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Quelle priorité face aux désordres de la société ?

La question à nous poser est peut-être de savoir pourquoi nous regardons « la maison brûler* » sans avoir conscience qu’elle est à l’origine de la vie ? Que cette vie n’aurait pas été possible sans les partages accidentels ou naturels à l’intérieur de cette maison ?

Ceux qui regardent la maison brûler ne sont pas chez eux, sans quoi ils appelleraient les pompiers. Sans doute ont-ils d’autres projets plus prenants ?

Durant ces huit décennies, je n’ai connu qu’une société en progrès, par la paix en Europe. Les progrès ont ouvert portes et fenêtres de notre maison pour jouir sans autre raison que celle de profiter de la vie.

L’ignorance étant sans doute l’un des pires états, peu- être devrions-nous commencer par l’école du citoyen responsable, capable d’esprit critique constructif. Je me rends compte que mes enseignants des classes primaires à l’enseignement supérieur m’ont fait connaître les meilleurs de l’époque, ceux qui « pensaient » la société du bien être demain. Les résultats ne sont pas aussi enchanteurs, de profondes et nombreuses inégalités sont nées de nos choix de modes, conditions et environnements de vie. J’en ai pris conscience, avec davantage d’attention, lors de mon entrée en situation de retraite… je n’avais que cela à penser, diront certains…

Les conséquences des évolutions climatiques inquiètent certaines et certains d’entre nous, à des sensibilités ou pour des intérêts différents. Il faut attendre des évènements tragiques pour « démontrer » l’état de notre situation mondiale.

Depuis mon entrée en situation de retraite j’ai appris que si le vieillissement est un état normal, le danger dans cette société était dans le long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie, 60/90 ans possible aujourd’hui, 65/100 ans et plus probable demain.

«Comment, dans le contexte de la mondialisation, l’humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées ? » Pierre Calame**

Quelle gouvernance*** face aux évolutions rapides de la nature et des territoires, au fait qu’aucun problème sérieux de nos sociétés ne peut se traiter à un seul niveau ? Il nous faut apprendre pour comprendre à gérer les relations, produire à la fois plus d’unité et plus de diversité.

Le principe de subsidiarité active oppose aussi à la gouvernance segmentée, si caractéristique de nos institutions publiques, une approche globale qui ne peut être que territorialisée. Enfin, la mise en œuvre de ce principe permet de dissocier légitimité d’exercice du pouvoir et légalité de cet exercice : la légitimité, c’est le sentiment de la majorité de la population d’être gouvernée au bénéfice de l’intérêt commun ; la légalité c’est le fait d’avoir nommé les dirigeants selon des règles convenues… Extrait

J’ai compris que l’important était dans « l’anticipation » comment, pourquoi, avec qui, où… ? Je construis demain… 2050, la fin du siècle… mes arrière-petits-enfants auront mon âge.

Pour ne pas ajouter aux désordres, partager mes savoirs et expériences afin de les multiplier ; continuer ma seconde carrière de retraité professionnel en participant à la construction de ce que je souhaiterais qu’ils vivent, dans une société qui soit la leur, où ils seront heureux dans la paix de leur maison dans leur territoire choisi.

Quelles priorités : l’éducation et la formation pour acquérir l’esprit critique, la formation continue afin de comprendre pour participer, les relations aux autres dans les métissages des populations, des cultures, des projets pour un monde de paix, de responsabilité, d’humanité partagée dans le respect de chacun et de tous.

J’aime à faire savoir que je suis un privilégié : patriarche de quatre générations (10 arrière-petits-enfants) tous en bonne santé, pour ceux en activité, passionnés par leur carrière ; aîné d’une fratrie de six enfants, en retraite, dont trois octogénaires ; de nombreux amis et voisins… je veux partager ce privilège.

Pierre

retraité professionnel retraite et long vieillissement

* Petit rappel d’il y a 20 ans ! « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » est une phrase prononcée par Jacques Chirac, président de la République française, en ouverture de son discours devant l’ assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud . En se référant en particulier au réchauffement climatique, la déclaration du chef de l’État français fait à la fois le constat de la destruction de la Nature et la critique de l’indifférence des habitants de la Terre face à cette catastrophe qui mettrait pourtant à l’épreuve et en danger l’espèce humaine tout entière.

** Pierre Calame.Petit traité d’oeconomie 2028 Etude. « En 1755, l’Encyclopédie jette un « o » à la poubelle : ce qui s’appelait jusque-là « œconomie » devient « économie ». En perdant son « o », l’économie perd aussi progressivement la mémoire de son sens premier (oïkos, maison, nomos, loi), et s’autonomise de la gestion du reste de la société jusqu’à présenter les lois qu’elle énonce comme des lois naturelles auxquelles on ne peut que souscrire. Mais aujourd’hui, l’humanité est confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Seul un retour à l’œconomie peut permettre de concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées, et c’est l’objet de ce petit traité. En assumant pleinement son étymologie, l’œconomie devient ainsi la branche de la gouvernance qui s’applique aux domaines particuliers de la production, de la circulation et de la consommation de biens et de services. Pierre Calame démontre que c’est en y revenant qu’il sera possible d’assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin » 4 e de couverture Ed CLM

*** La gouvernance à multi-niveaux Article pour la Fondation Jean Jaurès Pierre Calame FPH, 12 décembre 2013, 9 pages (bip 4818)

Bien vieillir longtemps… un apprentissage indispensable.

France Culture. Émission écoutée le samedi 6 août 2022. Regards croisés entre deux femmes alerteurs : Claire Nouvian et Marie Amiguet*… « Des vies engagées, traversées de doutes, de rires, de pleurs, de victoires et de désespoirs, mais toujours parsemées de beautés qui permettent de se relever et d’avancer » extrait de la présentation.

Mes dix arrière-petits-enfants auront mon âge à la fin du siècle… c’est demain tant je vis les jours, semaines, mois et années actuellement.

Pourquoi j’ai compris très tôt que demain devait se préparer… hier, voire avant-hier, je ne peux l’expliquer.

Demain, quelques années avant l’an 2000, c’était ce dernier tiers de vie que je pouvais espérer, de 60 à 90 ans dans ce XXIe siècle. J’avais, en prévention, protégé ma bonne santé, mon autonomie, mes engagements responsables de citoyens, durant ces soixante premières années, par mes choix de modes, conditions et environnements de vie.

J’allais devoir entreprendre de continuer ma vie dans une société mondiale où nous serions toujours plus nombreux et plus âgés, entre et avec quatre, cinq générations, dont deux, voire trois, en situation de retraite et long vieillissement.

Depuis les années 1960, j’avais appris que les développements des sciences et des technologies par les outils informatiques allaient bouleverser nos conditions de vie. De la santé au monde du travail, des changements climatiques aux migrations, de la montée des eaux des mers et océans au besoin d’eau potable… autant d’évolutions dont dépendront, en partie, les conditions de retraite et de long vieillissement des jeunes générations.

Je savais, depuis qu’en 1971, à Stockholm, 30 scientifiques de haut niveau provenant de 14 pays avaient exprimé un risque de « changement global climatique rapide et grave causé par les humains », qui aura des conséquences mondiales sur les environnements et les populations. Le terme « effet de serre » était apparu.

En 1978 nous apprenions la première opération du chirurgien « Arthobot », suivi de nombreux progrès pour réparer la vie.

Je pourrai continuer…

Aujourd’hui, après vingt années de retraite, mon approche d’après demain c’est l’horizon du demi-siècle. Si je n’y arrive pas, au moins j’aurai nourri mes envies réalisées ou pas, mes projets réussis, loupés ou abandonnés… mais qui auront participé à mes « apprentissages » de relations à moi-même et aux autres, pour un enrichissement personnel et collectif par les échanges de savoirs et d’expériences, de nos différences qui sont nos richesses.

Si je souhaite mes meilleurs vœux à ma famille et mes proches en 2050… je serai heureux et fier de montrer une vie satisfaisante pour moi. J’espère un chemin possible pour mes enfants, petits et arrière, voire arrière-arrière-petits-enfants.

Si ma vie est plus courte, j’aurai été comblé.

J’aime assez « L’essentiel est l’emploi de la vie, non sa durée » Sénèque Artiste, Dramaturge, Homme d’état, Philosophe (-4,-65)

Pierre, retraité professionnel, chercheur autodidacte retraite et long vieillissement.

* Avec Marie Amiguet, auteure, réalisatrice animalière et co-réalisatrice du film « La panthère des neiges », actuellement au cinéma et bientôt en DVD.

Et avec, Claire Nouvian, défenseure des océans et de leurs écosystèmes, fondatrice et présidente de l’association Bloom, réalisatrice de documentaires animaliers et auteure du livre « Abysses » Fayard.

Obligation rationnelle de rationner !

Les inégalités sociales demeurent un fait patent, aujourd’hui comme hier. Octogénaire j’ai conscience d’avoir suivi, et participé, parfois sans trop réfléchir, emporté par le grand désir de « réussir » ma carrière pour ma satisfaction, celle de ma petite famille, pour espérer une pension de retraite qui me permette de vivre correctement dans la dignité.

L’entrée, obligée, en situation de retraite, a marqué une rupture : j’ai quitté le travail dans une entreprise de production, pour une liberté dans une société de consommation où je pouvais « ne rien faire » en recevant pension.

Les temps d’expériences, réussites et échecs, demeurent des leçons d’un apprentissage expliqué dans mes premières années par mes parents et mes instituteurs. Je devais me trouver un projet de vie pour un long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie pour faire rapide, en continuant d’être l’aîné reconnu dans ma famille, mes enfants et ma fratrie. Je voulais demeurer citoyen responsable en partageant ma vie entre et avec quatre, cinq générations, dont deux, voire trois, en situation de retraite.

La nouvelle interpellation de Pierre Calame* sur « la finitude de nos ressources et l’obligation rationnelle de rationner l’usage des énergies fossiles » adressée aux candidats à la Présidence Française, m’offre une nouvelle occasion d’exprimer le pourquoi j’ai voulu demeurer professionnel pour entreprendre mon temps de retraite dans cette seconde carrière.

Les sciences, les technologies sont plus que jamais développées sur l’exploitation et la distribution de l’énergie dans une société industrielle de croissance permanente. Depuis internet nous développons une société de l’intelligence, qui distribue de l’information … sans lien avec les formations nécessaires, indispensables, dans des enjeux sociaux, culturels économiques, politiques… qui deviennent abscons pour une part de plus en plus importante des populations.

Alors, comment réussir « à rationner l’usage des énergies fossiles » pour limiter les développements des gaz à effet de serre ?

Je n’ai qu’une réponse impérieuse qui guide toujours ma vie : apprendre pour comprendre et entreprendre en remettant sans cesse en réflexions et actions, les réussites comme les échecs.

Il me faut anticiper trois, quatre décennies en modifiant mes modes, conditions, environnements de vie. Je n’ai plus à chercher la promotion pour un avenir meilleur, mais à faire de celui-ci une conduite de vie responsable, les alertes climat devenant de plus en plus incontestables, manifestes dans mes propres environnements, dans une société de plus en plus complexe et compliquée. Mais attention, le rationnement est déjà journalier pour de plus en plus de citoyens en France, en Europe, dans le monde. Veillons à une vraie gouvernance oéconomique** de répartition de la rareté.

C’est pourquoi depuis quelques mois nous travaillons sur ma proposition d’une « Chaire citoyenne », un lieu d’apprentissage permanent ouvert à tous et pour tous, où « la tribune ou siège élevé » sera partagé par des citoyens qui savent autrement, autre chose, pour d’autres raisons de vivre, pour participer en s’engageant après avoir compris pourquoi « rationner ». Sans cette condition première nous ne pouvons rien espérer.

Si vous pensez cette première condition indispensable, merci de m’adresser remarques, suggestions, critiques, conseils… qui nourriront mon travail.

Amitiés à toutes et tous, apprenons et entreprenons ensemble sans quoi nous disparaîtrons tous … après, sans doute, une longue période de souffrances. Évitons, j’aimerais.

Amitiés toujours

Pierre

retraité professionnel

retraité et long vieillissement en bonne santé, autonomie et participation.

* Pierre Calame est un ancien haut fonctionnaire français du ministère de l’ Équipement, auteur de plusieurs essais sur le rôle et la place de l’ État dans la société contemporaine, a été directeur général de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme de 1988 à 2009 et en préside aujourd’hui le Conseil de fondation. Président de l’association CITEGO et administrateur de l’Association de promotion de la Fabrique des transitions.

** Essai sur l’oéconomie « comment dans le contexte de la mondialisation, l’humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées » C’est la question que pose Pierre Calame dans son ouvrage.

La pandémie contagion, le climat évaluation !

 » La marge c’est ce qui fait tenir les pages ensemble » Jean Luc Godard.

Les informations concernant la pandémie Covid-19, une famille de virus qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume à des pathologies plus sévères, ont eu une audience plus attentive et réactive que celles des premières alertes climat en 1971 à Stockholm, annoncées par 30 scientifiques de 14 pays exprimant « un risque de changement global climatique, rapide et grave causé par les humains ».

Peut-être nous pouvons expliquer une partie de cette différence d’impact sur les populations par l’usage des mots qui ont été utilisés pour informer les citoyens.

Pour le virus Covid-19, nous parlons contagion : transmission d’une maladie d’un sujet malade à une personne saine. Cela ne tente personne, donc on réagit immédiatement.

Pour le climat nous parlons d’évolution : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale OMM et l’ONU Environnement, en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état de connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade… cela intéresse peu, nous verrons bien… c’est pour plus tard…

Les effets d’un virus sont scientifiques, il appartient à la biosphère, avec l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Ce sont là les seules « réalités » absolues, objectives. Il nous appartient de nous prémunir -au pire, de nous soigner- contre ses effets dans un temps limité. La souffrance, la mort ou la vie font partie de cette réalité objective indépendamment de la conscience et des croyances humaines.

Est subjectif – suggère seulement- ce qui n’existe qu’à travers la conscience et les croyances d’un seul individu, ou intersubjectif au sein des réseaux de communication qui lie la conscience subjective de nombreux individus.

Si, citoyens, nous n’avons pas la possibilité de décider complètement des politiques, sauf aux moments de consultations électives démocratiques, nous sommes conscients et responsables de pouvoir modifier nos modes, conditions et environnements de vie. Limiter les influences des publicités, en nous attachant au nécessaire et indispensable de chacun avant de consommer des conforts exagérés, aurait une répercussion sur les productions industrielles, agricoles, commerciales, et, certainement, également sur nos rejets de déchets, nos mauvais usages de produits et matériels … .

Ces dernières décennies nous vivons six crises dans le monde : économique, énergétique, écologique et climatique, géopolitique, générationnelle et depuis 2019 pandémique qui amplifie l’ensemble !

Changer ne suffit plus. Il ne s’agit plus de répondre à une situation, mais d’anticiper celle-ci pour en déterminer les conséquences avant… l’irrécupérable, l’irrémédiable !

Comme dans une métamorphose où nous savons ce qu’est l’avant et ce que sera l’après, nous devons penser après-demain dans une autonomie réelle, une maturité construite, une responsabilité acquise et exercée avec compétence, dans une démarche voulue et déontologique.

Et si je ne voulais pas de cette société dans ce monde en crise ?

J’ai commencé à répondre en créant « retraité professionnel » pour qu’apprendre tout au long de ma vie me donne des outils tels que le bon sens, l’esprit critique constructif, raison et passion pour cette seconde carrière qui me fait demeurer dans le monde familial et amical, en même temps que celui du travail, entre et avec quatre générations, dans le métissage des populations, des cultures, des envies de partager pour nous enrichir, demeurer citoyen responsable et professionnel pour maintenir cette marge… essentielle aux pages de notre vie dans une communauté mondiale.

Pierre

retraité professionnel

Petite histoire personnelle

Mes amis

Je suis engagé auprès du Groupe Compte Carbone : www.comptecarbone.org, Contact@comptecarbone.org. Pierre Calame a mieux précisé comment organiser les quotas échangeables dans son livre de 2018 « Petit traité d’oeconomie ». En janvier 2020, il a affiné le processus dans son livret « l’allocation à tous de quotas négociables ». Les Assises du Compte Carbone se réunissent durant 8 jeudis de 18 heures à 20 heures. Prochaine le jeudi 4 mars. Ouvert à toutes et tous, gratuit, rejoignez-nous.

Suite à la 3e rencontre jeudi 25 février 2021, voici quelques lignes pour échanger.

Petite histoire personnelle

Je suis né parfait … (18 avril) et ma vie a commencé à la première inspiration d’air dans mes poumons. Ce travail a mis en état de fonctionnement quelque quarante mille milliards de cellules qui se sont entendues pour gérer des milliers de réactions chimiques à la seconde (1). Je reconnais avoir la grande chance d’aucune anomalie dans ce fonctionnement… depuis 82 années.

Comment ma vie de retraité peut participer au bien-être de mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, à celle des générations futures.

L’Organisation des Nations Unies propose 17 Objectifs de développement durable à réaliser avant 2030. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l’humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples … C’est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Je me rends compte combien il m’est difficile de donner une priorité, incapable que je suis de les entreprendre tous faute de connaissances, d’expériences, d’intérêt personnel parfois, de mes environnements de vie…

Trois éléments : l’air, l’eau, la terre ; et trois conditions d’environnement : lumière, température, et relations aux autres, me semblent indispensables, nécessaires et obligés… en fait, des « biens communs » dont chacun et tous sommes propriétaires de leur usage et entretien dans les meilleures conditions possibles de développement.

Je vais donc continuer d’assumer mes responsabilités de citoyen retraité, en m’interdisant de polluer, l’air, l’eau, le sol de mon jardin, en aérant et laissant la lumière pénétrer ma maison, en limitant à 18 degrés la température et porter un pull-over, si besoin.

En équilibrant mes mode, condition et environnement de vie dans l’harmonie de mes relations familiales et amicales, de mes loisirs et repos, et dans un temps de travail sur les rôles et places possibles des retraités dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés… « Bon Dieu… mais c’est bien sûr ! » comme disait le commissaire Bourel (2)… je vais apporter ma modeste contribution à promouvoir la prospérité en protégeant la planète, en participant à lutter contre la pauvreté, en accompagnant à la bonne santé pour bien vieillir longtemps, en aidant à l’éducation et la formation, en défendant les protections sociales et la dignité du travail pour tous, en même temps que l’égalité des chances, la justice et la paix.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos environnements de vie … et vivez pour une passion, une envie, un projet de retraite qui soit choisi, appris, compris et entrepris avec bonheur… c’est le meilleur vaccin que j’ai trouvé contre un vieillissement trop rapide.

Amitiés … et à votre disposition pour des échanges de bonnes pratiques …

Pierre
retraité professionnel

(1) GIORDAN, André, Le corps humain, la première merveille du monde, Lattés, 1999.

(2) Raymond Souplex dans Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée 1958-1973.