inquiet par le fait de ne plus reconnaître « l’ivraie du bon grain » dans mes rencontres, lectures, visioconférences et autres outils à ma portée, tant la foultitude d’annonces contradictoires -confirmées et sitôt infirmées, plusieurs fois émises de façon emphatique par des « gens compétents »- ruine ma confiance.

Je suis inquiet aux annonces de catastrophes climatiques tels incendies, inondations, vagues de chaleur … ayant pour causes les dérèglements climatiques. N’est-ce pas parce que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dans nos pays riches, nous ne manquons de rien ? Que depuis nous sommes « entraînés » vers toujours plus de consommations pour « utiliser » nos productions qu’elles soient nécessaires, indispensables ou de confort …, alors qu’une partie du monde voit ses populations manquer d’eau, de nourriture, d’éducation, de formation, de travail pour assurer la liberté et la dignité, pour vivre en paix et dignité, préparer un long temps de vieillissement ?

Je suis inquiet lorsque j’apprends qu’aujourd’hui 29 juillet que nous avons consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an !

Je suis inquiet de ne plus comprendre les relations de paix de mon territoire à celui le plus éloigné, le plus différent … parfois ce ne sont pas les distances qui causent problème, mais la gouvernance de nos sociétés.

Tant que la loi, le droit, l’éducation, l’éthique, la punition, la répression n’atteignent pas leur perfection, les délinquants obligeront aux contraintes. Et si nous ne sommes plus en mesure de comprendre nous allons vers une nouvelle pandémie : l’idiosyncrasie 2020* … qui nous séparera depuis les plus simples relations à nous même, à la protection de notre santé et bonheur de vivre, envers nos environnements, envers la société.

J’aimerais éviter. Aussi je vous invite à me faire savoirs vos remarques, suggestions, critiques, conseils … pour nourrir ma nouvelle initiative :

un lieu « Pôle bien vivre : santé, environnements, société ».
Des ateliers d’apprentissages, autoanimés par les partages d’échanges en réciprocité des savoirs, expériences, recherches et développements, des pratiques de santé et de bien-être, avec à la base zoo, musico, lumino, phyto …. thérapie voire écriture, lecture, théâtre de rue et/ou d’expressions …

Je vous souhaite de bonnes vacances … Ne prenez jamais votre retraite, vous n’y aurez plus droit, pas plus qu’aux RTT, arrêts maladie, congés paternité … mais vous serez votre propre patron dans un très long temps de vieillissement heureux.

Amitiés à toutes et tous
Pierre

Retraité professionnel

* Manière d’être particulière à chaque individu qui l’amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre.

Hier l’ordi, aujourd’hui Intelligence artificielle et robotique, et après-demain ?

Hier, fin du XXe siècle, quand j’ai terminé ma carrière professionnelle obligée, j’ai dû tenir compte de la place prise par les développements des appareils et technologies du numérique. Cette science du traitement automatique et rationnel de l’information considérée comme le support des connaissances et des communications. Le téléphone, la radio, la télévision, l’ordinateur et l’internet étaient devenus des « indispensables ». J’ai appris, autant qu’il m’était possible, à utiliser au mieux ces « outils ».

Durant ces vingt premières années de retraite 2000-2020, ceux-ci sont devenus de plus en plus présents dans ma vie de tous les jours. Outils de gestion de mon entreprise, ils l’ont été de mon temps d’apprentissage, de travail, de mes réflexions et actions, de mes loisirs …. Ils sont devenus des prothèses, car si j’en étais privés je serais incapable de chercher, classer, répertorier … les documentations dont j’ai l’usage. En 2000 en France pour une population de 60 millions d’habitants, nous comptons 6,3 millions d’utilisateurs d’internet, dans le monde 550 millions d’utilisateurs pour une population de 6 milliards. En 2020, 4,54 milliards d’internautes dans le monde, connectées plus de 6 heures par jour, plus de 5 milliards se connectent à partir de leur (s) smartphone (s). et 40% de la population mondiale ne serait pas encore connectés Des chiffres qui me questionnent : quelles répercussions sur nos relations ? sur notre long temps de vieillissement ? quelles limites ? …

Demain 2020-2040, je suis incapable de me prononcer sur ce que sera ce monde. Aussi j’ai choisi, de recopier les lignes ci dessous qui m’ont semblé reprendre les divers documentations dans mes livres et sur les sites d’internet … bien entendu.

Le monde en 2040 vu par la CIA – Central Intelligence Agency- Un monde contesté Pior Smolar*

Ce rapport** 2021, qui envisage le monde de 2040, était très guetté dans le contexte éprouvant du Covid-19. Il annonce des bouleversements, en une génération, comme aucune autre n’en a vécu jusqu’alors dans l’histoire de l’humanité : dans le domaine du climat, de la connectivité, de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle. Il dessine aussi des sociétés plus fragmentées, sous tension, confrontées à des menaces et des enjeux sans frontières. Un monde contesté se dessine où la confiance entre gouvernants et gouvernés sera sérieusement ébranlée. Comment les sociétés affronteront-elle le vieillissement de leur population ? Comment résisteront-elles à la pression migratoire ? Au manque d’eau ? Pourquoi la jeunesse risque-t-elle de connaître des troubles mentaux aigus ? La technologie pourra t-elle atténuer les effets du changement climatique ? Quels seront les pays qui détermineront la marche des prochaines décennies ? Une renaissance démocratique est-elle possible ?

Retraité, professionnel comme je souhaite le demeurer, j’ai conscience de participer à ce monde par mes choix de modes, conditions et environnements de vie, contraints ou imposés. Je me dois de demeurer responsable et par conséquent en devoir d’apprendre pour comprendre et entreprendre ces prochaines décennies en partageant mes relations familiales et amicales, mes réussites comme mes échecs, mes envies, mes passions, mes projets … en participant à toutes les rencontres, en présentiel ou en virtuel, effet de ce temps présent, qui me seront ouvertes.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils … me sont précieux, indispensables, ils nourriront mon travail pour anticiper les meilleurs situations capables de construire ces vingt prochaines années de bien vieillir longtemps dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Une participation commune partagée, par exemple ?

Pierre Caro

retraité professionnel

*Piotr Smolar, journaliste au Monde, est spécialiste des relations internationales, ancien correspondant en Israël, actuellement en charge de la diplomatie depuis 2019.

** – Ce rapport a été rendu public le 8 avril aux Etats-Unis. Depuis 2013, les Éditions des Équateurs publient le rapport du National Intelligence Council.

La retraite de mes arrière petits-enfants : 2080-2130 !

« C’est fou de penser aussi loin » je suis d’accord, mais les conditions de leur retraite sont fonction de leurs éducation et formation dans les années prochaines, qui détermineront en partie les éléments de leur carrière 2030-2080, qui conditionnera leur état de santé et le montant de leur pension durant leur retraite 2080-2130, dont dépendront leur envie, leurs projets, leur bonheur de vivre bien et le plus longtemps possible … à condition que les politiques, en France, en Europe, dans le monde, soient conduites en suivant, par exemple, l’agenda 2030 des 17 Objectifs de Développement Durable qui sont censés couvrir l’intégralité des enjeux de développement dans tous les pays, tels que le climat, la biodiversité, l’énergie, l’eau, la pauvreté, l’égalité des genres, la prospérité économique ou encore la paix, l’agriculture, l’éducation, etc.

Mes parents m’ont appris que le travail était une nécessité, une utilité non seulement pour gagner ma vie, mais pour développer tout au long de celle-ci, des savoir-être, savoir-faire et savoir partager les richesses des différences avec les autres, me socialiser… pour devenir un homme responsable dans une conduite de vie à transmettre à mes enfants et leurs enfants… ils ignoraient que je pourrais être le patriarche de cinq générations… eux ne connaissaient que leurs parents, peu d’années, et leurs enfants.

Les sciences et les technologies ont fait un monde nouveau où le travail pénible doit être effectué par des machines, ou les avions nous transportent à l’autre bout de la terre, où rien ne manque pour nos besoins indispensables et superflus… sauf que, comme dans toute médaille il y a un revers : les moyens d’information et communication, les outils numériques… influencent les choix de modes, conditions et environnements de vie… parfois sans notre consentement conscient ! Et peut-être ce sera encore plus compliqué pour les générations plus jeunes si aujourd’hui nous n’y réfléchissons pas.

Aussi, grand et arrière-grand-père, je dois montrer à mes petits et arrière-petits-enfants que, retraité bénévole, je demeure toujours responsable dans mes engagements et donc je dois garder, voire développer en permanence, ma déontologie de professionnel… être connu et reconnu comme tel dans une société de plus en plus complexe, dans ma volonté d’apprendre pour comprendre et entreprendre … face aux irrémédiables changements de la vie. Demeurer présent le plus longtemps possible, autonome et prêt à échanger avec eux, en réciprocité, pour notre enrichissement commun.

Je dois leur montrer l’espoir que je mets en eux, en la société … pour après demain.

Vos remarques, suggestions, critiques … nourrissent mon travail Merci.
Pierre

retraité professionnel

Anticipation, résilience et bon sens

Dans les trois années d’apprentissage à l’Université pour construire cette nouvelle carrière de retraité, il m’est apparu que si vieillir est un état normal, la non-anticipation de ce possible long temps de vieillissement pouvait être la cause de bien des désagréments. Dans les mêmes temps, m’est revenue en mémoire l’une des leçons de technologie au lycée : la résilience est la capacité à absorber un choc par déformation momentanée, sans conséquence visible. Et j’essaie que le bon sens, appris de mes parents, me soit un guide, simple, et efficace.

J’entreprends la seconde mi-temps, 2021-2040, de ma carrière de retraité. Mes apprentissages dans les partages d’échanges de savoirs, d’expériences, mes réussites comme mes erreurs, n’ont fait que confirmer combien se préparer à bien vieillir longtemps nécessite anticipation, résilience et bon sens.

L’anticipation, un exemple. En prenant en compte que nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, l’ONU annonce 11 milliards en 2100, l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) 8 milliards, sensiblement la population actuelle, par baisse de la fécondité des femmes. Le Japon, l’Espagne, l’Italie, le Portugal pourraient perdre la moitié de leur population. La France pourrait compter le même nombre qu’aujourd’hui 67 millions d’habitants. L’Afrique Sub-saharienne pourrait tripler sa population, le Nigeria avec 790 millions d’habitants deviendrait le deuxième pays le plus peuplé du monde, derrière l’Inde et devant la Chine. Un monde complètement nouveau avec un nombre de personnes en âge de travailler moins important, et celui des plus de 80 ans être six fois supérieur à celui d’aujourd’hui, 140 à 870 millions (chiffres arrondis). Ce ne peut pas être sans conséquences sur les services de santé et sociaux, sur l’économie, les productions, l’organisation des familles, des communautés, des environnements … Comment ne pas y penser aujourd’hui et quelles priorités donner : la santé, les ressources, l’éducation et formation, les sols, les transports, l’eau, l’air, les communications, les migrations, les modes et les conditions de vie… ??? On parle facilement de transition écologique, climatique, mais le vieillissement des populations pourrait avoir davantage de conséquences perturbatrices sur l’ensemble des sociétés.

La résilience

Nous, les aînés, avons un potentiel d’expériences, réussies ou loupées, des richesses de savoirs et connaissances, nous nous sommes plus ou moins déformés sous les épreuves, nous avons résisté, nous nous sommes opposés, avons contribué, accepté, nous nous sommes remis en cause volontairement, avec confiance et espérance, comme l’ont fait les générations précédentes pour préparer une vie meilleure aux générations prochaines. Nous avons un devoir d’aînés à montrer.

Le bon sens

Les conflits, proches et lointains sont des désastres humains, nos modes et conditions de vie peuvent contribuer aux développements des perturbations climatiques, des dégâts écologiques avec toutes leurs conséquences. Nous avons résisté sans opposer de résistance, accepter d’évoluer sans détruire, développer nos relations pour nous comprendre sans obligation d’être en accord, mais en respectant les autres. Nous assumons nos responsabilités, nous sommes conscients de la nécessité de construire nos vies ensemble, sans quoi nous disparaîtrons ensemble.

Les expériences vécues, comprises et retenues sont cette force intérieure qui nous permet, le plus souvent et suivant nos moyens, d’anticiper les catastrophes, d’en accepter l’inéluctabilité et, malgré tout, d’aller de l’avant.

Le bon sens voudrait que, tous, nous participions ; la résilience c’est l’armure pour réussir en dépit des adversités ; comme aux jeux, donnons-nous les outils pour un coup d’avance.

« Le passé du présent, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’action ; le futur du présent, c’est l’imagination. » Saint-Augustin

Vos remarques, suggestions, critiques … nourrissent mon travail de retraité professionnel Merci

Pierre

Les Cafés philo et les ateliers d’ExpressionS*

Dans notre monde en évolutions de plus en plus rapides et perturbantes, personne ne peut demeurer indifférent, et l’ambition de chaque citoyen.e doit être de chercher à apprendre pour comprendre et entreprendre, au moins sa vie, dans les meilleures conditions de responsabilités, de liberté, de dignité, d’équité et de solidarité.

Notre richesse commune est dans la tolérance de nos différences, de nos diversités de penser et d’agir pour nous-mêmes, pour et avec les autres, dans nos environnements de vie choisis ou imposés.

Sans nous exprimer, nous laissons péricliter les bénéfices des savoirs et expériences que nous possédons toutes et tous, quels que soient notre âge, notre situation personnelle, professionnelle, sociale, économique, culturelle … .

De tout temps des savants, des philosophes, des maîtres à penser, d’autres, ont développés des intuitions, des idées générales parfois géniales, autant que particulières ou spécifiques, aussi difficiles à contester qu’à valider, aboutissant à une multitude de savoirs, de données, de théories et d’études difficiles qui mettent le citoyen.e, parfois, dans l’incapacité de choisir face au surplus d’informations, à la rapidité des communications, à la complexité des situations, dans toutes les composantes de la société, du territoire au monde.

Philosopher serait développer « l’amour de la sagesse », les questionnements, clarifier ses pensées, les connaissances à propos de l’existence de l’homme, c’est ce que je pense avoir compris, mais… je ne demande qu’à apprendre.

Dans un atelier d’ExpressionS, nous partons d’une idée, d’un fait, d’une situation personnelle, réelle, vécue que nous voulons échanger, parfois avec quelques difficultés, imperfections, ignorances, pudeur même, pour que la réciprocité nourrice notre compréhension afin d’approcher une ou quelques propositions qui pourront aller vers le mieux, ou le moins mauvais pour soi, pour une communauté de destin. Nous nous nourrissons de nos vécus.

Pour mener à bien mon idée de faire de mon temps de retraite une seconde carrière, j’ai développé les échanges réciproques de mes savoirs, expériences, ignorances, réussites comme échecs (ils sont souvent les meilleurs enseignements) envies, passions, espoirs… Je ne suis pas certain que des études de philosophie m’auraient amené au bonheur d’avoir, à ce jour, vécu cette première mi-temps de retraite 1997-2020, en tentant de susciter un mouvement citoyen visant à mettre en valeur les rapports entre quatre, cinq générations ; à changer les regards sur la société, sur le monde du travail qui demeure, même et surtout pour les retraités, un lien social et de formation permanente ; sur les différences humaines, sociales, politiques, économiques… dans le métissage des populations, de leurs cultures, pour la construction de la paix, le bien vieillir longtemps, car si cette volonté n’existait pas, je serais sans espoir d’une vie meilleure pour mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, pour les plus jeunes générations. Que je sois considéré, ou non, comme aîné, senior, vieux, ancien … m’importe aucunement, je souhaite que ma famille, mes amis, soient heureux que nous vivions ensemble. « Ainsi va le monde » comme l’écrit mon ami Didier Martz philosophe. « Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours » a écrit Alfred de Musset

Vos critiques, remarques, suggestions, conseils … nourriront mon travail de retraité professionnel Merci.

Je demeure à votre disposition.

Pierre

* le E et le S volontairement

Les savoirs émergents… un enseignement obligé face aux évolutions des sociétés

« Voici un live qui interroge avec un regard nouveau des savoirs non encore pensés, non encore labourés, des savoirs qui pourtant animent ou agitent notre vie quotidienne. Certains sont classiques, mais revisités et complétés, d’autres sont totalement nouveaux pour répondre à des questionnements d’aujourd’hui…  » 4e de couverture : Savoirs Émergents. Quels savoirs pour aujourd’hui ?*

Voilà une question que je comptais développer dans mon travail de réflexions et actions sur le long temps de vieillissement en pensant… après-demain, aujourd’hui c’est déjà trop tard.

Une opportunité m’est offerte… j’en profite.
– Premier exemple : Qui pensait que le temps de retraite pourrait être aussi long que celui de la carrière ? Qui pensait que nous pourrions être parmi les 26 000 centenaires en France, aujourd’hui, et nos enfants parmi les 140 000 de demain ? Qui avait pensé que nous serions deux, voire trois générations en situation de retraite dans une même famille ? Je me suis fait moquer lors de mes premières interventions en 2000, aujourd’hui les nouveaux retraités ont leurs parents, de plus en plus leurs grands-parents.

– Deuxième exemple le climat. Que signifie l’Accord de Paris de 2015 sur le climat avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone afin de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C à l’horizon 2050, alors que nous sommes construits à partir d’atomes de carbone, que les plantes s’en nourrissent, qu’il tient une grande place dans l’atmosphère, la biosphère, l’hydrosphère et la lithosphère ? Des savoirs nous manquent pour comprendre… surtout lorsque 2 degrés de plus en Bretagne ne seraient pas un drame.

– Troisième exemple, la démographie. La population mondiale, 2,5 milliards en 1950, 8 milliards en 2020, pourrait être de 10 milliards en 2050. Mais il est probable que nous n’atteindrons pas les 9 milliards, car les femmes, du XXIe siècle, cherchant à gagner des espaces de liberté par le travail, ne font plus que 1,84 enfant en 2020, pour 2,9 en 1950. En Europe 1,55 en 2018, et nous savons qu’il faut 2,1 enfants par femme pour seulement renouveler les populations.

Je pourrais continuer. Il ne s’agit plus de changements de société, mais d’une permanence d’évolutions de plus en plus rapides, de nos territoires au monde. Construire l’équilibre et l’harmonie de vie est une responsabilité des aînés, ceux qui ont vécu des expériences réussies et des erreurs … ces dernières sont des sources d’apprentissage lorsqu’elles sont repérées, comprises comme des enseignements.

Je demeure à votre disposition, vous savez que vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrissent mon travail, participent à mes apprentissages tout au long de ma vie.
Pierre

retraité professionnel

* André Giordan, Claire Héber-Suffrin, Groupes des Savoirs Émergents. Savoirs émergents : quels savoirs pour aujourd’hui ? Les Éditions Ovadia, Coll. Au-delà des Apparences, 2008

Résister, responsabiliser, anticiper*

En 2000, à la fin de mes trois années d’apprentissage à l’Université Permanente de Nantes pour ma nouvelle carrière de retraité professionnel, j’avais titré mes deux mémoires de DU, santé et droit, identiquement : « Le rôle et la place possibles du retraité dans la société », avec l’idée de ne pas m’abandonner à la facilité : résister ; demeurer père et citoyen responsable : responsabiliser ; et envisager trois ou quatre décennies en capacité et autonomie : anticiper.

J’ignorais que je lirais ces trois valeurs dans la leçon de clôture de Madame Mireille Delmas-Marty* en 2011.

Faire valoir ses droits à retraite ne change rien aux devoirs de citoyen. Seul le temps de travail contraint devient un temps choisi qui peut être mis à disposition de la société, du territoire de vie à celui du monde, afin de demeurer vivant entre et avec trois, quatre générations, et ainsi ne pas s’isoler.

Choisir son ou ses engagements, suivant ses besoins ou nécessités, mettre ses savoirs et expériences au service d’un travail commun de réflexions et actions face aux situations essentielles, primordiales telles les conséquences d’un long temps de vieillissement, les causes et conséquences des changements climatiques, ou encore les grandes tendances technologiques, scientifiques, numériques, les recherches et développements, de défis auxquels nous devons nous préparer… ces problèmes de société qui sont encore, et malgré de nombreux efforts de volontaires, trop souvent à l’état de laxisme… d’irresponsabilité !

Je viens d’écrire quelques lignes précédemment où la pandémie est danger puisque contagieuse, alors que les changements climatiques ne sont qu’évaluation !

Nous devons toutes et tous revoir notre compréhension face à la mondialisation et le droit nous offre une orientation en organisant la société par des valeurs telles que l’égalité, la liberté, la laïcité ; une règle générale différenciée grâce à des catégories juridiques, hiérarchisées et appliquées par des autorités compétentes (mon résumé personnel !) ; sans oublier les valeurs humaines qui créent des liens tels le respect, la considération, l’écoute, la fraternité, la réciprocité…

Résister à la déshumanisation, responsabiliser les acteurs titulaires d’un pouvoir global et anticiper les risques à venir** » (page 23)

« Si la communauté mondiale se construit sur des récits d’anticipation plutôt que sur la mémoire d’un passé commun, le récit-catastrophe démobilise les énergies, comme le récit-programme uniformise les sociétés […] nous avons imaginé une « boussole des possibles » […] une rose des vents, ancrée au sol, permet de repérer les vents de la mondialisation : les vents principaux – comme sécurité, compétition, liberté et coopération ; et les vents « d’entre les vents » comme exclusion, innovation, intégration, conservation. Projetés vers le ciel, la rose terrienne devient ronde aérienne, une sorte de manège ou de grand bazar dans lequel les vents s’affrontent deux à deux : liberté/sécurité, coopération/compétition, etc. […] une spiral des humanismes qui s’élève vers le ciel, offrant un perchoir au « petit souffle innomé » qui représente l’élan vital de chaque citoyen du monde »*** extrait de Post-scriptum, p. 77.

Un petit souffle innomé, « celui des 99% des invisibles, en réciprocité au 1% des élites**** », ce que je m’emploie à changer dans ma seconde carrière de retraité professionnel.

Je demeure à votre disposition, vos remarques, suggestions, critiques… nourriront mon travail, merci
Pierre

retraité professionnel

* Delmas Marty, Mireille, Résister, responsabiliser, anticiper, Seuil, collection Débats, 2013.

** « Une boussole des possibles. Gouvernance mondiale et humanismes juridiques », Mireille Delmas-Marty, Collège de France, Leçon de clôture.

*** Delmas Marty, Mireille, Aux quatre vents du monde. Petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation, Seuil, 2016, p. 127.

**** (Pierre Rosanvallon Collège de France)

La pandémie contagion, le climat évaluation !

 » La marge c’est ce qui fait tenir les pages ensemble » Jean Luc Godard.

Les informations concernant la pandémie Covid-19, une famille de virus qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume à des pathologies plus sévères, ont eu une audience plus attentive et réactive que celles des premières alertes climat en 1971 à Stockholm, annoncées par 30 scientifiques de 14 pays exprimant « un risque de changement global climatique, rapide et grave causé par les humains ».

Peut-être nous pouvons expliquer une partie de cette différence d’impact sur les populations par l’usage des mots qui ont été utilisés pour informer les citoyens.

Pour le virus Covid-19, nous parlons contagion : transmission d’une maladie d’un sujet malade à une personne saine. Cela ne tente personne, donc on réagit immédiatement.

Pour le climat nous parlons d’évolution : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale OMM et l’ONU Environnement, en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état de connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade… cela intéresse peu, nous verrons bien… c’est pour plus tard…

Les effets d’un virus sont scientifiques, il appartient à la biosphère, avec l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Ce sont là les seules « réalités » absolues, objectives. Il nous appartient de nous prémunir -au pire, de nous soigner- contre ses effets dans un temps limité. La souffrance, la mort ou la vie font partie de cette réalité objective indépendamment de la conscience et des croyances humaines.

Est subjectif – suggère seulement- ce qui n’existe qu’à travers la conscience et les croyances d’un seul individu, ou intersubjectif au sein des réseaux de communication qui lie la conscience subjective de nombreux individus.

Si, citoyens, nous n’avons pas la possibilité de décider complètement des politiques, sauf aux moments de consultations électives démocratiques, nous sommes conscients et responsables de pouvoir modifier nos modes, conditions et environnements de vie. Limiter les influences des publicités, en nous attachant au nécessaire et indispensable de chacun avant de consommer des conforts exagérés, aurait une répercussion sur les productions industrielles, agricoles, commerciales, et, certainement, également sur nos rejets de déchets, nos mauvais usages de produits et matériels … .

Ces dernières décennies nous vivons six crises dans le monde : économique, énergétique, écologique et climatique, géopolitique, générationnelle et depuis 2019 pandémique qui amplifie l’ensemble !

Changer ne suffit plus. Il ne s’agit plus de répondre à une situation, mais d’anticiper celle-ci pour en déterminer les conséquences avant… l’irrécupérable, l’irrémédiable !

Comme dans une métamorphose où nous savons ce qu’est l’avant et ce que sera l’après, nous devons penser après-demain dans une autonomie réelle, une maturité construite, une responsabilité acquise et exercée avec compétence, dans une démarche voulue et déontologique.

Et si je ne voulais pas de cette société dans ce monde en crise ?

J’ai commencé à répondre en créant « retraité professionnel » pour qu’apprendre tout au long de ma vie me donne des outils tels que le bon sens, l’esprit critique constructif, raison et passion pour cette seconde carrière qui me fait demeurer dans le monde familial et amical, en même temps que celui du travail, entre et avec quatre générations, dans le métissage des populations, des cultures, des envies de partager pour nous enrichir, demeurer citoyen responsable et professionnel pour maintenir cette marge… essentielle aux pages de notre vie dans une communauté mondiale.

Pierre

retraité professionnel

Partager pour nous enrichir

Vous savez mon engagement de retraité professionnel depuis quelques mois, pour l’ouverture d’un centre de réinsertion des personnes emprisonnées pour une longue peine. Cette initiative veut créer un lieu en milieu rural pour accueillir des volontaires pour un retour dans la société par un sas d’intégration d’un an. Ce lieu est voisin de mon habitation. www.fermedekermadeleine.com

La ferme de Moyembrie fonctionne depuis 20 ans fermedemoyembrie.fr

Voici mes dernières lignes suite à notre rencontre du week-end.

Les cassures de vie ne sont ni faciles ni aisées à aborder, et souvent, moins encore, à réparer. Pourtant elles appartiennent au parcours de chaque citoyen* comme à la gouvernance des États, des régions, des territoires. Nous nous étions fixé un temps de rencontre pour apprendre en échangeant nos idées, nos savoirs, nos expériences, nos engagements personnels et collectifs, nos certitudes et nos doutes, nos espoirs nos craintes, voir nos peurs. Mais nous avions également comme intention de pré-construire quelques propositions, d’émettre quelques objectifs et projets en matière de réinsertion de personnes dans notre commune, quasi en qualité de voisins, en fin de longue peine de prison. Dans notre pays démocratique des Droits de l’homme, ces personnes condamnées par la justice de notre pays à effectuer une peine d’emprisonnement de longue durée, doivent retrouver leurs droits, leur liberté de penser et de s’exprimer à la fin de leur peine. Tout comme après un grave accident ou une longue maladie, lorsque nous sommes éloignés de la société qui continue d’évoluer, un temps de convalescence est nécessaire, indispensable afin de retrouver ou reconstruire nos repères. Le programme de Ker Madeleine offre un lieu ouvert sur le milieu rural pour retrouver un équilibre au sein d’un groupe structuré, organisé dans un encadrement professionnel adapté pour une réaptitude progressive au travail, à la responsabilité, aux respects des relations à soi-même et aux autres, aux lois, règles, usages… en vigueur dans la société du XXIe siècle. Dans ce temps, semblable à une « convalescence », pour continuer le parallèle fait avec la maladie, le rétablissement sera d’autant mieux réussi qu’il aura été favorisé par les relations avec les voisinages. Tout pareil comme la famille et les amis rendent visite, nous devrons être présents pour un rétablissement réussi.
Pierre retraité professionnel
* citoyen et citoyenne pour l’ensemble du texte

Petite histoire personnelle

Mes amis

Je suis engagé auprès du Groupe Compte Carbone : www.comptecarbone.org, Contact@comptecarbone.org. Pierre Calame a mieux précisé comment organiser les quotas échangeables dans son livre de 2018 « Petit traité d’oeconomie ». En janvier 2020, il a affiné le processus dans son livret « l’allocation à tous de quotas négociables ». Les Assises du Compte Carbone se réunissent durant 8 jeudis de 18 heures à 20 heures. Prochaine le jeudi 4 mars. Ouvert à toutes et tous, gratuit, rejoignez-nous.

Suite à la 3e rencontre jeudi 25 février 2021, voici quelques lignes pour échanger.

Petite histoire personnelle

Je suis né parfait … (18 avril) et ma vie a commencé à la première inspiration d’air dans mes poumons. Ce travail a mis en état de fonctionnement quelque quarante mille milliards de cellules qui se sont entendues pour gérer des milliers de réactions chimiques à la seconde (1). Je reconnais avoir la grande chance d’aucune anomalie dans ce fonctionnement… depuis 82 années.

Comment ma vie de retraité peut participer au bien-être de mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, à celle des générations futures.

L’Organisation des Nations Unies propose 17 Objectifs de développement durable à réaliser avant 2030. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l’humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples … C’est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Je me rends compte combien il m’est difficile de donner une priorité, incapable que je suis de les entreprendre tous faute de connaissances, d’expériences, d’intérêt personnel parfois, de mes environnements de vie…

Trois éléments : l’air, l’eau, la terre ; et trois conditions d’environnement : lumière, température, et relations aux autres, me semblent indispensables, nécessaires et obligés… en fait, des « biens communs » dont chacun et tous sommes propriétaires de leur usage et entretien dans les meilleures conditions possibles de développement.

Je vais donc continuer d’assumer mes responsabilités de citoyen retraité, en m’interdisant de polluer, l’air, l’eau, le sol de mon jardin, en aérant et laissant la lumière pénétrer ma maison, en limitant à 18 degrés la température et porter un pull-over, si besoin.

En équilibrant mes mode, condition et environnement de vie dans l’harmonie de mes relations familiales et amicales, de mes loisirs et repos, et dans un temps de travail sur les rôles et places possibles des retraités dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés… « Bon Dieu… mais c’est bien sûr ! » comme disait le commissaire Bourel (2)… je vais apporter ma modeste contribution à promouvoir la prospérité en protégeant la planète, en participant à lutter contre la pauvreté, en accompagnant à la bonne santé pour bien vieillir longtemps, en aidant à l’éducation et la formation, en défendant les protections sociales et la dignité du travail pour tous, en même temps que l’égalité des chances, la justice et la paix.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos environnements de vie … et vivez pour une passion, une envie, un projet de retraite qui soit choisi, appris, compris et entrepris avec bonheur… c’est le meilleur vaccin que j’ai trouvé contre un vieillissement trop rapide.

Amitiés … et à votre disposition pour des échanges de bonnes pratiques …

Pierre
retraité professionnel

(1) GIORDAN, André, Le corps humain, la première merveille du monde, Lattés, 1999.

(2) Raymond Souplex dans Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée 1958-1973.