Archives de catégorie : Prospective

Climat-Chance, retraite et long vieillissement

L’Association A6, partenaire de la Fondation Charles Léopold Mayer, au sein de l’Alliance pour des sociétés responsables et durables, s’est engagée à Nantes en 2016, pour le premier Sommet Climat-Chance. Cette participation territoriale active par l’animation d’ateliers, avait pour objectif de placer les retraités et personnes âgées, comme acteurs avertis et responsables.
La plupart d’entre eux ont commencé leur vie après la Seconde Guerre mondiale. Un temps de reconstruction, où les évolutions scientifiques et techniques ont ouvert à la prospérité matérielle, intellectuelle et aux conforts de vie sans vraiment être en mesure d’anticiper les conséquences futures sur le climat.

Chacun.e prend conscience des changements climatiques depuis ces dernières décennies : augmentation de la température moyenne de la planète, élévation du niveau marin, perturbation écologique, qui ne sont pas sans conséquence sur les situations sanitaires, les productions alimentaires, l’acidification des eaux … mettant en grand danger de certains territoires.

Dans les mêmes temps, chacun.e prend conscience que l’allongement de l’espérance de vie au-delà de 60 ans se confirme : la retraite de 60 ans/90 ans est possible aujourd’hui, 65 ans/100 ans et plus, probable demain. L’âge où commence la vieillesse est 60 ans pour l’OMS, il est ressenti à 80, voire 90 ans le plus souvent aujourd’hui.

Or, assurer la vie voire la survie des espèces, dans les indépendances d’un nouvel état de l’humanité et l’irréversibilité d’une responsabilité planétaire des relations entre les êtres humains, les sociétés, l’humanité et la biosphère, n’est plus possible, devient le danger, sans l’anticipation de ce long temps de vieillissement, ce dernier tiers de vie.

Les retraités, personnes dites âgées, ne peuvent plus penser quelques années de repos bien gagnées après la carrière. Ils doivent envisager de conserver, développer, partager leurs savoirs et expériences, réussites et échecs, en tenant compte des évolutions des sciences, des technologies, des techniques, anciennes, récentes et futures envisagées, afin de vivre longtemps entre et avec quatre, cinq générations, dans le métissage des populations et de leurs cultures.

Nous avons conscience de la nécessité de partager nos réflexions et actions, pour apprendre et construire cette société du XXIe siècle dans la solidarité, l’engagement responsable, les amitiés nécessaires et indispensables pour la paix mondiale. Nous avons besoin d’être considérés comme citoyens, acteurs de la société, et le devoir de nous conduire en aînés responsables.

Nous nous permettons de reprendre la déclaration, de Monsieur le Président de l’Association Climat-Chance, Ronan Dantec, faite à Nantes : « La raison d’être de Climate Chance est de participer à la création d’un environnement favorable au renforcement et à la démultiplication des actions, condition nécessaire à la crédibilisation d’une trajectoire de stabilisation du climat »

Également quelques lignes dernières de Pierre Calame, Président d’honneur de la Fondation Charles Léopold Mayer « En France, la Convention citoyenne sur le climat vient de remettre ses propositions au Président de la République… Elle constituait, pour la France, une véritable innovation : pour la première fois, la démocratie délibérative était prise au sérieux. Il est intéressant d’en tirer les leçons pour l’Europe, dans la double perspective de la Conférence sur l’avenir de l’Europe et du Nouveau pacte vert. »

Rejoigniez-nous dans nos échanges en réciprocité, l’un de nos outils d’apprentissage tout au long de la vie.

Construire mon futur au-delà d’ octogénaire !

Construire mon futur au-delà d’octogénaire !

Je suis responsable de mes engagements, et celui pris en 1997, lors de mon entrée en situation de retraite, ne peut pas être remis en cause par la pandémie de Covid-19, actuelle.

Cet engagement de projet de retraite était simple : vivre les quarante années que je pouvais espérer, au-delà de soixante ans, de façon équilibrée, harmonieuse, heureuse et partagée.

J’ai passé le premier mi temps et je prépare 2021- 2030, j’aurai passé cent ans.

J’avais choisi de demeurer professionnel, comme durant ma carrière, en continuant d’apprendre pour comprendre et entreprendre, vivre en citoyen aîné, acteur responsable.

J’essaie d’apprendre par mes rencontres, les cours FUN, mes lectures. Je vous livre quelques exemples, en cours … pour cause de Covid-19 et de mes interrogations sur …. préparer après demain,,, demain c’est déjà trop tard. Le partage des échanges de savoirs et d’expériences sont mes sources de réflexions et d’actions.

« ..se projeter dans l’avenir en faisant le pari, utopique mais réaliste, qu’il est possible d’humaniser la mondialisation autour de trois objectifs : résister à la déshumanisation, responsabiliser ses acteurs, anticiper sur les risques à venir » Résister, responsabiliser, anticiper – Ou comment humaniser la mondialisation. Mireille Delmas Marty. Seuil 2013

« Pour gérer une planète unique et fragile, il est nécessaire de se mettre d’accord à l’échelle mondiale sur des valeurs communes, au confluent des différentes traditions philosophiques et religieuses…. La responsabilité s’impose alors comme colonne vertébrale de l’éthique du XXIe siècle : corollaire de toute vie en communauté, elle est présente, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés ; contrepartie du pouvoir, de la liberté et de l’interdépendance elle permet, à condition de subir une métamorphose, de répondre aux défis du monde actuel ». Métamorphose de la responsabilité et contrat social. Pierre Calame 2020 ECL

« Seul le choc avec le réel peut réveiller d’un sommeil dogmatique… C’est la foi en un monde gérable comme une entreprise qui se cogne aujourd’hui brutalement à la réalité de risques incalculables… la globalisation est un processus d’avènement d’un Marché total, qui réduit l’humanité à une poussière de particules contractantes mues par leur seul intérêt individuel, et les Etats à des instruments de mise en œuvre des « lois naturelles » révélées par la science économique, au premier rang desquelles l’appropriation privative de la terre et de ses ressources… le démantèlement méthodique des piliers de l’Etat social, dont on redécouvre soudainement l’utilité à la faveur de la crise sanitaire » Alain Supiot : spécialiste du droit du travail, fondateur de l’Institut d’études avancées de Nantes.

« Nous devons agir rapidement et résolument. Nous devons également tenir compte des conséquences à long terme de nos actions. En choisissant entre les alternatives, nous devrions nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois que la tempête sera passée. Oui, la tempête va passer, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront encore vivants… mais nous habiterons un monde différent…..Pourtant, chaque crise est aussi une opportunité. Nous devons espérer que l’épidémie actuelle aidera l’humanité à prendre conscience du grave danger que représente la désunion mondiale. L’humanité doit faire un choix. Allons-nous suivre la voie de la désunion, ou adopterons-nous la voie de la solidarité mondiale ? Si nous choisissons la désunion, cela ne fera pas que prolonger la crise, mais conduira probablement à des catastrophes encore plus graves à l’avenir. Si nous choisissons la solidarité mondiale, ce sera une victoire non seulement contre le coronavirus, mais contre toutes les épidémies et crises futures qui pourraient frapper l’humanité au XXIe siècle. Yuval Noah Harari. Sapiens – Homo Deus- Extrait Financial Times mars 2020

Mes amis, j’apprends parce que vous voulez bien que nous échangions, nos richesses d’avenir pour construire un monde de paix et de bonheur pour le plus grand nombre, sont là.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

Ensemble relever le défi de la planète

Ensemble relever les défis de la planète

La pandémie de 2020, comme toute grande catastrophe va provoquer des changements. Après celle causée par la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, les enfants nés après 1945 n’ont pas connu de guerre en Europe.

Si les guerres sont des violences pour le pouvoir, rapport homme à homme ; l’émergence des maladies infectieuses, le Covid-19 en l’occurrence aujourd’hui, serait un mauvais rapport à notre environnement naturel, rapport homme à nature « Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agit pas que d’un problème médical. L’émergence de ces maladies infectieuses correspond à notre emprise grandissante sur le milieu naturel… Malheureusement, la période dramatique que nous traversons pourrait exacerber le manichéisme humain… En réalité, c’est pire : on ignore simplement que l’origine de l’épidémie de Covid-19 est liée aux bouleversements que nous imposons à la biodiversité. Le silence sur ce point est assourdissant* » Le Monde avril 2020.

Pierre Calame** nous propose de « relever ensemble les défis de la planète » dans une nouvelle collection, à partir d’un constat : « Nos sociétés vont dans le mur… Je ne me propose pas dans ces petits livres d’avoir réponse à tout, d’offrir des solutions clé en main. Ce qui m’intéresse c’est d’ouvrir des perspectives à emprunter ensemble pour inventer, collectivement, le monde de demain ».

C’est aussi ce qui nous intéresse. Je vous propose donc de partager nos échanges de vie, de savoirs et d’expériences pour les multiplier personnellement et communautairement.

Je vous ai fait connaître le premier ouvrage : Petit traité d’oeconomie***

Le second : La responsabilité. Un projet de charte pour renouveler le contrat social et le droit international**** vient d’être édité. En chantier le troisième : pour une révolution de la gouvernance ; et le quatrième : La construction des communautés et l’émergence de la communauté mondiale.

Chers amis, nous avons un objectif de travail qui va guider nos les pas de nos réflexions et actions pour construire le monde d’après demain.

Amitiés à toutes et tous… et avançons ensemble pour un monde de paix et de bonheur.

Pierre

* – Philippe Grandcolas CNRS Sciences Le Monde avril 2020

** – Pierre Calame président du conseil de la Fondation Charles Léopold Meyer.

*** – téléchargeable https://docs.eclm.fr/pdf_livre/396PetitTraiteDOEconomie

**** éditions Charles Léopold Mayer juin 2020