Archives de catégorie : Solidarité

Pour l’après demain… résister !

Pour l’après demain… résister !

Hier j’ai vécu des rencontres remarquables,
d’autres point,
des jours tout à fait favorables,
d’autres moins,

les évènements depuis des décennies bousculent ma vie,
mettent en doute mes certitudes,
font voler mes prétentions,
construisent ma détermination équilibrée et harmonieuse dans un prélude.

Celui pour une nouvelle résistance aux flots des invitations à consommer pour jouir,
opposer réflexions et actions à ne pas détruire,
laisser aux générations futures la planète terre des ancêtres héritées,
conscient mais insatisfait d’avoir participé à cette exploitation sans vergogne de la nature, autant tacitement que par ignorance.

Éducation, formation et information, ensemble travaillées et pratiquées,

entreprendre droits et devoirs politiques l’ esprit ouvert, responsable et critique,

des rêves à la réalité les risques acceptés, face aux aléas rassembler pour partager, créer, innover contre l’anormal du local au mondial.

Octogénaire mais pas si vieux pour que cessent rôles et places d’aîné, dans la vie personnelle et publique, socioprofessionnelle et culturelle,
demeurer dans une conduite éthique,
fédérer des solidarités réelles, entre savants, nantis et va-nu-pieds, pour vivre des jours heureux.

Le droit isole, le devoir unit
être, se reconnaître et réaliser,
partager risques et intérêts communs,
construire la paix dans les diversités pour une communauté de destin,
des différences faire cet universel de dialogues inter civilisationnels dans des projets personnels et collectifs.

Le concours de tous nécessaire, impératif,
nos diversités sont nos richesses,
les migrations des choix libres.

Bannir l’exploitation des êtres humains
des animaux, de la terre,
les pollutions de l’air, des océans et mers,
métamorphoser nos valeurs démocratiques
pour relever les défis…

Résister.

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. »

« Le point de départ d’une civilisation était l’aide à quelqu’un en difficulté, signe de solidarité. » Margaret Mead*

Durant les quarante années de ma carrière professionnelle, j’ai produit des matériels, des biens, des services et j’ai surtout, égoïstement, profité d’un temps de paix en Europe, où « tout, ou presque, était et pouvait être entrepris. »

Retraité depuis la fin du millénaire précédent, et préparant les 20 prochaines années de ma deuxième carrière, me vient l’idée que le coronavirus, origine de la pandémie actuelle, pourrait être « la jambe cassée** » de nos sociétés Française, Européenne, Mondiale.

Je peux donc ou regarder ailleurs, ou m’engager dans un temps d’aide à « société en danger » afin qu’elle ne devienne pas une proie facile pour des prédateurs en alerte…, dont je serai, inévitablement, également victime !

L’accident, le coronavirus dans sa pandémie, forcément imprévue, mais qui, avec un peu de bon sens, aurait pu être considéré comme « possible », car depuis des décennies, nous avons appris que la nature a toujours produit des maladies : lèpre, peste, choléra, rage, tuberculose, rougeole, poliomyélite, grippe … contre lesquelles nos savants nous ont, en partie protégés et le plus souvent guéris, mais auxquelles les politiques n’ont pas su prêter d’intérêt (une par siècle s’ils oublient paludisme, sida, tuberculose… ce n’est pas demain) hors d’un temps de leur fonction et celle de leur réélection ?

Il est donc probable que dans les années, décennies, siècles prochains nous connaissions de pareilles situations de pandémie type coronavirus ou autres et donc, nous devons prendre du temps, demain, pour apprendre, comprendre, entreprendre et développer « l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles, et de l’humanité avec la biosphère** » dans une politique de prévention pour après-demain de notre territoire de vie personnel à l’ensemble de la planète.

Votre sentiment sincère : pensez-vous avoir envie d’abandonner ce que nous avons créé ces dernières décennies, toutes ces graines d’échanges semées ?

Nous devons reprendre ce travail solidaire dans un temps d’apprentissage, d’échanges, de réflexions et actions, qui nous permettrait d’avoir un objectif, aussi nécessaire qu’un phare l’est aux marins, celui de construire une société responsable et durable dans le monde d’après demain, celui de nos petits et arrière-petits-enfants ! Pour nos enfants il est déjà bien tard.

Et j’arrive à ma conclusion : si nous avons besoin de solidarité, il nous faut savoir la construire avec les raisons et objectifs d’une « communauté d’intérêts » personnels, professionnels, territoriaux, où chacune, chacun, participe dans des politiques humaines, sociales, économiques, culturelles, environnementales respectueuses de la biosphère, de meilleures répartitions et usages des biens communs.

Mon amitié, ma confiance dans la solidarité que nous avons créée, toujours forte de nos histoires personnelles et collectives, doit nous convaincre d’entreprendre ce travail pour une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre.

Je vous demande votre engagement quelques heures par mois, pour répondre à mon appel de constituer un groupe de travail dans ce blogue dédié.

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches et au grand plaisir de vous retrouver.

Pierre
retraité professionnel

* – Margaret Mead 1901-1978, anthropologue américaine. Une histoire pour l’ère du coronavirus. Le point de départ d’une civilisation est la solidarité,  ** **Margaret Mead a répondu que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un os de cuisse qui avait été brisé puis guéri.

** – Essai sur l’oeconomie Pierre Calame Editions CLM 2009

Isolé… il n’est jamais trop tôt

Isolé* … il n’est jamais trop tôt !

Dans ces temps difficiles et dangereux de confinement national, être isolé.e, est une peine augmentée, et je sais des milliers de personnes seules, mais aussi des foyers où femmes et enfants vivent des violences, sans possibilité de protection de leurs droits de citoyens que sont la sécurité, la dignité, la reconnaissance et les conditions de développement.

J’ai le grand bonheur d’être en bonne santé, autonome, une famille proche, j’habite la campagne avec un petit jardin, une dizaine de voisins et voisines, qui ne manquent pas de me questionner « as-tu besoin de quelque chose ? » lorsqu’ils.elles sortent, avec autorisation, pour les besoins indispensables.

Nos parents nous ont appris, lorsque nous croisions une personne, que nous passions devant une maison, à dire bonjour, à faire un petit signe, à s’arrêter pour échanger trois mots… les premiers apprentissages d’une vie de proximité.

On peut être isolé, mais partager des échanges tous les jours et au long des années.

Dans ce XXIe siècle d’abondance – voir de surabondance – pour une majorité des populations, il est pénible, mais admissible, qu’une personne soit délaissée, ou délaisse sa famille, ses amis, la société, pour incompatibilité d’humeur ou d’intérêt… par exemple.

Mais une personne délaissée par la société, au XXIe siècle, avec les moyens de communication, d’information, les engagements des élus du Gouvernement aux Maires des communes, auxquels s’ajoutent le plus souvent dans une grande disponibilité d’énergie, de volonté, ceux éthiques et responsables de plusieurs millions de femmes et d’hommes professionnels et/ou bénévoles… , c’est une situation, un état profondément regrettable.

Alors, dès aujourd’hui, en prévention d’une éventuelle, probable nouvelle catastrophe humaine, climatique, géopolitique, environnementale…, comment pouvons-nous améliorer demain, du local au mondial, par nos réflexions et actions d’apprentissages, par nos conduites de partages et d’échanges ?

Commençons par nous-mêmes, vous êtes intéressé.e par ce travail d’échanges en réciprocité pour préparer la construction d’une société où il fera bon vivre en paix, dans la meilleure maîtrise possible des connaissances, savoirs et expériences pour le plus grand nombre ? Appelez ou écrivez :

blog Bien Vieillir Longtemps : bienvieillirlongtemps.fr

Amitiés à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos proches

Pierre Caro

retraité professionnel

* isolée : personne, qui agit seule, qui n’appartient pas à un groupe, personne qui vit seule, souvent délaissée par sa famille, la société. Dictionnaire Larousse