Archives de l’auteur : Pierre Caro

Sur terre, la masse de l’artificiel dépasse désormais la masse du vivant.

Il faut s’imaginer une balance avec d’un côté, la biomasse, c’est-à-dire les arbres, les animaux, tous les objets naturels issus du vivant. De l’autre côté de la balance, les objets artificiels créés par l’humain, les bâtiments, les routes ou encore les déchets. Cette balance a longtemps penché en faveur de la biomasse. Mais aujourd’hui, un basculement est en train de s’opérer et la balance, qui était passée à l’équilibre, commence désormais à pencher du côté des objets artificiels. En effet, les humains créent des choses plus rapidement que la nature ne peut produire de biomasse. C’est le constat réalisé par une équipe israélienne de l’Institut Weizman des Sciences, et publié dans la revue Nature.

Allons-nous vers Trantor ville faite du monde entier dans Fondation de Isaac Asimov ; l’Étoile de la mort dans Star Wars ; Alpha dans l’adaptation de L’Empire des mille planètes chez Luc Besson ; le film Soleil vert de Richard Fleischer ; d’autres …  ? ? ?

Le philosophe Baptiste Morizot considère quant à lui dans Manières d’être vivant que, parmi les 10 millions d’espèces vivantes, la nôtre a fait sécession et s’est prise à considérer les autres comme une ressource.

La Covid nous a confrontés à la brutalité des croissances exponentielles. Les matériels produits presque à l’infini ont commencé à croître violemment après la Seconde Guerre mondiale, avec les premiers « boomers », la génération de mes parents. Voitures, avions, machines domestiques, outils numériques ont envahi le monde à une vitesse incroyable. Et cette progression se poursuit, à un rythme proprement insoutenable pour les générations futures.

Pouvons-nous changer de modes, conditions et environnements de vie ? Le voulons-nous ? Sommes-nous en volonté d’éduquer les jeunes générations à développer nos réussites sans reproduire nos erreurs ?

Je vous invite à échanger pour faire ensemble … une vie de paix et de bien vieillir longtemps.

Pierre

Le territoire : une première valeur !

L’Association A6 engagée auprès du groupe de travail Compte Carbone www.comptecarbone.org, invite les personnes intéressées à rejoindre les rencontres en visioconférences, la première le 11 février à 16h, que nous démarrons avec une première séance de 16 à 17h30 (les huit jeudis suivants seront 18-20h). Cette première séance lancée par Pierre Calame réunira Jean Jouzel (glaciologue et climatologue, ancien vice-président du GIEC), Christian de Perthuis (fondateur de la chaire Économie du climat, auteur du « Tic-tac de l’horloge climatique »), Corinne Le Quéré (climatologue, présidente du Haut Conseil pour le Climat), Arnaud Leroy (président de l’ADEME) et Jérôme Boutang (directeur général du Citepa). Les intervenants répondront en direct sous l’animation d’Olivier Pastor et répondront aussi aux questions du Forum qui suivra.

Le fil conducteur de ces débats est la question de garantir le respect de l’Accord de Paris 2015 en sélectionnant les dispositifs capables d’engagement de résultat. Notre mécanisme de quotas individuels nous parait le mieux placé, à discuter…

Inscrivez vous à partir de www.comptecarbone.org

Échangeons pour partager afin de multiplier nos richesses pour apprendre, comprendre et entreprendre sur notre territoire de vie.

Pierre

Changement, transformation ou/et métamorphose ?

S’il est un fait qui a bouleversé le monde tout autant que les événements les plus tragiques que nous connaissions de l’histoire, c’est la pandémie du Covid-19, 2019-2020 …

La seule certitude que je m’accorde, en matière de santé, c’est de penser qu’octogénaire je me porte physiquement, psychiquement et mentalement bien pour entretenir, voir développer mes relations, mes activités professionnelles et de loisirs, et demeurer autonome. Pour dire que j’ignore tout des virus et autres éléments des maladies, je fais confiance aux professionnels.les.

Lorsque les enfants grandissent nous disons couramment qu’ils changent ; ados, ils se transforment. Durant notre vie d’adulte, au long d’une carrière professionnelle, en principe, nous évoluons !

L’entrée en situation de retraite nous métamorphose, de professionnel.le, en général, on devient, et nous n’avons aucun recours, sexagénaire, puis, régulièrement, septuagénaire, octogénaire, nonagénaire et centenaire, voir super centenaire* … le nombre des années passées serait devenu plus important que les meilleurs diplômes, expériences ou richesses absolument pas indispensables pour continuer la vie.

Devenu papillon en 1997, je ne me suis pas attardé sur mon passé. Trente, quarante années et plus pouvaient m’être offertes si je prenais soin de ma santé, des bonnes relations aux autres, et si, par mon travail, je développais mes moyens et capacités de choisir mes modes, conditions et environnements de vie.

Je pouvais cesser de ramper, je volais et découvrais que personne ne me demandait mon âge lorsque j’expliquais ma deuxième carrière en qualité de retraité professionnel, chercheur autodidacte pour construire « le long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés »

En fait je suis ce que je fais … et serai, peut être vieux, senior, âgé ou autre seulement à mon dernier jour.

Il me suffit de partager mes engagements professionnels responsables, solidaires et durables pour les multiplier au profit du plus grand nombre, pour une société mondiale de paix et de bonheur.

Changement, transformation, ou/et métamorphose, si les mots ont leur importance, les partager doit nous éviter bien des maux.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

– quelques notes de lecture

*En France, 8000 centenaires ont souhaité l’entrée dans le troisième millénaire, ils ont donc connu les IXXe, XXe et une partie du XXIe siècle. Ils étaient une centaine en 1901 ! Après 110 ans, ceux que l’on appelle les « supercentenaires » sont quasiment tous des femmes. En 2019, il y avait 21.000 centenaires en France, en 2070, nous pourrions en compter 270 000.

Un nouvel atelier : AMPR. Alliance Mondiale pour les Politiques(1) Responsables !

Cette année 2020 nous aura toutes et tous bouleversés, bien tristement, parfois jusqu’à la mort de personnes qui nous étaient chères.

Si, même mi 2019, les prévisionnistes nous avaient annoncé la pandémie due à la Covid-19 pour l’année 2020, peu d’entre nous auraient prêté attention, voir pris quelques précautions.

Prévoir n’est ni facile ni l’assurance d’éloigner les risques.

Après l’accident, quel qu’il soit, il faut se remettre en santé, tel que défini par l’OMS : « état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement en une absence de maladie »

Si physique et mental peuvent paraître aller de soi, l’état social demande réflexion pour passer de nos sociétés « à irresponsabilité illimitée  à un monde de responsabilité élargie telle que la définit la Déclaration universelle des responsabilités humaines. Mireille Delmas-Marty2

Ce XXIe siècle nous fait vivre à l’échelle du monde, tant se développent les technologies de communications et d’informations. Nous devons donc comprendre et agir ensemble.

Edith Sizoo3 : « pour agir ensemble se reconnaître dans l’autre, reconnaître que l’on vit des problèmes comparables, partager des intérêts communs, le rêve commun de vivre en paix dans un monde de diversité… la construction d’un monde commun planétaire, dont les valeurs communes font partie intégrante, ne peut pas résulter simplement d’un document approuvé par tous, mais d’apprentissage qui se développe dans la durée, de l’aller-retour entre problèmes communs et rêves communs »

L’état social compris par la protection sociale, l’assurance d’un bien et mieux-être social, mérite d’apprendre pour une appropriation personnelle et collective.

C’est pourquoi je propose un atelier citoyen : Alliance Mondiale pour les Politiques Responsables qui aurait pour objectif « de favoriser et développer les échanges de réflexions et actions, de tous, par et pour tous, de les partager pour les multiplier et permettre les apprentissages nécessaires et indispensables pour comprendre et entreprendre un développement personnel et collectif dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés »

La place et le rôle des plus de 50 ans, capables d’échanger en réciprocité savoirs et expériences, réussites et échecs, passions et envies de bien vivre longtemps, y seront essentiels auprès de toutes les générations, pour une société de paix, de responsabilité, de solidarité.

Vos remarques, suggestions, critiques, conseils… nourriront ce travail

Amitiés à toutes et tous

Pierre

1Politique car je considère tout acte et décision comme l’exercice du pouvoir dans une société organisée.

2Mireille Delmas-Marty, professeure émérite au Collège de France, pour la préface de l’ouvrage Métamorphoses de la responsabilité et contrat social Pierre Calame Éditions Charles Léopold Mayer 2020

3Edith Sizoo Néerlandaise, sociolinguiste Ce que les mots ne disent pas. ECLM 2000. téléchargeable gratuitement https://www.eclm.fr/livre/ce-que-les-mots-ne-disent-pas/

Je veux être un citoyen responsable

… en plus d’autres qualités… bien entendu* ! ! !

Face à la pandémie qui s’étend sur la planète, ma responsabilité d’octogénaire, en bonne santé, autonome, entouré de ma famille et des amis, passionné par ma seconde carrière professionnelle, conscient des aléas et risques des environnements…, cette responsabilité, elle est celle de me comporter dans une conduite de vie préventive et anticipatrice afin de ne pas avoir besoin d’assistance obligée.

En veillant à ma santé, j’évite, tant que je le peux, la visite chez mon médecin, la consommation de médicaments, voir un séjour de soins à l’hôpital… qui pourrait être en surcharge de travail.

En prenant soin du bon équilibre de ma conduite de vie : alimentation, hygiène, activité physique et intellectuelle, loisirs et repos, environnements sains… j’espère ne pas développer la propagation du virus.

Mais, je respecte scrupuleusement les consignes, masque, lavage des mains… vous allez peut être rire, mais j’en suis resté à la javel et l’eau de Cologne ! ! !

Je limite mes déplacements en voiture pour éviter un risque d’accident toujours possible, mais aussi pour laisser les routes à ceux qui travaillent et construisent leur carrière.

Je n’utilise plus ma bicyclette par peur… de ceux qui ne respectent pas les règles de circulation, dont l’usage des avertisseurs de sécurité sonnette et éclairage… il est vrai laissés au rayon « accessoires » par la plupart des fabricants…

J’ai laissé de côté certains travaux autour de ma maison et dans mon potager… pour éviter de me blesser.

J’utilise le point de retrait du supermarché de ma commune, je commande de chez moi et je passe chercher, quelques heures plus tard, sans entrer dans le magasin.

J’aère ma maison, par une ouverture permanente … c’est d’autant plus facile que nous vivons un temps plutôt doux actuellement.

Je continue ma formation personnelle et professionnelle par FUN Formation Universitaire Numérique, les cours du Collège de France et autres, et en participant aux visioconférences qui me sont accessibles, afin d’apprendre pour comprendre et entreprendre les valeurs qui me sont chères : la responsabilité, le bon sens, l’éthique et l’équité, la solidarité, en multipliant les partages de savoirs et expériences, réussites et échecs, projets et passions…

Je peux faire mieux, j’en suis conscient, je promets d’essayer

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches.

Pierre

retraité professionnel

* je suis né un 18 avril, un petit sourire dans ces temps difficiles et incertains.

Gouvernance par les nombres. Alain Supiot

Bonjour

Vous trouvez ci-dessous quelques lignes d’une intervention de l’un de mes anciens professeurs, que vous connaissez tous, Alain Supiot, à propos de la gouvernance par les nombres.

Pour mon travail de retraité professionnel par exemple « sur les conséquences du long vieillissement en France » : 1,5 million de plus de 85 ans en 2020, 4,5 millions en 2050, (60 % souhaitent rester au domicile) ; 151 millions de plus de 80 ans ; 21000 centenaires aujourd’hui, 200 000 en 2060. L’Union Européenne en 2060, 517 millions, d’habitants 61 million de plus de 80 ans… En 2012, 316 000 centenaires dans le monde, ils pourraient être plus de 3 millions en 2050 (extrait ONU)

Comprendre ces chiffres qui se veulent garants de la réalité et se proposent comme levier de l’action, m’invite à travailler sur le nombre de professionnels à former, d’établissements, de lits, de cuisines, de mobiliers… à prévoir pour entrer dans « la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que dans l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social » Alain Supiot

Etes-vous dans des situations différentes dans vos spécialités ?

Échanger nous enrichira tous pour que nous demeurions responsables d’une société durable dans la paix… à construire.

France culture Débat 1

Depuis six mois, nous vivons au rythme des indicateurs chiffrés qui mesurent la circulation du Covid-19 en France. Nos dirigeants les commentent afin d’expliquer et de faire accepter les mesures qui s’imposent. Mais cette rentrée a été aussi marquée par la polémique au sujet des chiffres de la délinquance. Alors, les nombres sont-ils devenus la clé de toute décision ? Comment modifient-ils l’art de gouverner ? Pouvons-nous les critiquer ?

La gouvernance par les nombres » Qu’entendez-vous par là ?2

Alain Supiot3 : Nous sommes les héritiers d’une tradition juridique et politique, qui fait dépendre la paix entre les hommes de ce que la Déclaration universelle de 1948 nomme un « régime de droit ». Dans un tel régime, c’est la soumission de tous à une loi commune qui garantit la liberté de chacun. En démocratie, tous les citoyens doivent pouvoir participer à l’élaboration de cette loi, qui repose donc sur la souveraineté du peuple et non sur celle d’un Dieu ou d’un monarque.

Ce modèle d’un « gouvernement par les lois » a commencé d’être remis en question lorsque, observant les sociétés humaines comme des objets mesurables et quantifiables, on a cru pouvoir identifier les lois scientifiques de leur fonctionnement. Ces « lois de la nature » sont censées échapper à la délibération démocratique. Les régimes qui ont ainsi prétendu se fonder sur la biologie (lutte des races) ou sur l’économie (socialisme scientifique) ont aboli l’État de droit et cherché à normaliser les comportements, chacun devant agir conformément à son être biologique ou économique supposé.

Depuis quarante ans, c’est le néolibéralisme qui entend à son tour, sur toute la surface du globe, soumettre le droit à un « ordre spontané du marché », fondé sur des calculs individuels d’intérêts qui échappent au débat démocratique. Lorsqu’un système dogmatique perd son ancrage dans la réalité, il est condamné à rencontrer sa limite catastrophique. Ce fut le cas de l’Union soviétique, qui a soumis le droit à la mise en œuvre du « Gosplan », chargé de planifier les objectifs économiques. Elle s’est effondrée lorsque l’écart entre le monde réel et sa représentation chiffrée est devenu intenable.

Echanges avec le quotidien La Croix

Les opérations de quantification reposent toujours sur des opérations de qualification. Avant la production d’un nombre, il faut toujours s’interroger sur la représentation chiffrée de la réalité. Il peut aussi y avoir un divorce entre les deux. Alain Supiot 

A tous les niveaux de gouvernance, on compare les choux et les carottes. La question de la comparabilité des chiffres est centrale, notamment dans le contexte actuel. Nadia Maïzi (Directrice du Centre de Mathématiques Mines Paris Tech)

Il y a un enjeu assez important pour l’INSEE : la littératie statistique, c’est-à-dire la compréhension que les citoyens ont des chiffres. On tente de moderniser et de rendre plus accessible notre communication par des actions à tous les niveaux. Mais il y a un dilemme entre une demande de simplicité et la volonté d’obtenir une information complètement descriptive. Didier Blanchet (Insee)

Mes amis, si vous avez un moment, aider moi àpprendre en échangeant vos connaissances, expériences… Merci

1France Culture émission Le temps du débats https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/quels-chiffres-pour-gouverner

2Question de Béatrice Bouniol, de « La Croix »

3 Alain Supiot – Juriste, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire «État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités», fondateur en 2008 de l’Institut d’études avancées de Nantes,

Edito : Faut-il supprimer les maisons de retraite ?

Annie de Vivie, fondatrice d’Agevillage, directrice des formations Humanitude. mis à jour le 08/09/2020

Pour quelles alternatives ?

Voilà une drôle de question, qui circule sur les réseaux sociaux , dans les médias (Courrier international) et les plateaux de télévision (Magazine de la santé sur France 5/Allo docteur).
Il est vrai que l’image de ces maisons de retraite, ces mal nommés EHPAD (Etablissements pour personnes âgées dépendantes), en a encore pris un coup avec la crise sanitaire.

Le décompte macabre des morts chaque jour à la télévision était à peine compensé des applaudissements aux professionnels de terrain.

Les ministres chargées de l’autonomie et de l’insertion, mesdames Bourguignon et Klinkert ont justement rendu visite à ces équipes. Elles ont choisi rendre hommage à des professionnels d’établissements et de services à domicile du Grand Est, qui ont particulièrement souffert (décès de résidents et d’une aide-soignante), mais n’ont pas déserté et sont venu prendre soin chaque jour des plus malades.

Alors pourquoi cette question : faut-il supprimer les maisons de retraite ?

Parce qu’on ne veut plus y entrer ? Souhaite-t-on entrer dans un service de réanimation ? Non, et pourtant nous comptons sur eux ! Il en est de même quand la maladie s’aggrave, que le besoin d’aides, de présences professionnelles, devient nécessaire 24 heures sur 24 avec une qualité de prendre soin qui permet d’éviter les troubles du comportement et de continuer à bricoler sa vie, son projet d’accompagnement personnalisé….. Extrait de Agevillage Le site d’infos des seniors et aidants.

Réaction de Pierre Caro,

Bonjour

Vous le savez, je consacre ma retraite, depuis 1997, à un travail de réflexions et d’actions sur les conséquences d’un long vieillissement, ce dernier tiers de vie 60/90 ans possible, 65/100 ans et plus probable demain.

Si vieillir en bonne santé et autonomie est un grand bonheur, le danger est dans la non-anticipation de ce long temps de vieillissement avec la conscience des changements irrémédiables.

Octogénaire, je n’envisage pas, passées ces 20 prochaines années, mon entrée dans une maison de retraite, ou Ehpad…, mais ce sont sans doute mes enfants qui « penseront que c’est mieux pour moi » !

Je ne sais répondre à la question, ce que j’ai appris, durant ces plus de 20 années de travail sur le vieillissement, c’est que la question « économique » passe avant celle du professionnalisme.

Fâcheuse tendance, en France, c’est mon sentiment, il y a les professionnels reconnus, et les autres ; des discriminations de genre : les femmes, nous avons un gros travail à entreprendre ; discrimination de profession : médecin, ingénieur et technicien de surface ou femme de ménage… ; discrimination de secteur d’activité : de l’informatique au gardiennage, de la production à l’entretien… ; discrimination de sexe et là, « vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre » supériorité des femmes dans les professions de représentation telles les hôtesses, il n’y a pas de masculin, au point qu’un homme serait dévalorisé ou devenu… douteux !… ; discrimination d’âge…

Mais je ne suis que professionnel retraité et j’ai conscience de mes ignorances.

Dans les premières rencontres entre personnes, une question apparaît rapidement « quelle profession exercez-vous ou exerciez-vous ? » ou « vous travaillez dans quel secteur ? »… des valeurs qui comptent, plus rarement : combien gagnez-vous… sauf, si c’est une situation de type « alliance maritale » ! ! !

Je suis chaque jour davantage convaincu qu’en priorité l’éducation, la formation, et la valorisation des professions, peuvent changer les états actuels du regard sur les maisons de retraite et Ephad. Nous devons toutes et tous travailler sur cet objectif.

Donner l’envie à des jeunes de devenir de vrais professionnels connus et reconnus auprès des âgés, et faire qu’ils n’auront rien à envier à n’importe quelle autre profession ou situation.

Que l’un de vos enfants ou petits-enfants travaille dans le lieu change beaucoup l’appréhension par le fait qu’on est malgré tout, persuadé que c’est un bon professionnel, consciencieux.

Oui pour donner un label de qualité de vie ( milieu, ressources, relations, formations tout au long de la carrière, promotions…) pour ces professions, ce doit être une parmi les priorités immédiates.

Les responsabilités et engagements sont à partager entre citoyens, élus et responsables des politiques humaines, sociales, économiques, culturelles, d’environnements… .

Nous vieillissons tous, c’est irrémédiable, travaillons ensemble pour que MON entrée en maison de retraite ou en Ehpad soit la plus sereine possible… le plus important demeurant ma petite personne ! ! !

Garder en mémoire qu’apprendre à bien vieillir longtemps fait partie intégrale de l’apprentissage tout au long de la vie.

Amitiés à toutes et tous… Et heureux d’échanger savoirs, expériences, idées, passions… autant d’outils qui nourrissent mon travail de retraité professionnel. Merci.

Partage éthique et responsable par une métamorphose volontaire

Après plus de 20 années de réflexions et actions menées sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, «  je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » Montaigne.

J’étais persuadé de faire progresser mon projet de retraité professionnel dans les mises en place d’ateliers citoyens de réflexions et d’actions pour apprendre à bien vieillir mes trente, quarante, voir plus, années de retraite possibles. Déception !

L’évolution démographique du passage de 7 à 9 milliards d’habitants sur la terre en 2050 (Insee), et le réchauffement actuel de 98 % du globe depuis la révolution industrielle du XXe siècle (Revue Nature), étaient deux bases de travail de mes connaissances, même à quelques millions d’habitants, au dixième de degrés près.

La pandémie de la Covid-19 actuelle (qui a montré égoïsme et narcissisme, mais dont je ne veux retenir que les actions humaines remarquables de femmes et d’hommes, professionnels ou non, qui se sont volontairement engagés, voire confinés avec les personnes dépendantes durant plusieurs semaines) les catastrophes naturelles ( incendies, ouragans, inondations… ) celles provoquées par les hommes (pollutions, destructions…) les violences faites aux plus faibles (enfants, femmes, personnes en difficulté…) et les conflits guerriers (territoires et religieux…) … ont bousculé mon travail sur les conditions favorables à un long temps de vieillissement.

Je dois tenir davantage compte des aléas environnementaux, mieux comprendre, m’approprier et partager mon territoire de vie, mieux gérer les ressources naturelles et celles produites, toujours mieux maîtriser mes consommations, développer mes savoirs et expériences si nécessaires et indispensables pour vivre et agir ensemble dans mes choix, mes droits et devoirs de citoyen.

En fait, je dois développer les principes de base de la prévention : La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies donne pour définition d’une catastrophe la « rupture grave du fonctionnement d’une communauté ou d’une société impliquant d’importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources » ONU SCRRE.

Je dois donc, toujours remettre en construction mes convictions et certitudes pour apprendre à bien vieillir longtemps en créant, innovant, inventant les conditions de vie saines, agréables, fraternelles, solidaires dans une conduite équitable, éthique et responsable partagée… et surtout continuer à apporter ma goutte d’eau, comme le colibri, pour la construction d’une vie de paix entre quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Je veux être aux côtés de ceux qui avancent vers un monde meilleur.

« Je veux un monde où chacun peut mener une vie saine et productive, quel que soit son identité ou son lieu de vie. J’ai la conviction qu’un engagement mondial pour le développement durable, partie intégrante des Objectifs de développement durable, est une chance unique d’agir sur les facteurs sociaux, économiques et politiques déterminants de la santé et d’améliorer la santé et le bien-être de chacune et chacun, partout dans le monde…. Nous avons besoin d’une OMS – adaptée au XXIe siècle – appartenant à tous de manière équitable. Nous avons besoin d’une OMS dotée de ressources adéquates, axée sur les résultats, et qui met l’accent sur la transparence, la responsabilité et tire le meilleur parti de ses ressources financières. » Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directuer général de l’OMS, août 2020.

Revenant à Montaigne, si « La philosophie est la science qui nous apprend à vivre » alors philosophons… et métamorphosons-nous … mais ensemble.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

L’Alliance

L’alliance

Elle est en premier état un acte d’union, de fédération, voire de confédération, à deux ou plus nombreux ; elle naît souvent de l’amitié, ce sentiment aussi doux que terrible.

Elle est partie intégrante de ma formation tout au long de ma vie par les échanges de savoirs, d’expériences, de réussites et d’échecs, de passions et parfois… d’amertumes que je veux surmonter.

Elle est la raison de chacun de mes engagements -de père, grand, et arrière-grand-père, de citoyen- depuis 25 années dans la situation particulière de retraité, personne âgée.

Mon travail sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, en relative bonne santé et autonomes pour une majorité d’entre nous (au moins pour les prochaines décennies), et mes engagements pour réduire l’accroissement des différences entre ceux en situation de confort, voir plus, au profit de ceux en manque de tout et sont perturbés par la pandémie de la COVID-19 et les variations climatiques.

Je suis engagé, l’Association A6, auprès de l’Association Climat Chance, depuis la rencontre de Nantes, 26-28 septembre 2016, pour apporter ma contribution à la déclaration des acteurs du climat, « Renforcer l’action concrète pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de l’Accord de Paris ». Je participe aux visioconférences mises en place.

Face à la COVID-19, je pratique la responsabilité du bon sens. Ma maison est une maison ouverte, sur une grande campagne, chacun.e assume… c’est le souhait, depuis janvier aucun souci et je reçois chaque semaine plusieurs personnes individuelles ou groupées, de France, de Chine, d’Afrique, des Etats-Unis… demain, jeudi, j’attends deux familles guinéennes pour quelques jours…

Peut-être que demain ! ! ! Mais en osant paraphraser Robert Louis Stevenson1 « la fiction est à l’adulte ce que le jeu est à l’enfant » j’écris : quand ma vie s’accorde en responsabilité et solidarité au point de me livrer de tout mon cœur, quand chaque jour m’enchante et qu’il me plaît de l’évoquer, de m’attarder sur mes souvenirs, « la fiction s’appelle roman de l’aventure » c’est celui dont je veux partager l’objectif avec les générations plus jeunes, dans les « métamorphoses de la responsabilité et contrat social » pour reprendre le dernier ouvrage de Pierre Calame, Edition CLM, 2020.

« L’Alliance pour des sociétés responsables et durables » demeure, pour moi, un outil de construction nécessaire et indispensable pour les vingt prochaines années 2020-2040… je serai centenaire !

Je demeure à votre disposition,

Pierre
retraité professionnel

118501894 écrivain écossais et un grand voyageur, célèbre pour ses romans L’Île au trésor (1883L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).