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Climat, vaccin … et délinquance !

Prévenir ne suffit pas, parfois cela est pire que de découvrir soit même. Souvenez-vous des premières consignes : ne touche pas aux allumettes, ne montre pas tes fesses, ne frappe pas, ne touche pas à ça … des interdits qui nous donnent envie d’essayer tout de même … de ne pas y croire … pour qui nous prend-on ?

Ce sont les délinquants, conscients ou non, qui, en transgressant, obligent la société à créer le droit et la législation pour la paix et la sécurité en toute situation et tout lieu. Pour faire simple, SI nous apprenions et comprenions nos intérêts communs, persuadés de leur bien-fondé puisque conseillés par des professionnels.les, et/ou des élus.es, de nombreux conflits seraient évités, beaucoup d’entre nous seraient plus sensibles à partager savoirs et expériences pour un mieux.

Je suis inquiet par le fait de ne plus reconnaître « l’ivraie du bon grain » dans mes rencontres, lectures, visioconférences et autres outils à ma portée, tant la foultitude d’annonces contradictoires -confirmées et sitôt infirmées, plusieurs fois émises de façon emphatique par des « gens compétents »- ruine ma confiance.

Je suis inquiet aux annonces de catastrophes climatiques tels incendies, inondations, vagues de chaleur … ayant pour causes les dérèglements climatiques. N’est-ce pas parce que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dans nos pays riches, nous ne manquons de rien ? Que depuis nous sommes « entraînés » vers toujours plus de consommations pour « utiliser » nos productions qu’elles soient nécessaires, indispensables ou de confort …, alors qu’une partie du monde voit ses populations manquer d’eau, de nourriture, d’éducation, de formation, de travail pour assurer la liberté et la dignité, pour vivre en paix et dignité, préparer un long temps de vieillissement ?

Je suis inquiet lorsque j’apprends qu’aujourd’hui 29 juillet que nous avons consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an !

Je suis inquiet de ne plus comprendre les relations de paix de mon territoire à celui le plus éloigné, le plus différent … parfois ce ne sont pas les distances qui causent problème, mais la gouvernance de nos sociétés.

Tant que la loi, le droit, l’éducation, l’éthique, la punition, la répression n’atteignent pas leur perfection, les délinquants obligeront aux contraintes. Et si nous ne sommes plus en mesure de comprendre nous allons vers une nouvelle pandémie : l’idiosyncrasie 2020* … qui nous séparera depuis les plus simples relations à nous même, à la protection de notre santé et bonheur de vivre, envers nos environnements, envers la société.

J’aimerais éviter. Aussi je vous invite à me faire savoirs vos remarques, suggestions, critiques, conseils … pour nourrir ma nouvelle initiative :

un lieu « Pôle bien vivre : santé, environnements, société ».
Des ateliers d’apprentissages, autoanimés par les partages d’échanges en réciprocité des savoirs, expériences, recherches et développements, des pratiques de santé et de bien-être, avec à la base zoo, musico, lumino, phyto …. thérapie voire écriture, lecture, théâtre de rue et/ou d’expressions …

Je vous souhaite de bonnes vacances … Ne prenez jamais votre retraite, vous n’y aurez plus droit, pas plus qu’aux RTT, arrêts maladie, congés paternité … mais vous serez votre propre patron dans un très long temps de vieillissement heureux.

Amitiés à toutes et tous
Pierre

Retraité professionnel

* Manière d’être particulière à chaque individu qui l’amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre.

Les vieux face aux innovations

Les vieux* face aux innovations

Les pays vieux sont-ils capables de s’adapter aux innovations qui vont jaillir dans le monde » une interrogation de Alfred Sauvy dans un entretien en 1974, alors que deux phénomènes dominent la transformation des populations : d’une part une combinaison de forte fécondité et de mortalité déclinante dans les pays pauvres, d’autre part une fécondité et une mortalité faibles dans les pays riches. Une structure « jeune » serait un facteur de progrès et de dynamique !

Cependant, l’hygiène et la médecine n’ont pas cessé de freiner le vieillissement individuel, de sorte qu’il n’est pas si sûr qu’une population à structure plus  » âgée  » s’adapte moins vite qu’une population à forte proportion de « jeunes « .

Les stéréotypes ne laissent pas de place aux retraités bien portants. Les concepts de vulnérabilité, de dépendance, de sénilité et de déprise caractérisent aujourd’hui les retraités, alors que l’âge moyen d’entrée dans la grande dépendance, se situe autour de 83 ans, selon la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).

« Tout vieillissement est à situer dans un contexte socio-économique, culturel, familial, individuel et collectif, à comprendre par rapport à l’histoire d’un sujet sans cesse en développement. » (Nicole Rascle et Jean Bouisson 2011).

Nous sommes plus de 16 millions de retraités en France aujourd’hui, 15 000 centenaires, 9 sur 10 sont des femmes, un sur deux vit à son domicile, ils pourraient être 200 000 en 2060… une majorité, probable, en santé suffisante pour demeurer autonome, en capacité d’exprimer leurs choix de modes et conditions et environnements de vie.

Il est nécessaire d’axer le discours sur le vieillissement vers d’autres thèmes que la dépendance, la maladie ou la vulnérabilité.

Nous les plus qu’octogénaires d’aujourd’hui, première génération à avoir plus de vingt années d’expérience de vie en retraite et long vieillissement, devons nous mobiliser pour montrer à nos cadets que l’un des dangers de cette société est dans la non anticipation de ce long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie, 30 ans / 90 ans et demain sans doute 35 ans / 105 ans et plus.

Nous devons construire avec eux une vision pérenne et saine de leur retraite dans un projet de vie pensé, choisi, appris, compris et entrepris en se donnant les capacités de partager un apprentissage tout au long de la vie entre quatre, cinq générations.

Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant, avec les premières générations de retraités habituées et intéressées par les technologies numériques. En 2020, plus de 50% des salariés utilisent le digital depuis leur naissance, en 2030, ils seront 75%. C’est aujourd’hui un moyen indispensable de communication, avec un danger : 43% ne disposent pas d’une connexion internet à leur domicile, et 40% seulement sont équipés d’un smartphone. Très loin des standards du reste de la population, suréquipée et ultra-connectée, une cause d’isolement qu’il faut prendre en compte pour ne pas ajouter aux différences humaines, sociales et économiques regrettables et négatives.

Ces nouveaux « vieux » tendent à bouleverser les modèles sociaux admis jusqu’à maintenant.

Selon Amandine Brugière et Carole Rivière, dans Vieillir grâce au numérique « l’appropriation des nouvelles technologies par la famille est déterminante dans l’apprentissage de ces dernières par le senior. Plus la famille y a recours, et plus le retraité aura d’occasion d’apprendre :  l’imitation augmente la confiance en soi et change la perception de la complexité en levant les inhibitions d’apprentissage ».

Pour conserver et développer les relations entre les générations, il est nécessaire et indispensable que chacune participe avec intérêt, soit encouragé à apprendre pour comprendre les applications qui vont changer les modes et conditions de vie en société.

Dans le cadre du « bien-vieillir », l’intelligence artificielle se développe sous forme de robots, d’assistance virtuelle, d’objets connectés, d’appareils d’apprentissage… Si au début, on avait cru que l’approche de ces technologies serait difficile auprès des personnes âgées, la réalité est autrement. Les seniors adoptent l’intelligence artificielle de façon positive et sont curieux quant à leur utilisation dans la vie au quotidien.

Apprendre tout au long de la vie n’a jamais été aussi essentiel, important, indispensable, afin de demeurer un citoyen responsable. Personnellement je suis un inconditionnel des Formations Universitaires Numériques (FUN). Gratuites et ouvertes à tous… mon denier cours commencé : « L’intelligence artificielle pour tous » un bonheur qui m’aide à comprendre une part des changements qui vont bouleverser ma vie… mais dont j’aurai conscience. Ne pas comprendre est le pire pas vers l’esclavage intellectuel.

J’ai créé ce blog bienvieillirlongtemps.fr pour échanger avec vous.

Vos remarques suggestions, critiques nourriront mon travail de « retraité professionnel » merci.

Pierre

* mais à quel âge l’est-on ? Avant 50 ans pour certains, après 90 ans pour d’autres !