Archives de catégorie : Solidarité

Les Cafés philo et les ateliers d’ExpressionS*

Dans notre monde en évolutions de plus en plus rapides et perturbantes, personne ne peut demeurer indifférent, et l’ambition de chaque citoyen.e doit être de chercher à apprendre pour comprendre et entreprendre, au moins sa vie, dans les meilleures conditions de responsabilités, de liberté, de dignité, d’équité et de solidarité.

Notre richesse commune est dans la tolérance de nos différences, de nos diversités de penser et d’agir pour nous-mêmes, pour et avec les autres, dans nos environnements de vie choisis ou imposés.

Sans nous exprimer, nous laissons péricliter les bénéfices des savoirs et expériences que nous possédons toutes et tous, quels que soient notre âge, notre situation personnelle, professionnelle, sociale, économique, culturelle … .

De tout temps des savants, des philosophes, des maîtres à penser, d’autres, ont développés des intuitions, des idées générales parfois géniales, autant que particulières ou spécifiques, aussi difficiles à contester qu’à valider, aboutissant à une multitude de savoirs, de données, de théories et d’études difficiles qui mettent le citoyen.e, parfois, dans l’incapacité de choisir face au surplus d’informations, à la rapidité des communications, à la complexité des situations, dans toutes les composantes de la société, du territoire au monde.

Philosopher serait développer « l’amour de la sagesse », les questionnements, clarifier ses pensées, les connaissances à propos de l’existence de l’homme, c’est ce que je pense avoir compris, mais… je ne demande qu’à apprendre.

Dans un atelier d’ExpressionS, nous partons d’une idée, d’un fait, d’une situation personnelle, réelle, vécue que nous voulons échanger, parfois avec quelques difficultés, imperfections, ignorances, pudeur même, pour que la réciprocité nourrice notre compréhension afin d’approcher une ou quelques propositions qui pourront aller vers le mieux, ou le moins mauvais pour soi, pour une communauté de destin. Nous nous nourrissons de nos vécus.

Pour mener à bien mon idée de faire de mon temps de retraite une seconde carrière, j’ai développé les échanges réciproques de mes savoirs, expériences, ignorances, réussites comme échecs (ils sont souvent les meilleurs enseignements) envies, passions, espoirs… Je ne suis pas certain que des études de philosophie m’auraient amené au bonheur d’avoir, à ce jour, vécu cette première mi-temps de retraite 1997-2020, en tentant de susciter un mouvement citoyen visant à mettre en valeur les rapports entre quatre, cinq générations ; à changer les regards sur la société, sur le monde du travail qui demeure, même et surtout pour les retraités, un lien social et de formation permanente ; sur les différences humaines, sociales, politiques, économiques… dans le métissage des populations, de leurs cultures, pour la construction de la paix, le bien vieillir longtemps, car si cette volonté n’existait pas, je serais sans espoir d’une vie meilleure pour mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, pour les plus jeunes générations. Que je sois considéré, ou non, comme aîné, senior, vieux, ancien … m’importe aucunement, je souhaite que ma famille, mes amis, soient heureux que nous vivions ensemble. « Ainsi va le monde » comme l’écrit mon ami Didier Martz philosophe. « Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours » a écrit Alfred de Musset

Vos critiques, remarques, suggestions, conseils … nourriront mon travail de retraité professionnel Merci.

Je demeure à votre disposition.

Pierre

* le E et le S volontairement

Partager pour nous enrichir

Vous savez mon engagement de retraité professionnel depuis quelques mois, pour l’ouverture d’un centre de réinsertion des personnes emprisonnées pour une longue peine. Cette initiative veut créer un lieu en milieu rural pour accueillir des volontaires pour un retour dans la société par un sas d’intégration d’un an. Ce lieu est voisin de mon habitation. www.fermedekermadeleine.com

La ferme de Moyembrie fonctionne depuis 20 ans fermedemoyembrie.fr

Voici mes dernières lignes suite à notre rencontre du week-end.

Les cassures de vie ne sont ni faciles ni aisées à aborder, et souvent, moins encore, à réparer. Pourtant elles appartiennent au parcours de chaque citoyen* comme à la gouvernance des États, des régions, des territoires. Nous nous étions fixé un temps de rencontre pour apprendre en échangeant nos idées, nos savoirs, nos expériences, nos engagements personnels et collectifs, nos certitudes et nos doutes, nos espoirs nos craintes, voir nos peurs. Mais nous avions également comme intention de pré-construire quelques propositions, d’émettre quelques objectifs et projets en matière de réinsertion de personnes dans notre commune, quasi en qualité de voisins, en fin de longue peine de prison. Dans notre pays démocratique des Droits de l’homme, ces personnes condamnées par la justice de notre pays à effectuer une peine d’emprisonnement de longue durée, doivent retrouver leurs droits, leur liberté de penser et de s’exprimer à la fin de leur peine. Tout comme après un grave accident ou une longue maladie, lorsque nous sommes éloignés de la société qui continue d’évoluer, un temps de convalescence est nécessaire, indispensable afin de retrouver ou reconstruire nos repères. Le programme de Ker Madeleine offre un lieu ouvert sur le milieu rural pour retrouver un équilibre au sein d’un groupe structuré, organisé dans un encadrement professionnel adapté pour une réaptitude progressive au travail, à la responsabilité, aux respects des relations à soi-même et aux autres, aux lois, règles, usages… en vigueur dans la société du XXIe siècle. Dans ce temps, semblable à une « convalescence », pour continuer le parallèle fait avec la maladie, le rétablissement sera d’autant mieux réussi qu’il aura été favorisé par les relations avec les voisinages. Tout pareil comme la famille et les amis rendent visite, nous devrons être présents pour un rétablissement réussi.
Pierre retraité professionnel
* citoyen et citoyenne pour l’ensemble du texte

Petite histoire personnelle

Mes amis

Je suis engagé auprès du Groupe Compte Carbone : www.comptecarbone.org, Contact@comptecarbone.org. Pierre Calame a mieux précisé comment organiser les quotas échangeables dans son livre de 2018 « Petit traité d’oeconomie ». En janvier 2020, il a affiné le processus dans son livret « l’allocation à tous de quotas négociables ». Les Assises du Compte Carbone se réunissent durant 8 jeudis de 18 heures à 20 heures. Prochaine le jeudi 4 mars. Ouvert à toutes et tous, gratuit, rejoignez-nous.

Suite à la 3e rencontre jeudi 25 février 2021, voici quelques lignes pour échanger.

Petite histoire personnelle

Je suis né parfait … (18 avril) et ma vie a commencé à la première inspiration d’air dans mes poumons. Ce travail a mis en état de fonctionnement quelque quarante mille milliards de cellules qui se sont entendues pour gérer des milliers de réactions chimiques à la seconde (1). Je reconnais avoir la grande chance d’aucune anomalie dans ce fonctionnement… depuis 82 années.

Comment ma vie de retraité peut participer au bien-être de mes enfants, petits et arrière-petits-enfants, à celle des générations futures.

L’Organisation des Nations Unies propose 17 Objectifs de développement durable à réaliser avant 2030. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l’humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples … C’est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Je me rends compte combien il m’est difficile de donner une priorité, incapable que je suis de les entreprendre tous faute de connaissances, d’expériences, d’intérêt personnel parfois, de mes environnements de vie…

Trois éléments : l’air, l’eau, la terre ; et trois conditions d’environnement : lumière, température, et relations aux autres, me semblent indispensables, nécessaires et obligés… en fait, des « biens communs » dont chacun et tous sommes propriétaires de leur usage et entretien dans les meilleures conditions possibles de développement.

Je vais donc continuer d’assumer mes responsabilités de citoyen retraité, en m’interdisant de polluer, l’air, l’eau, le sol de mon jardin, en aérant et laissant la lumière pénétrer ma maison, en limitant à 18 degrés la température et porter un pull-over, si besoin.

En équilibrant mes mode, condition et environnement de vie dans l’harmonie de mes relations familiales et amicales, de mes loisirs et repos, et dans un temps de travail sur les rôles et places possibles des retraités dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés… « Bon Dieu… mais c’est bien sûr ! » comme disait le commissaire Bourel (2)… je vais apporter ma modeste contribution à promouvoir la prospérité en protégeant la planète, en participant à lutter contre la pauvreté, en accompagnant à la bonne santé pour bien vieillir longtemps, en aidant à l’éducation et la formation, en défendant les protections sociales et la dignité du travail pour tous, en même temps que l’égalité des chances, la justice et la paix.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos environnements de vie … et vivez pour une passion, une envie, un projet de retraite qui soit choisi, appris, compris et entrepris avec bonheur… c’est le meilleur vaccin que j’ai trouvé contre un vieillissement trop rapide.

Amitiés … et à votre disposition pour des échanges de bonnes pratiques …

Pierre
retraité professionnel

(1) GIORDAN, André, Le corps humain, la première merveille du monde, Lattés, 1999.

(2) Raymond Souplex dans Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée 1958-1973.

Carrière, retraite et long vieillissement

Au cours de ces vingt premières années de retraite, je pense avoir compris qu’un lien insécable existe entre le déroulement de la carrière qui détermine les conditions de la retraite, celles-ci engendrent, en partie, l’état physique, intellectuel et moral d’envie de vivre bien et longtemps citoyen.e responsable dans la société. Un accident est toujours un aléa possible.

Retraité, j’ai souhaité demeurer intégré au monde du travail en qualité de professionnel, bénévole, apprenant permanent, dans un travail déontologique (devoir) et éthique (comportement) pour mes engagements choisis, appris et entrepris en retraité citoyen responsable.

Or les effets de la pandémie, que nous connaissons depuis 2019, bouleversent nos conditions de vie familiale et amicale, de loisirs et repos, du monde du travail.

Nos parents pouvaient choisir de profiter des bénéfices de leur carrière pour quelques années de retraite dans un temps de repos bien mérité. S’ils étaient la seule génération en situation de retraite, aujourd’hui les retraités, le plus souvent, ont leurs parents, parfois, et de plus en plus, leurs grands-parents (surtout leurs grands-mères). Nous pouvons espérer notre dernier tiers de vie 60/90 ans possible, 65/100 ans et plus probable demain … en bonne santé et autonomes pour une grande majorité d’entre nous.

Nous ne pouvons pas vivre heureux sachant que nos enfants, petits-enfants réalisent leur carrière dans un monde du travail profondément touché et désorganisé par la pandémie depuis 2019. Les bouleversements humains, économiques, sociaux, de droits au travail, de santé, d’habitat, d’alimentation, d’habillement, d’éducation et formation, culturels, d’environnements … les moyens de subsistance et de bien-être sont en grandes difficultés.

Gouvernements, chefs d’entreprises, travailleurs de tous niveaux hiérarchiques, société civil – à laquelle nous appartenons en qualité de retraités- avons une place et un rôle essentiels pour garantir la sécurité des personnes, la viabilité des entreprises et des emplois, le bien vivre en commun.

Janvier 2021, 93 pour cent des travailleurs à travers le monde habitent dans des pays dans lesquels la fermeture des lieux de travail persiste sous une forme ou sous une autre. Les prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) d’octobre 2020, on s’attend à une baisse persistante de 3 pour cent des heures de travail en 2021 si l’on compare au quatrième trimestre 2019, ce qui équivaut à 90 millions d’emplois à temps plein Chiffres OIT.

Le monde du travail se modifie par les pertes massives d’emplois dans les secteurs les plus touchés (par exemple les activités d’hébergement et de restauration, les arts et spectacles, le commerce et la construction) et la croissance positive de l’emploi est évidente en ce qui concerne les secteurs des services hautement qualifiés (par exemple l’information et la communication ainsi que les activités d’assurances et financières). Les pertes en «revenus du travail après les mesures de soutien» ont été relativement plus importantes pour les jeunes travailleurs, les femmes, les travailleurs indépendants ainsi que pour les travailleurs faiblement ou moyennement qualifiés.

Nous sommes une grande majorité de retraités.es, engagée dans les associations, organisations qui développons des activités bénévoles d’accompagnements dans tous les domaines de la vie de société.

Nous devons demeurer engagés pour soutenir une reprise économique qui soit robuste et élargie, ciblée sur l’emploi, le revenu, le droit du travail et le dialogue social, c’est-à-dire une reprise centrée sur les femmes et les hommes de tout pays, car c’est ensemble que nous réussirons une société de paix et de bonheur pour le plus grand nombre, sans quoi ! ! ! je n’ose penser autrement.

Je suis convaincu que nous ne pouvons nous développer qu’en apprenant pour nous donner les capacités et moyens de choisir nos modes, conditions et environnements de vie.

Je vous propose un atelier citoyens pour apprendre ensemble par nos échanges de savoirs et d’expériences, afin de demeurer des acteurs de propositions à construire avec les générations plus jeunes. Ils sont notre raison d’envie de vivre … dans nos vieux jours.

Vous pouvez me contacter quand vous le souhaitez, ou pouvez. Merci.

Pierre Caro retraité professionnel, retraite et long vieillissement 02 28 54 94 76 ; pierrecaro@aol.com.

Le territoire : une première valeur !

L’Association A6 engagée auprès du groupe de travail Compte Carbone www.comptecarbone.org, invite les personnes intéressées à rejoindre les rencontres en visioconférences, la première le 11 février à 16h, que nous démarrons avec une première séance de 16 à 17h30 (les huit jeudis suivants seront 18-20h). Cette première séance lancée par Pierre Calame réunira Jean Jouzel (glaciologue et climatologue, ancien vice-président du GIEC), Christian de Perthuis (fondateur de la chaire Économie du climat, auteur du « Tic-tac de l’horloge climatique »), Corinne Le Quéré (climatologue, présidente du Haut Conseil pour le Climat), Arnaud Leroy (président de l’ADEME) et Jérôme Boutang (directeur général du Citepa). Les intervenants répondront en direct sous l’animation d’Olivier Pastor et répondront aussi aux questions du Forum qui suivra.

Le fil conducteur de ces débats est la question de garantir le respect de l’Accord de Paris 2015 en sélectionnant les dispositifs capables d’engagement de résultat. Notre mécanisme de quotas individuels nous parait le mieux placé, à discuter…

Inscrivez vous à partir de www.comptecarbone.org

Échangeons pour partager afin de multiplier nos richesses pour apprendre, comprendre et entreprendre sur notre territoire de vie.

Pierre

Changement, transformation ou/et métamorphose ?

S’il est un fait qui a bouleversé le monde tout autant que les événements les plus tragiques que nous connaissions de l’histoire, c’est la pandémie du Covid-19, 2019-2020 …

La seule certitude que je m’accorde, en matière de santé, c’est de penser qu’octogénaire je me porte physiquement, psychiquement et mentalement bien pour entretenir, voir développer mes relations, mes activités professionnelles et de loisirs, et demeurer autonome. Pour dire que j’ignore tout des virus et autres éléments des maladies, je fais confiance aux professionnels.les.

Lorsque les enfants grandissent nous disons couramment qu’ils changent ; ados, ils se transforment. Durant notre vie d’adulte, au long d’une carrière professionnelle, en principe, nous évoluons !

L’entrée en situation de retraite nous métamorphose, de professionnel.le, en général, on devient, et nous n’avons aucun recours, sexagénaire, puis, régulièrement, septuagénaire, octogénaire, nonagénaire et centenaire, voir super centenaire* … le nombre des années passées serait devenu plus important que les meilleurs diplômes, expériences ou richesses absolument pas indispensables pour continuer la vie.

Devenu papillon en 1997, je ne me suis pas attardé sur mon passé. Trente, quarante années et plus pouvaient m’être offertes si je prenais soin de ma santé, des bonnes relations aux autres, et si, par mon travail, je développais mes moyens et capacités de choisir mes modes, conditions et environnements de vie.

Je pouvais cesser de ramper, je volais et découvrais que personne ne me demandait mon âge lorsque j’expliquais ma deuxième carrière en qualité de retraité professionnel, chercheur autodidacte pour construire « le long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés »

En fait je suis ce que je fais … et serai, peut être vieux, senior, âgé ou autre seulement à mon dernier jour.

Il me suffit de partager mes engagements professionnels responsables, solidaires et durables pour les multiplier au profit du plus grand nombre, pour une société mondiale de paix et de bonheur.

Changement, transformation, ou/et métamorphose, si les mots ont leur importance, les partager doit nous éviter bien des maux.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

– quelques notes de lecture

*En France, 8000 centenaires ont souhaité l’entrée dans le troisième millénaire, ils ont donc connu les IXXe, XXe et une partie du XXIe siècle. Ils étaient une centaine en 1901 ! Après 110 ans, ceux que l’on appelle les « supercentenaires » sont quasiment tous des femmes. En 2019, il y avait 21.000 centenaires en France, en 2070, nous pourrions en compter 270 000.

Gouvernance par les nombres. Alain Supiot

Bonjour

Vous trouvez ci-dessous quelques lignes d’une intervention de l’un de mes anciens professeurs, que vous connaissez tous, Alain Supiot, à propos de la gouvernance par les nombres.

Pour mon travail de retraité professionnel par exemple « sur les conséquences du long vieillissement en France » : 1,5 million de plus de 85 ans en 2020, 4,5 millions en 2050, (60 % souhaitent rester au domicile) ; 151 millions de plus de 80 ans ; 21000 centenaires aujourd’hui, 200 000 en 2060. L’Union Européenne en 2060, 517 millions, d’habitants 61 million de plus de 80 ans… En 2012, 316 000 centenaires dans le monde, ils pourraient être plus de 3 millions en 2050 (extrait ONU)

Comprendre ces chiffres qui se veulent garants de la réalité et se proposent comme levier de l’action, m’invite à travailler sur le nombre de professionnels à former, d’établissements, de lits, de cuisines, de mobiliers… à prévoir pour entrer dans « la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que dans l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social » Alain Supiot

Etes-vous dans des situations différentes dans vos spécialités ?

Échanger nous enrichira tous pour que nous demeurions responsables d’une société durable dans la paix… à construire.

France culture Débat 1

Depuis six mois, nous vivons au rythme des indicateurs chiffrés qui mesurent la circulation du Covid-19 en France. Nos dirigeants les commentent afin d’expliquer et de faire accepter les mesures qui s’imposent. Mais cette rentrée a été aussi marquée par la polémique au sujet des chiffres de la délinquance. Alors, les nombres sont-ils devenus la clé de toute décision ? Comment modifient-ils l’art de gouverner ? Pouvons-nous les critiquer ?

La gouvernance par les nombres » Qu’entendez-vous par là ?2

Alain Supiot3 : Nous sommes les héritiers d’une tradition juridique et politique, qui fait dépendre la paix entre les hommes de ce que la Déclaration universelle de 1948 nomme un « régime de droit ». Dans un tel régime, c’est la soumission de tous à une loi commune qui garantit la liberté de chacun. En démocratie, tous les citoyens doivent pouvoir participer à l’élaboration de cette loi, qui repose donc sur la souveraineté du peuple et non sur celle d’un Dieu ou d’un monarque.

Ce modèle d’un « gouvernement par les lois » a commencé d’être remis en question lorsque, observant les sociétés humaines comme des objets mesurables et quantifiables, on a cru pouvoir identifier les lois scientifiques de leur fonctionnement. Ces « lois de la nature » sont censées échapper à la délibération démocratique. Les régimes qui ont ainsi prétendu se fonder sur la biologie (lutte des races) ou sur l’économie (socialisme scientifique) ont aboli l’État de droit et cherché à normaliser les comportements, chacun devant agir conformément à son être biologique ou économique supposé.

Depuis quarante ans, c’est le néolibéralisme qui entend à son tour, sur toute la surface du globe, soumettre le droit à un « ordre spontané du marché », fondé sur des calculs individuels d’intérêts qui échappent au débat démocratique. Lorsqu’un système dogmatique perd son ancrage dans la réalité, il est condamné à rencontrer sa limite catastrophique. Ce fut le cas de l’Union soviétique, qui a soumis le droit à la mise en œuvre du « Gosplan », chargé de planifier les objectifs économiques. Elle s’est effondrée lorsque l’écart entre le monde réel et sa représentation chiffrée est devenu intenable.

Echanges avec le quotidien La Croix

Les opérations de quantification reposent toujours sur des opérations de qualification. Avant la production d’un nombre, il faut toujours s’interroger sur la représentation chiffrée de la réalité. Il peut aussi y avoir un divorce entre les deux. Alain Supiot 

A tous les niveaux de gouvernance, on compare les choux et les carottes. La question de la comparabilité des chiffres est centrale, notamment dans le contexte actuel. Nadia Maïzi (Directrice du Centre de Mathématiques Mines Paris Tech)

Il y a un enjeu assez important pour l’INSEE : la littératie statistique, c’est-à-dire la compréhension que les citoyens ont des chiffres. On tente de moderniser et de rendre plus accessible notre communication par des actions à tous les niveaux. Mais il y a un dilemme entre une demande de simplicité et la volonté d’obtenir une information complètement descriptive. Didier Blanchet (Insee)

Mes amis, si vous avez un moment, aider moi àpprendre en échangeant vos connaissances, expériences… Merci

1France Culture émission Le temps du débats https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/quels-chiffres-pour-gouverner

2Question de Béatrice Bouniol, de « La Croix »

3 Alain Supiot – Juriste, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire «État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités», fondateur en 2008 de l’Institut d’études avancées de Nantes,

Partage éthique et responsable par une métamorphose volontaire

Après plus de 20 années de réflexions et actions menées sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, «  je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » Montaigne.

J’étais persuadé de faire progresser mon projet de retraité professionnel dans les mises en place d’ateliers citoyens de réflexions et d’actions pour apprendre à bien vieillir mes trente, quarante, voir plus, années de retraite possibles. Déception !

L’évolution démographique du passage de 7 à 9 milliards d’habitants sur la terre en 2050 (Insee), et le réchauffement actuel de 98 % du globe depuis la révolution industrielle du XXe siècle (Revue Nature), étaient deux bases de travail de mes connaissances, même à quelques millions d’habitants, au dixième de degrés près.

La pandémie de la Covid-19 actuelle (qui a montré égoïsme et narcissisme, mais dont je ne veux retenir que les actions humaines remarquables de femmes et d’hommes, professionnels ou non, qui se sont volontairement engagés, voire confinés avec les personnes dépendantes durant plusieurs semaines) les catastrophes naturelles ( incendies, ouragans, inondations… ) celles provoquées par les hommes (pollutions, destructions…) les violences faites aux plus faibles (enfants, femmes, personnes en difficulté…) et les conflits guerriers (territoires et religieux…) … ont bousculé mon travail sur les conditions favorables à un long temps de vieillissement.

Je dois tenir davantage compte des aléas environnementaux, mieux comprendre, m’approprier et partager mon territoire de vie, mieux gérer les ressources naturelles et celles produites, toujours mieux maîtriser mes consommations, développer mes savoirs et expériences si nécessaires et indispensables pour vivre et agir ensemble dans mes choix, mes droits et devoirs de citoyen.

En fait, je dois développer les principes de base de la prévention : La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies donne pour définition d’une catastrophe la « rupture grave du fonctionnement d’une communauté ou d’une société impliquant d’importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources » ONU SCRRE.

Je dois donc, toujours remettre en construction mes convictions et certitudes pour apprendre à bien vieillir longtemps en créant, innovant, inventant les conditions de vie saines, agréables, fraternelles, solidaires dans une conduite équitable, éthique et responsable partagée… et surtout continuer à apporter ma goutte d’eau, comme le colibri, pour la construction d’une vie de paix entre quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Je veux être aux côtés de ceux qui avancent vers un monde meilleur.

« Je veux un monde où chacun peut mener une vie saine et productive, quel que soit son identité ou son lieu de vie. J’ai la conviction qu’un engagement mondial pour le développement durable, partie intégrante des Objectifs de développement durable, est une chance unique d’agir sur les facteurs sociaux, économiques et politiques déterminants de la santé et d’améliorer la santé et le bien-être de chacune et chacun, partout dans le monde…. Nous avons besoin d’une OMS – adaptée au XXIe siècle – appartenant à tous de manière équitable. Nous avons besoin d’une OMS dotée de ressources adéquates, axée sur les résultats, et qui met l’accent sur la transparence, la responsabilité et tire le meilleur parti de ses ressources financières. » Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directuer général de l’OMS, août 2020.

Revenant à Montaigne, si « La philosophie est la science qui nous apprend à vivre » alors philosophons… et métamorphosons-nous … mais ensemble.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

L’Alliance

L’alliance

Elle est en premier état un acte d’union, de fédération, voire de confédération, à deux ou plus nombreux ; elle naît souvent de l’amitié, ce sentiment aussi doux que terrible.

Elle est partie intégrante de ma formation tout au long de ma vie par les échanges de savoirs, d’expériences, de réussites et d’échecs, de passions et parfois… d’amertumes que je veux surmonter.

Elle est la raison de chacun de mes engagements -de père, grand, et arrière-grand-père, de citoyen- depuis 25 années dans la situation particulière de retraité, personne âgée.

Mon travail sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, en relative bonne santé et autonomes pour une majorité d’entre nous (au moins pour les prochaines décennies), et mes engagements pour réduire l’accroissement des différences entre ceux en situation de confort, voir plus, au profit de ceux en manque de tout et sont perturbés par la pandémie de la COVID-19 et les variations climatiques.

Je suis engagé, l’Association A6, auprès de l’Association Climat Chance, depuis la rencontre de Nantes, 26-28 septembre 2016, pour apporter ma contribution à la déclaration des acteurs du climat, « Renforcer l’action concrète pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de l’Accord de Paris ». Je participe aux visioconférences mises en place.

Face à la COVID-19, je pratique la responsabilité du bon sens. Ma maison est une maison ouverte, sur une grande campagne, chacun.e assume… c’est le souhait, depuis janvier aucun souci et je reçois chaque semaine plusieurs personnes individuelles ou groupées, de France, de Chine, d’Afrique, des Etats-Unis… demain, jeudi, j’attends deux familles guinéennes pour quelques jours…

Peut-être que demain ! ! ! Mais en osant paraphraser Robert Louis Stevenson1 « la fiction est à l’adulte ce que le jeu est à l’enfant » j’écris : quand ma vie s’accorde en responsabilité et solidarité au point de me livrer de tout mon cœur, quand chaque jour m’enchante et qu’il me plaît de l’évoquer, de m’attarder sur mes souvenirs, « la fiction s’appelle roman de l’aventure » c’est celui dont je veux partager l’objectif avec les générations plus jeunes, dans les « métamorphoses de la responsabilité et contrat social » pour reprendre le dernier ouvrage de Pierre Calame, Edition CLM, 2020.

« L’Alliance pour des sociétés responsables et durables » demeure, pour moi, un outil de construction nécessaire et indispensable pour les vingt prochaines années 2020-2040… je serai centenaire !

Je demeure à votre disposition,

Pierre
retraité professionnel

118501894 écrivain écossais et un grand voyageur, célèbre pour ses romans L’Île au trésor (1883L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).

Pour l’après demain… résister !

Pour l’après demain… résister !

Hier j’ai vécu des rencontres remarquables,
d’autres point,
des jours tout à fait favorables,
d’autres moins,

les évènements depuis des décennies bousculent ma vie,
mettent en doute mes certitudes,
font voler mes prétentions,
construisent ma détermination équilibrée et harmonieuse dans un prélude.

Celui pour une nouvelle résistance aux flots des invitations à consommer pour jouir,
opposer réflexions et actions à ne pas détruire,
laisser aux générations futures la planète terre des ancêtres héritées,
conscient mais insatisfait d’avoir participé à cette exploitation sans vergogne de la nature, autant tacitement que par ignorance.

Éducation, formation et information, ensemble travaillées et pratiquées,

entreprendre droits et devoirs politiques l’ esprit ouvert, responsable et critique,

des rêves à la réalité les risques acceptés, face aux aléas rassembler pour partager, créer, innover contre l’anormal du local au mondial.

Octogénaire mais pas si vieux pour que cessent rôles et places d’aîné, dans la vie personnelle et publique, socioprofessionnelle et culturelle,
demeurer dans une conduite éthique,
fédérer des solidarités réelles, entre savants, nantis et va-nu-pieds, pour vivre des jours heureux.

Le droit isole, le devoir unit
être, se reconnaître et réaliser,
partager risques et intérêts communs,
construire la paix dans les diversités pour une communauté de destin,
des différences faire cet universel de dialogues inter civilisationnels dans des projets personnels et collectifs.

Le concours de tous nécessaire, impératif,
nos diversités sont nos richesses,
les migrations des choix libres.

Bannir l’exploitation des êtres humains
des animaux, de la terre,
les pollutions de l’air, des océans et mers,
métamorphoser nos valeurs démocratiques
pour relever les défis…

Résister.