Partage éthique et responsable par une métamorphose volontaire

Après plus de 20 années de réflexions et actions menées sur les conséquences d’un long vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés, «  je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » Montaigne.

J’étais persuadé de faire progresser mon projet de retraité professionnel dans les mises en place d’ateliers citoyens de réflexions et d’actions pour apprendre à bien vieillir mes trente, quarante, voir plus, années de retraite possibles. Déception !

L’évolution démographique du passage de 7 à 9 milliards d’habitants sur la terre en 2050 (Insee), et le réchauffement actuel de 98 % du globe depuis la révolution industrielle du XXe siècle (Revue Nature), étaient deux bases de travail de mes connaissances, même à quelques millions d’habitants, au dixième de degrés près.

La pandémie de la Covid-19 actuelle (qui a montré égoïsme et narcissisme, mais dont je ne veux retenir que les actions humaines remarquables de femmes et d’hommes, professionnels ou non, qui se sont volontairement engagés, voire confinés avec les personnes dépendantes durant plusieurs semaines) les catastrophes naturelles ( incendies, ouragans, inondations… ) celles provoquées par les hommes (pollutions, destructions…) les violences faites aux plus faibles (enfants, femmes, personnes en difficulté…) et les conflits guerriers (territoires et religieux…) … ont bousculé mon travail sur les conditions favorables à un long temps de vieillissement.

Je dois tenir davantage compte des aléas environnementaux, mieux comprendre, m’approprier et partager mon territoire de vie, mieux gérer les ressources naturelles et celles produites, toujours mieux maîtriser mes consommations, développer mes savoirs et expériences si nécessaires et indispensables pour vivre et agir ensemble dans mes choix, mes droits et devoirs de citoyen.

En fait, je dois développer les principes de base de la prévention : La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies donne pour définition d’une catastrophe la « rupture grave du fonctionnement d’une communauté ou d’une société impliquant d’importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources » ONU SCRRE.

Je dois donc, toujours remettre en construction mes convictions et certitudes pour apprendre à bien vieillir longtemps en créant, innovant, inventant les conditions de vie saines, agréables, fraternelles, solidaires dans une conduite équitable, éthique et responsable partagée… et surtout continuer à apporter ma goutte d’eau, comme le colibri, pour la construction d’une vie de paix entre quatre, cinq générations, dans un monde où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

Je veux être aux côtés de ceux qui avancent vers un monde meilleur.

« Je veux un monde où chacun peut mener une vie saine et productive, quel que soit son identité ou son lieu de vie. J’ai la conviction qu’un engagement mondial pour le développement durable, partie intégrante des Objectifs de développement durable, est une chance unique d’agir sur les facteurs sociaux, économiques et politiques déterminants de la santé et d’améliorer la santé et le bien-être de chacune et chacun, partout dans le monde…. Nous avons besoin d’une OMS – adaptée au XXIe siècle – appartenant à tous de manière équitable. Nous avons besoin d’une OMS dotée de ressources adéquates, axée sur les résultats, et qui met l’accent sur la transparence, la responsabilité et tire le meilleur parti de ses ressources financières. » Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directuer général de l’OMS, août 2020.

Revenant à Montaigne, si « La philosophie est la science qui nous apprend à vivre » alors philosophons… et métamorphosons-nous … mais ensemble.

Amitiés à toutes et tous

Pierre

retraité professionnel

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